Un comportement indigne de démocrates et de républicains

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Mardi 10 mars 2020

Nous sommes en période électorale et comme pour toute élection, des candidats sont en concurrence, en charge à chacun, avec leur équipe de convaincre les électeurs avec leur projet pour la ville et ses habitants.

Il n’y a pas eu d’agressivité entre les candidats, pas d’attaque personnelle et pourtant avec des réseaux sociaux prêts à s’enflammer ce n’était pas gagné d’avance.

Bien sûr, il y a toujours l’exception qui vient confirmer la règle et cette exception est venue paradoxalement du côté de la maire sortante qui fût députée et secrétaire d’état du gouvernement d’Emmanuel Valls.

Apparemment, il semble que dans sa logique républicaine et démocrate tous les coups sont bons pour gagner. Et dans son équipe y compris parmi les ralliés et les redevables cette méthode parait trouver une adhésion. Je n'ai entendu personne critiquer la démarche. 

On va mettre de côté les attaques à la boule puante qui ont cessé à partir du moment ou une plainte a été déposée, la bataille de l’affichage et même les pressions exercés sur des colistiers de listes concurrentes pour les obligés à se retirer. Il parait que madame la maire est rancunière.

Le dernier acte en date concerne le choix des présidents pour la tenue des bureaux de vote. Un choix totalement arbitraire et qui favorise la liste d’Hélène Geoffroy.

Pour cette élection, chaque bureau de vote est divisé en deux parties. Une partie réservée pour les élections municipales et une partie pour les élections métropolitaines. Et comme par un hasard qui n’en serait pas un, tous les bureaux de vote occupants les parties réservées aux élections municipales sont tenus par des colistiers d’Hélène Geoffroy. Les élus d’opposition (non ralliés et les élus de la majorités colistiers sur des listes d’opposition à la maire sont quant à eux relégués sur les élections métropolitaines.

Mieux encore, il existe une règle tacite qui permet aux têtes de liste de ne pas tenir de bureau de vote afin qu’il puisse bénéficier de leur liberté de déplacement et d’organisation. Nordine Gasmi, Stéphane Bertin et Sacha Forca n’ont pas bénéficié de cette règle alors qu’Hélène Geoffroy qui peut tout à faire être présidente d’un bureau de vote c’est bien gardée d’assumer ce rôle. C’est ce qu’elle appelle être démocrate.

Nuls doutes que la confiance ne sera pas de mise et qu’une certaine vigilance se manquera pas d’être exercé.

Thomas Petragallo