Allez voir une course atypique.

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Mardi 8 novembre 2016

L’hippodrome du Carré de Soie à Vaulx-en-Velin accueille pour la première fois vendredi 11 novembre une course de dromadaires…E DIAPORAMA

C’est une tradition depuis des décennies. Chaque 11 novembre, l’hippodrome du Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, organise l’une des plus grandes courses hippiques de France. Mais cette année, l’événement aura une saveur toute particulière puisque le public découvrira… des dromadaires.

L’établissement accueillera la première étape de la quatrième édition de la Coupe de France des dromadaires. Six méharistes, trois Français et trois cavaliers venus du Tchad, tenteront d’en découdre, selle posée à l’arrière de la bosse.

« Nous voulons faire partager notre passion au public », annonce Olivier Philipponneau, vainqueur de l’épreuve en 2014. « Le dromadaire est souvent exhibé dans les cirques comme un animal exotique. Or il s’agit d’un animal domestique », poursuit le chamelier. Un mammifère capable de déjouer les pronostics et de ridiculiser n’importe quel cheval.

N’imaginez pas le docile animal effectuer un tour de piste d’un pas pataud et nonchalant. Le dromadaire, un peu entraîné, peut cavaler et devenir un véritable bolide. « Il court en moyenne à 40 kilomètres/heure, mais il est capable d’aller jusqu’à 70 kilomètres. Ou de galoper à 50 kilomètres en continu sur une vingtaine de kilomètres. Il est bien plus fort et plus résistant sur la longueur qu’un équidé », précise Olivier Philipponneau.

Sauf qu’en France, pays qui recense entre 500 et 1.000 dromadaires, les jockeys n’arrivent pas encore à telle performance en course. « On n’atteint pas encore ce niveau-là. Il nous faudra encore travailler davantage », confesse Olivier Philipponeau.

Quant aux parieurs, férus de courses hippiques, ne rêvez pas de faire fortune sur la bosse du dromadaire. Ce jour-là, les paris ne seront pas autorisés par le PMU, les camélidés n’appartenant tout simplement pas à la catégorie des équidés.

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