Rentrée scolaire à Vaulx-en-Velin : la réalité derrière la façade.

Le mercredi 4 septembre 2013.

Mardi 3 septembre : jour de rentrée scolaire dans toutes les écoles primaires de Vaulx-en-Velin. Officiellement se sont 6660 élèves (3060 en maternelle et 3600 en élémentaire) qui ont pris place hier dans les 15 groupes scolaires Vaudais. Une rentrée qui s’est bien déroulée pour la majeure partie des enfants et des parents. Et une adjointe à l’éducation satisfaite d’elle et tout sourire sur Le Progrès du 3 septembre. Mais derrière la façade qu’elle est la vraie situation des écoles Vaudaises en cette rentrée ?

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Point sur l’avancement des travaux du Comité Consultatif sur les rythmes scolaires

Le mardi 3 Septembre 2013

Créé il y a quelques mois, le comité consultatif des rythmes scolaires devrait rendre ses conclusions avant la fin de l’année. Piloté par Marie France Vieux-Marcaud (adjointe en charge de la politique scolaire depuis plus de 5 ans), ce groupe de travail devrait avoir tous les moyens possibles pour réussir une concertation exemplaire sur ce thème qu’est la modification des rythmes scolaires : recrutement d’un chargé de mission, très nombreuses réunions incluant l’ensemble des acteurs, des parents aux enseignants en passant par les services de la ville. Et pourtant il semble que c’est vers un résultat déjà écrit à l’avance, résultat qui va éluder la plupart des questions fondamentales, vers lequel nous avançons.

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Les vendredis de la finance à Vaulx : la situation des écoles.

MédiaVaulx le 14 juin 2013

Le rôle des maires est très local (voir notre article du 12 mai dernier): voirie, écoles, crèches, police municipale, culture, subventions aux associations, sports, état civil, vidéosurveillance, quand certaines de ces missions ne sont pas déléguées à l’EPCI local, le Grand Lyon (qui a déjà, pour Vaulx-en-Velin, récupéré la propreté et la voirie). Il ne reste donc à la ville qu’à gérer les écoles, les crèches, bref le patrimoine communal, le social, les fêtes, le sport et  la tranquillité publique.

M. le Maire expliquait, dans sa lettre mensuelle d’information fin 2012, qu’il utilise 20% de son budget d’investissement pour les écoles, via de nouveaux bâtiments ou des rénovations importantes. C’est aujourd’hui l’occasion pour nous de faire le point sur les moyens mis réellement à disposition des Vaudais dans les écoles.

Après calculs, et sans prise en compte des aides de l’ANRU ou du Conseil Général, la ville a mis environ 20% de son budget d’investissement dans les écoles ces cinq dernières années. Faut-il considérer cet effort comme exceptionnel ?

Bron et Saint-Priest, deux villes de taille identique à Vaulx-en-Velin, ont fait, eux aussi, des écoles, leur priorité, avec environ 20% des dépenses. Mais ont-elles le même taux de croissance de la population que le nôtre et ont-elles les mêmes prévisions ? En cinq ans, le nombre d’enfants de moins de 6 ans sur la ville est passé de 4.600 à 5.600, soit une augmentation de près de 20%. Les logements à venir au Centre-ville et à la Soie vont continuer à maintenir ce taux de croissance. Monsieur le Maire indique dans toutes ses réunions que la ville va voir sa population passer de 40.000 à 55.000 habitants dans les 15 prochaines années. Et la croissance a déjà commencé (Soie, Grappinière). Alors, est ce que 20% d’investissement (avec des recettes budgétaires qui ne croissent pas en conséquence) vers les écoles est un taux suffisant ?

Quelle est la situation des écoles ?

- Les trois groupes scolaires du Village sont saturés, sont les plus vieux et la dernière école maternelle construite (Langevin) est déjà « pleine » si bien qu’il faudra rajouter dès la rentrée prochaine un bungalow dans la cour ! Les prévisions d’effectifs ne sont même pas justes à deux ans !

- L’école Mistral à la Rize vient aussi d’être rénovée et il est déjà envisagé de transformer certaines salles d’activités diverses en salles de classes. Il est à parier que, d’ici deux ans, l’école sera saturée et qu’il faudra, là aussi, un bungalow.

- A la Grappinière, la rénovation de l’école Wallon est une vraie arlésienne. De démarrage raté (en 2009) en démarrage décalé, les marchés commencent enfin à être distribués, et le chantier semble devoir commencer cet été, mais rien n’est moins sûr. Un projet qui est donc en retard de 3 – 4 ans et gageons que l’école sera déjà saturée à son ouverture surtout qu’il n’est pas prévu de tranche optionnelle et que des immeubles sont en construction à 100 m ! Et ne parlons pas des cours aux surfaces inférieures aux normes de l’éducation nationale ou de la maternelle à étage !

- Au Mas du Taureau les quatre groupes scolaires sont vieillissants. Courcelles, King, Vilar et Gagarine qui ont toutes quarante ans n’ont vu que de petits travaux (fenêtres changées, sanitaires et cour rénovées, etc…). Bref, de l’entretien habituel plutôt que des investissements majeurs dans des écoles construites sur des normes d’un autre âge.

- Du Centre-ville à la Thibaude les investissements pêchent aussi. Pourtant, c’est dans ce quartier que les besoins explosent et vont continuent à exploser. Lorca a été rénové lors du précédent mandat et Makarenko s’en est pas mal sorti avec les sanitaires refaits et la réparation des toitures, mais ce qu’il manque ce sont des travaux de fond et une autre école au Centre même.

- Les écoles du Sud sont peut-être les plus à plaindre car elles sont très  vétustes et la population augmente à vue d’œil. Pourtant quelques travaux ont été faits à Croizat, et des bricoles sur Néruda et Curie comme la rénovation des cours. Monsieur le Maire annonce une rénovation sur Croizat depuis des lustres, mais rien n’est encore ni à l’étude ni budgété. Le Sud devra donc miser sur les budgets du prochain mandat et espérer que sa nouvelle école prévue sur les plans d’aménagement de la ZAC Tase se fasse. Mais en attendant ?

Une ville comme Vaulx-en-Velin, qui mise tout sur une nouvelle population dans un court laps de temps, doit se donner les moyens de sa politique. Ce n’est pas 20% de ses investissements qu’elle devrait mettre dans les écoles, mais près du double pour assurer un bon accueil des enfants. Au rythme actuel des rénovations il faudra 30 ans pour que toutes les écoles soient modernisées sans compter les deux ou trois nouvelles écoles à construire. Gageons que dans 20 ans on verra encore du simple vitrage et des enduits de toit qui s’écaillent et tombent sur la tête des élèves Vaudais. Aux travaux s'ajoutent aussi les équipements car si l'on prône l'égalité des chances, il faut donner l'égalité des moyens (numériques en particulier) ce qui implique la aussi des dépenses importantes que la ville de Vaulx-en-Velin ne fait pas.

Quel avenir pour la réforme des rythmes scolaires à Vaulx?

MédiaVaulx le 8 juin 2013

La réforme des Rythmes concerne 24.000 communes de France. Vaulx-en-Velin a, le 16 mai dernier, réuni lors d'une réunion plénière du Conseil Consultatif des Rythmes scolaires, l’ensemble des acteurs qui ont été choisi pour réfléchir à sa mise en place dans nos écoles.

L'école primaire est une compétence de base de la commune très présente au cœur de la vie municipale.  Depuis le XIXe siècle et la loi Guizot (juin 1833) la municipalité a en charge les écoles publiques. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, les réparations, l’équipement et le fonctionnement. Cette première mission peut être complétée par l’autorisation accordée aux communes d’organiser des activités éducatives culturelles et sportives facultatives et complémentaires au service public obligatoire". La mise en place de services complémentaires tels que la restauration,  viennent encore accroître son rôle prépondérant dans ce domaine.

Nos élus, dont l’adjointe en charge de l'éducation, ne manquent jamais une occasion de rappeler que l'éducation est une priorité pour la ville et que depuis de nombreuses années la ville consacre environ 20% de son budget dans ce domaine. Elle  souligne aussi les spécificités Vaudaises en termes de niveau social et économique des habitants et des perspectives d'expansion de la ville qui vont accroître les besoins en locaux et frais de fonctionnement.

Cette réforme qui se met en place, se doit de l'être pour le bien de l'enfant en premier. Chacun espère que ce qui ressortira de cette étape de concertation ira dans ce sens. Une personne a été recrutée pour gérer ce projet et la présence d'experts tel que Monsieur Patrick Pelège lors de cette première rencontre sont de bons augures. En principe toutes les conditions sont donc remplies pour engager un débat apaisé et consensuel et non pas comme nous en faisons souvent le constat, un saupoudrage pour valider un plan d'action déjà ficelé comme nous l'avons ressenti dans les propos du maire lors du conseil municipal d’avril qui a acté le recrutement de la personne chargée de gérer la mise en place de la réforme. Certains parents assistent à ces réunions et vous pourrez trouver des infos sur ce comité sur un blog de parents d’élèves de la ville (cliquez ci-après  http://parentselevesgrandclement.blogspot.fr/)

Ce qui est à retenir c’est que 2.000 à 3.000 élèves achèvent leur scolarité sans diplôme et que 5.000 jeunes Vaudais sont au chômage (40% de cette tranche d’âge) ; cela traduit toute l'inquiétude des familles Vaudaises sur la scolarité de leurs enfants dans nos écoles et l'inégalité des chances induite par le contexte de la ville de Vaulx-en-Velin.  Cette crainte conduit de nombreuses familles à s'orienter vers les écoles privées ; Vaulx-en-Velin a ainsi le plus fort taux d’enfants scolarisés en dehors de leur ville de résidence dans le Rhône. Ainsi de nouvelles familles qui souhaiteraient s'installer dans notre ville et qui permettraient de tendre vers un début de mixité sociale ne le font pas refusant de ne pas trouver à Vaulx-en-Velin tout ce dont elles ont besoin. Le rapport de la Cour des Comptes sur le sujet est d'ailleurs très éloquent quand il précise les écarts de résultats scolaires entre les communes favorisées et celles qui sont dans un contexte de Zone d'Education Prioritaire.

Il serait donc bon, qu’un jour, nos élus décident d’orienter la politique de la ville vers la réussite des enfants. Cette politique doit passer par une remise en cause de la vision dogmatique d’une certaine société qui conduit nos enfants vers l’échec.