Conseil Municipal du 11 avril 2019

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Samedi 13 avril 2019

Record de durée battu. Débuté au alentour de 19 heures, le conseil municipal s’est achevé vers 3 heures du matin, suivi par un pot au cinquième étage pour les élus encore présents, car beaucoup on prit la poudre d’escampette retenu seulement par la vigilance d’un membre du cabinet d’Hélène Geoffroy chargé d’assurer le quorum faute duquel la séance s’arrête net.

De nombreuses délibérations étaient attendues et ont été âprement discutées dans un climat tendu marqué par deux suspensions de séance.   La première est due à un refus de laisser s’exprimer  Morad Ben Driss qui avait surement quelques gentilles à formuler  et qui à rejoint le groupe de Nordine Gasmi.  

C’est justement Nordine Gasmi  (UVI) qui a provoqué la seconde suspension de séance suite à des propos déplacés de sa part et pour lesquels il s’est à demi excusé. Excédé par les remarques constantes des personnes se trouvant derrière lui, Nordine Gasmi s’est emporté.   Il a dénoncé la présence de militants proche de l’exécutif ce qu’a réfuté madame la mairesse.  Qu’en est-il ? Qui connait le microcosme vaudais constate que ce sont souvent  les mêmes personnes qui sont présentes lors des diverses manifestations et parmi elles un noyau de sympathisants si ce n’est socialiste, se voulant proche de l’exécutif municipal.  Il est facile de les reconnaitre derrière les élus de l’opposition que le hasard a placé à cet endroit de la salle du conseil.  

Comme attendu, la délibération concernant le FC Vaulx à fait l’objet de nombreux commentaires de la part de l’opposition qui manifestement n’a pas apprécié d’avoir été convoqués par Madame la Mairesse pour des clopinettes, car cette dernière n’a pas abordé le contenu de l’audit commandité par la ville se contentant de faire part d’un signalement auprès du procureur de la République pour des faits passablement répréhensibles.

L’audit confidentiel n’était finalement pas si confidentiel puisque le fond du rapport à été commenté par la presse et les éléments les plus importants connus bien avant qu’il ne soit débattu au sein du conseil municipal. Médiavaulx a également donné les grandes lignes des conclusions du cabinet qui étaient dans le préambule de la délibération du conseil municipal.

Du fait de la délibération prise par la municipalité sur la base du rapport d’audit, celui-ci perd de fait son caractère confidentiel et peut être communiqué à toute personne qui en fait la demande en application de l'article L311-1 du code des relations entre le public et l'administration.

L’audit du FC Vaulx a relevé de graves dysfonctionnements.  Tant au niveau de la gouvernance qu’au niveau des comptes.  Une part importante des factures n’a pas été transmise par l’ancien président et certaines dépenses ne sont pas en relation avec l’activité du club. 

« L’audit n’a pas réussi à perçu l’imbroglio lié au transfert du joueur stéphanois Kurt Zouma, formé au FC Vaulx : quand il a rejoint Chelsea en 2014, le club anglais a versé une contribution au club formateur. Soit deux virements de 48750€. A priori, le second versement l’aurait été par erreur ! Fatale erreur : l’argent avait déjà été dépensé par le club ! Le président du club aurait avancé l’argent sur ses deniers personnels (!!), et obtenu une reconnaissance de dettes. Sauf que Chelsea FC n’aurait jamais demandé le remboursement ni encaissé l’argent. Bref, une histoire très nébuleuse et le club aurait porté plainte pour escroquerie en Angleterre » peut-on lire dans la presse.

La municipalité porte-t-elle une part de responsabilité dans cette débâcle ? Tel semble être l’opinion de Sacha Forca conseiller municipal d’opposition « Vaulx, c’est  vous ». Certes,  la municipalité verse une subvention et à ce titre a un droit de regard comme tout citoyen sur les comptes du club. Cependant si le commissaire aux comptes n’a fait que de légers commentaires trouvant un bilan équilibré,  difficile de deviner un tel dénouement qui a été relevé que part l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête du club 

Les égarements d’un président de club doivent-ils jeter la suspicion sur les autres clubs. Je pense que la relation  de confiance est importante et un flicage systématique ne peut être que nuisible.

Dans le cas particulier du FC vaulx, la délibération porte sur le versement du complément de la subvention nécessaire au club pour fonctionner et de la signature d’une convention pour encadrer « Étroitement » la gestion du club, encadrement par deux élus également.   

Philippe Moine conseiller municipal d’opposition « Vaulx, c’est  vous » qui est favorable à un élargissement du suivi à d’autres associations importantes, réclame la présence d’un élu d’opposition dans le futur comité. Histoire d’éviter les suspicions diverses et variées qui alimentent un début de campagne municipale.

Ce à quoi Hélène Geoffroy qui n’a vraisemblablement pas  dans l’idée d’adhérer à la requête de Philippe moine  à répondu par une pirouette.

Dans une ambiance crispée, le conseil municipal a poursuivi son chemin pour se diriger sur le bilan de l’école René Beauverie et du fameux « en 40 ans aucune école n’a été construite à vaulx-en-Velin, nous on l’a fait » qui est revenu sur le tapis à plusieurs reprises.  En premier lieu, il faut dire que de 1990 à 2010-2012 ce n’était pas un besoin pour la ville qui a vu son nombre d’habitants chuter suite aux événements connus et sur lesquels nous ne reviendrons pas. Ce n’est qu’à partir de 2010 et le boom des constructions immobilières que la ville s’est mise à progressivement gagné des habitants. Quelle que soit l’équipe municipale en place, des constructions d’écoles ce seraient avérées indispensables.

En second lieu, pendant ces dernières quarante dernières années vaudaises, Hélène Geoffroy n’a été dans l’opposition que 6ans, et encore une opposition de principe, car en ayant voté tous les budgets, elle a accepté les orientations de l’exécutif d’alors. Bien avant cela, les socialistes dont elle faisait partie, ainsi que Muriel Lecerf et Armand Menzikian étaient adjoints de Maurice Charrier et pendant ses mandats successifs n’ont pas fait de travaux dans les écoles ni n’ont réclamé de nouvelles écoles.

Une histoire ou  il est question de mémoire, mémoire également sur le déroulement des travaux de l’école avec en premier lieu le choix de l’entreprise d’électricité qui devait rapidement déposer le Bilan. Muriel Lecerf ne se souvient plus des remarques faites alors par Stéphane Bertin sur le choix d’une entreprise qui bien que légalement admissible présentait néanmoins des risques, car en redressement. C’est un jeu de poker menteur qui devait perdurer toute la durée de la communication, l’un avançant regretter que l’appel d’offres ce soit limité qu’a une seule entreprise documents à l’appui, quand l’adjointe rétorque qu’il y avait deux entreprises.

Et le jeu de poker menteur s’est poursuivi lorsque Hélène Geoffroy à expliqué à qui voulait l’entendre la chaine de défaillances qui a conduit l’imbroglio concernant les fameux courriers recommandés de l’inspecteur du travail qui ce sont égarés dans les méandres administratifs.  

Cela fait cinq ans que tous les six mois une réorganisation des services à lieu et pas de chance cela ne fonctionne jamais à croire que le fameux rapport Auroux qui devait révolutionner les services de la ville à fait pschitt.  

Alors c’est la faute d’un logiciel  non adapté et qui pourtant est utilisé par nombre d’autres communes sans problèmes et qui assure une traçabilité tout à fait satisfaisante.

Très honnêtement, je n’ai pas cru un instant les explications données par Hélène Geoffroy et j’ai même eu l’impression à sa posture qu’elle-même avait des difficultés à faire gober ce message. D’ailleurs il se dit qu’au moins un des courriers aurait été signé par la main du directeur général des services.

Mieux encore, Hélène Geoffroy a énuméré en préambule la liste des intervenants et des responsabilités sur le chantier. La procédure de suivi. Comme par hasard pas un n’était au fait des recommandations de l’inspecteur du travail et des courriers recommandés.

En attendant, cette marche forcée pour une ouverture à tout prix de l’école pour la rentrée de septembre 2018 coûte 450 000 euros aux vaudais. Mais la ville qui se dit pauvre lorsqu’on entend nos élus, ne l’ai finalement pas tant que cela lorsqu’on analyse les dépenses.  

Thomas Petragallo