En marche pour la recomposition de la fédération PS du Rhône.

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Lundi 26 février 2018

À la fin du mois de mars seront sans doute connus le nom et le courant du nouveau patron de la fédération PS du Rhône.  Un renouvellement exercé dans des conditions particulières puisque l’ancien « Patron » a tiré sa révérence en rejoignant comme presque tous les obligés de Gérard Colomb les marcheurs d’Emanuel Macron ce qui lui a permis de devenir président de la Métropole. Un président bidon d’une certaine façon puisque personne n’est dupe, l’ombre du maitre plane toujours sur les décisions.  

Le choix du secrétaire général ne sera donc pas anodin puisqu’il va conditionner la stratégie du parti pour les prochaines élections dans notre département et probablement sa survie. Et des prétendants, il y en a, à commencer par Lotfi Ben Khelifa conseiller municipal de Vénissieux, Ennemi juré de Michel Picard la maire PCF qui ne manque pas une occasion pour déclencher une polémique.

“Ma force, c’est que je ne suis pas tenu par l’actuel exécutif métropolitain. Je suis un candidat libre qui avait déjà mené la fronde face à Gérard Collomb en 2012 lors de la grève des éboueurs. Je pense que pour que le PS renaisse de ses cendres, il va justement falloir élire un élu comme moi qui n’a pas peur de mener cette bataille de l’indépendance vis-à-vis de la mainmise macroniste”, lance-t-il, confiant.

Ce choix serait une mauvaise pioche pour le PS car trop clivant. Ira-t-il jusqu'à réclamer la scission dans le groupe des Socialistes et Républicains  des électrons LREM. D’autre part, Lotfi Ben Khelifa soutient la motion de l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll en route pour prendre la tête du parti au niveau national ce qui en terme de rénovation et de nouvelles idées laisse interrogatif. Ce serait le changement dans la continuité.

S’il y a des prétendants qui s’affichent, d’autres, plus discrets, pourraient telle Hélène Geoffroy tenter l’aventure dit-on. Après tout, n’est-elle pas depuis le retrait de Najat Vallaud-Belkacem dans la légitimé de pouvoir prétendre à diriger le PS du Rhône et en plus pour cela bénéficier du soutien de Jean jacques Queyranne. Jouer l’ancrage local et l’indépendance alors que les autres candidats se revendiquent plutôt porteurs de la parole d’élus nationaux pourrait lui être favorable. Alors que  Gérard Collomb avance ne pas devoir compter sur les voix vaudaises pour conserver la tête de la métropole, car il prédit pour l’instant  la chute des socialistes, s’évertuant à courtiser les maires des communes de l’Ouest Lyonnais plutôt à droite, la gouvernance du PS sur le Rhône pourrait ouvrir à Hélène Geoffroy la route du sénat, voir la tête de liste lors des prochaines élections régionales.

Les prétendants sont nombreux, Marc Cachard élu à la ville de Rillieux-la-Pape est susceptible d’être l’un d’eux. « Iznougoud »  surnom qui lui est attribué, on se demande bien pourquoi n’avait pas apprécié il y a quelques semaines  d’être traité d’élu de banlieue de manière péjorative par Gérard Colomb à propos de ses critiques sur la mainmise des macronistes sur la fédération PS du Rhône : “ce n’est pas un élu de banlieue qui va faire la loi à Lyon”. Mais ce n’est pas parce que la sauce monte entre les porteurs de la croix socialiste et les macronistes que ceux-ci se libèrent du joug de Gérard Colomb puisqu’ils votent curieusement sans sourciller les décisions de celui-ci.