Conseils de Quartiers : la démocratie participative en marche ?

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 Lundi 15 Septembre 2014

Depuis plus de 20 ans maintenant, les différentes municipalités qui ont dirigé notre ville, n’ont eu de cesse de mettre l’accent sur la participation citoyenne aux actions municipales. En donnant aux habitants que nous sommes un espace d’expression et éventuellement par les contributions apportées, un rôle dans la prise de décision. Beaucoup sont ressortis déçus de ses manifestations participatives, car dans bien des domaines, les revendications et les avis sont restés lettres mortes. Ce fut le cas pour le conseil de développement dernier lieu d’expression en date, mis en place sous l’ère Charrier et abandonné à la veille des municipales de 2008. Pendant le mandat de Bernard Genin, la démocratie participative était également au programme mais a eu beaucoup de peine à émerger. C’est avec difficulté que le maire pouvait rencontrer des habitants lors de ses visites de quartier, ceux-ci faisant souvent défection. . Pourtant dans notre monde de l’information, jamais les habitants n’ont eu autant envie qu’on les écoute, qu’on prenne en compte leurs remarques, n’ont jamais autant eu l’envie d’être des acteurs de la prise de décision qui bien sûr, en finalité, incombe aux élus.

Avec le dernier changement de municipalité, la volonté de donner la parole aux habitants et surtout de mesurer quelles sont vraiment leurs préoccupations s’est traduite par la mise en place de conseils de quartiers. Volonté affichée ou réel engagement ? La petite histoire Vaudaise nous dira dans quelques mois le constat qui peut être fait et nous ne manquerons de vous faire partager notre analyse. En attendant nous pouvons quand même formuler quelques remarques.

La semaine qui s’achève a vu l’installation d’un second conseil de quartier avec une affluence record : la Grappinière et le Petit Pont se sont mobilisés mercredi comme jamais. Par curiosité ou par réelle attente ? Plus de 50 habitants étaient présents (on se rappelle des réunions annuelles de B Genin qui ne drainaient souvent pas plus de 8-10 personnes) démontrant, après les habitants du Village la semaine précédente, que la participation citoyenne est possible et que beaucoup souhaitent s’impliquer pour être acteur dans la vie de leur ville. La présence massive des habitants est importante car les conseils de quartiers peuvent également jouer un rôle déterminant pour l’élaboration d’un dialogue entre les différentes couches de la population.

Mais malheureusement, la politique politicienne n’est jamais bien loin. C’est regrettable que certains, plutôt que songer à la réussite de cette action municipale, s’attachent déjà à manœuvrer pour la faire capoter. Des agitateurs polémistes de l’ancienne majorité ont tenté, au sein de ces nouvelles instances dédiées à la participation des habitants, de faire entendre des propos quelques peu interrogateurs. Et tout cela fut amené avec un culot incroyable ou les 6 ou 7 militants communistes et Front de Gauche présents se sont attachés à réécrire l’histoire récente. Ainsi l’équipe actuelle a été accusé pendant le conseil de quartier du village de :

  • Vouloir bétonner le quartier,
  • Ne pas construire d’école,
  • Ne pas créer de place en crèches,
  • Ne pas créer d’activité économique,
  • Etc…

Démarche surprenante s’il en est quant on sait que pendant plus de 80 longues années ce sont eux qui avaient tous les leviers de la réalisation. Attention l’amnésie peut nuire gravement à la santé.  Heureusement, la consultation de notre blog à travers ses écrits permettra de se souvenir de ce que nous aurions pu apparenter à une stratégie :

  • La démolition systématique du cœur du village destinée à « casser le bastion » comme disait les anciens élus,
  • La défiguration de ce que fut l’âme du cœur historique de Vaulx-en-Velin ; l’immeuble Le Savarin est un exemple de ce qui a été accepté en termes de construction ?
  • La démolition en 1981 du château des Durand-Smet par pur idéologisme,
  • Le projet de l’ancienne municipalité faire de Vaulx-en-Velin une simple continuité de Lyon et Villeurbanne annonçant l’absorption programmée de notre ville,
  • L’oubli de ce qui est le cœur de la mission d’une ville : les écoles, et les crèches,
  • L’oubli même du minimum vital pour les enfants : avoir une classe propre et en état !

Bref, nous n’en dirons pas plus, les faits parlent d’eux même et le choix des électeurs en est une conséquence. Le jeu politique et son expression ne nous choquent pas en soi. Rien d’anormal à ce que des membres de chaque parti participent à cet acte démocratique en donnant leur avis comme tout un chacun peu le faire et aucun sujet n’est tabou. Quant quelque chose provoque un mécontentement mieux vaut en parler. Les non-dits sont souvent sources d’incompréhensions. Rien d’anormal à ce qu’ils viennent au contact des citoyens pour mesurer la température et peaufiner leurs futurs programmes électoraux, la proximité ne nuit pas, au contraire la confrontation d’idée peut être une richesse. Il est peut être l’heure de rassembler au lieu de diviser car il ne faut pas oublier que tapis dans l’ombre des querelles intestines se cache l’éminence d’un tout autre programme. Celui que tout le monde dénonce et rejette de ses vœux mais qu’en finalité des prises de positions border line alimentent.