Mise en route inégale des conseils de quartier

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lundi 20 octobre 2014

La mise en place des conseils de quartier suit son bonhomme de chemin, avec plus ou moins de difficultés selon les secteurs. Apaiser la ville en donnant la parole et des responsabilités à ses habitants est une nouveauté. Certains considèrent même qu’il faut croire au miracle pour espérer les voir fonctionner au-delà de la volonté de respecter les engagements de la campagne électorale.

Si côté Village et Grappinière – Petit Pont, sans être encore en vitesse de croisière, les bureaux sont constitués et les coprésidents nommés (M. Blaudin de Thé au Village et Mme Tribolet à la Grappinière – Petit Pont, les réunions s’enchainent sous le haut patronage de leurs Présidents. La mise en place des autres conseils, démarrés plus tardivement cependant, balbutie quelque peu quand ce n’est pas un accouchement avorté pour le dernier en date qui a eu lieu le 15 octobre au Sud/la Tase (Le nord du sud pour les connaisseurs).

En effet dans ce quartier, la soirée consacrée à l’élection du bureau et du président n’a pas pu être menée à son terme. Les élections ont finalement été annulées dans la cacophonie générale et la trentaine de personnes présentes ce soir-là a quitté la salle quelque peu dépitée. Il faut dire que l’adjointe de quartier qui devait animer la réunion et les élections a totalement été dépassée. Un manque de préparation combiné à une méconnaissance totale de la charte et du règlement du conseil a eu pour conséquence des débordements et des flottements amenant à l’élection d’un bureau composé de personnes ne pouvant prétendre en faire partie et d’un président dans le même cas. Ceci organisé de manière épique,  avec vote à main levée et conciliabule. Yves Ména le chargé de mission auprès des conseils de quartiers est arrivé tardivement, suite à une crevaison. Pas de chance ! Ce dernier a fait annuler les élections et expliqué les règles édictées par la charte, mais le mal était fait, pas de fumée blanche. Notre adjointe de quartier va devoir faire preuve de beaucoup d’abnégation pour montrer sa volonté de s’investir avec sérieux et remobiliser les déçus. Il était d’ailleurs dit que ce mercredi 15 octobre se déroulerait sous de mauvais hospices. En même temps que se tenait la réunion, un spectaculaire accident fort heureusement sans conséquence dramatique avait lieu au croisement du Pont de la Soie et de l’entrée sur le futur BUE. Vu la configuration des lieux, il est à craindre que ce ne soit pas le premier…. Ni malheureusement le dernier.

L’installation du conseil de quartier du Centre Ville s’est, lui, déroulé dans le calme d’une réunion pépère, où Monsieur Ména, probablement diligenté par Mme la Maire, avait cette fois pris les choses en main. Plus question de merdier, d’annulation d’élection, d’adjoint ne connaissant pas leur dossier. Le Président-habitant fut élu dare-dare tout comme les membres du bureau. Sous l’œil un peu incrédule des experts en entrisme du PC.

Dans les autres conseils de quartiers, rien ne se passe pour l’instant. Manque de vent dans les voiles ? Par contre les préoccupations quotidiennes des Vaudais qui sont à l’ordre du jour dans leurs têtes, restent les mêmes. L’installation grandissante d’un nouveau campement de Roms pour les participants du sud qui redoutent de revivre les événements d’il y a deux ans, qui les avaient conduits à manifester. Au pont des Planches, c’est le marché aux puces et les problèmes inhérents qui sont au cœur des préoccupations des habitants présents, préoccupations prises en compte par Hélène Geoffroy qui compte sur le conseil de quartier pour « se pencher dessus ». Après des années à se pencher sur les problèmes engendrés par le marché aux puces, certains vont finir par tomber..

C’est donc un démarrage inégal, mais un démarrage quand même. Et comment ne pas avoir un début compliqué dans une ville où tout demande à être déverrouillé, où les Vaudais ne croient pas qu’on va vraiment les écouter et décider avec eux, et où les luttes politiques sont partout présentes. L’ « ancien régime » n’a pas réussi à lancer en 6 ans même la queue d’un conseil de quartier. Dommage maintenant de ne pas mette pas toute son énergie pour les faire réussir. Mais là on tombe dans la politique politicienne : faire rater et démolir tout ce que fait l’autre quelque soit le parti. C’est un jeu qui n’amuse plus les Vaudais.