Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

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Mardi 22 septembre 2015

300 personnes devant la mairie lundi pour manifester leur mécontentement car rien ne vas plus dans le landernau scolaire Vaudais. Trois semaines après la rentrée c’est l’ébullition car apparemment la municipalité n’a pas mis les petits plats dans les grands et les syndicats comptent bien faire entendre leurs revendications. Et leur voix porte loin car tous les médias régionaux se sont fait l’écho de la démarche. Les enseignants travaillent dans des conditions déplorables par manquent de moyens humains. Apparemment des ATSEM font défaut. Des parents d’élèves et du personnel municipal ce sont mobilisés à l’appel des syndicats parce que la situation est intolérable. L’opposition municipale de droite comme de gauche se frise la moustache. Enfin la possibilité d’émettre des critiques envers l’exécutifs qui serait d’après eux composé d’une bande d’incapables…et ils l’avaient dit.

Nous nous sommes renseignés pour mesurer l’ampleur du problème. Pas un blog de parents d’élèves ne manifeste un quelconque mécontentement et pourtant ils savent être prolixes lorsque cela s’impose. D’autre part, il n’y a manifestement aucune volonté de la municipalité de réduire le nombre d’ATSEM, au contraire l’objectif est de piloter de manière plus efficace les besoins et notamment les remplacements en cas d’arrêt maladie.  Car en principe ce n’est pas quelque chose qui se programme. La mise en place d’agent surnuméraires est la pour répondre à ces besoins. Nous engageons ceux qui souhaitent avoir de plus amples information à demander le bilan social à la municipalité. Que se serait-il passé si réellement la décision de mettre une ATSEM pour deux classes avait été prise, sans doute le même noyau de mécontent aurait manifesté.

Le point concernant le périscolaire est quant à lui plus ambigüe et justifierait quelques explications,  mais apparemment « la communication » ne semble pas être un élément totalement maitrisé par Hélène Geoffroy. Les trop fréquentes « non réponse » laissent planer comme un sentiment d’inachevé ou de doute. Il y aurait surement des progrès à faire dans ce domaine ce qui apporterait de la clarification aux yeux des habitants. Nous ne sommes pas des experts du périscolaire et c’est difficile d’être avisé sur la situation. Il nous a toujours semblé que cette réforme voulu au pas de course par un ministre de l’enseignement qui a rapidement rendu les clés pour se refugier au parlement européen et dont nous n’entendons plus parler était loin d’être péremptoire. Au contraire, elle parait difficile à mettre en œuvre et demande des ressources parfois inconsidérées. Pas certain donc qu’elle réponde aux objectifs affichés et qu’elle soit réellement bénéfique pour les enfants.  

Nous n’avons pas eu le souvenir d’avoir vu une mobilisation d’envergure concernant de mauvaises conditions de travail sous l’ancienne municipalité. Tout devait être parfait et le manque d’anticipation dans les constructions et les rénovations d’écoles sans importance. Il y a quand même 11 classes supplémentaires cette année ce qui implique toute une logistique et une anticipation car les ouvertures de classes devraient se multiplier d’année en année. La solution de demander à Villeurbanne de prendre en charge des Vaudais n’était finalement pas si mauvaise.  

C.A