Pire que les moustiques ….les scooters

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 Mardi 7 juillet 2015

La chaleur écrasante de ces derniers jours oblige parfois à laisser ouvertes les fenêtres. Mais pire que des moustiques le va-et-vient incessant des scooters perturbe la tranquillité d’une journée dominicale.

1 rue Paul Eluard du haut d’un immeuble des années 60 dont la façade a été rénovée il y a quelques mois, mais à l’atmosphère et aux abords qui reflètent les caractérises de la vie dans un quartier. « Je les vois parcourir l’avenue Georges Dimitrov parfois par groupe d’une dizaine ces engins » nous dit-on.  Bien sûr,  la dextérité des conducteurs permet toutes les acrobaties, notamment des enchainements de roues arrière ou du slalom entre les voitures. Un sentiment de liberté anime des âmes brouillées par l’excuse du désœuvrement. Sentiment qui les pousse à se passer de casques et faire abstraction du code de la route. Les seuls feux qui se respectent sont ceux des machines bourdonnantes quand ils fonctionnent, car de nuit nous les entendons sans parfois les voir.

Juste pour le plaisir et pour marquer la beauté de leur exploit rien de tel que les passages devant le commissariat avec parfois un petit signe compatissant pour un keuf de service. 

Les engins et leurs conducteurs affectionnent particulièrement les grandes lignes droites et pas seulement celles des axes routiers.  Les habitants l’ont bien compris et lorsqu’une adjointe leur a fait part du projet d’aménagement de la promenade Lénine. A la beauté du site et des aménagements promis ils ont réclamé le silence et la sécurité pour l’emprunter et aussi la propreté du centre ville.

Demain un système protection par  vidéosurveillance entièrement mis au gout du jour  devrait assurer un rôle de prévention. C’est un coût élevé pour une ville et qui va engendrer des frais supplémentaires en personnel pour un résultat plus que controversé d’après certaines études spécialisées.  Les nouveaux systèmes vont jusqu'à permettre la verbalisation automatique des contrevenants, que ce soit pour des stationnements  ou des infractions plus graves.  Cependant, il y a peu de chance que cela règle les problèmes de scooters,  à part pouvoir prendre des portraits en gros plans pour alimenter le mur des exploits.  D’une part, toute la ville ne peut être couverte de caméras et d’autre part le problème est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait, car la moindre étincelle  peut être le catalyseur  d’incident plus grave. Alors on fait semblant de s’en occuper en priant que tout roule.

Parfois comme à Toulouse, quelques riverains excédés tentent d’arrêter le petit jeu motorisé. Au début gentiment, mais sans considération au bout d’un moment le ton monte,  mais cela se termine mal. « Une bagarre a éclaté et ils ont reçu des coups de pied et des coups de poing. L’un d’entre eux a perdu connaissance durant un petit moment », explique-t-on à la police. Les agresseurs ont fini par prendre la fuite et aucun d’entre eux n’a pour l’instant été retrouvé.  Nous avons un adjoint spécialisé dans les déplacements urbains et qui sait déployer de bonnes stratégies. Voilà un sujet qu’il peut prendre à bras le corps. 

C.A