La princesse est de retour

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Lundi 12 mars 2018

Lors du dernier conseil municipal, la gauche d’opposition avait fait le plein des sièges. Est-ce l’importance du vote du budget ou bien l’approche des éjections municipales puis qu’il ne reste pratiquement que deux ans à l’équipe d’Hélène Geoffroy pour achever le mandat.

Saïd Yahiaoui avait bien préparé son intervention. Ses arguments sont à prendre au sérieux et ont quelque peu embarrassé l’adjoint aux finances qui s’est contenté de délivrer une longue litanie de chiffres sans répondre par la suite à l’opposition sur des points précis. La majorité se contentant de répondre avec des généralités. D’ailleurs nous avons remarqué qu’Hélène Geoffroy ne répond jamais aux questions. Il semble que ce soit une tactique bien établie.

Sans être dans la difficulté de la ville de Décines qui a échappé de peu à la mise sous tutelle, sans doute due à l’envol des charges de personnel (de 57% en 2014 à 65% aujourd’hui), ce n’est pas l’euphorie dans les finances vaudaises même si l’autosatisfaction est toujours de mise du côté de l’exécutif. Mais nous reviendrons plus précisément sur ce sujet.

À noter deux points cependant. Le premier, une annonce faite par Hélène Geoffroy concernant la présentation à venir au sein du conseil municipal des travaux de rénovation terminés dans les écoles. Nul doute que cela sera un grand moment de communication brillamment orchestré. Lors de la délibération se rapportant au budget de la maison des fêtes et familles Muriel Lecerf adjointe PS de la majorité est revenue sur le conseil municipal du 25 juin 2008 et les conditions de vote concernant la décision de mettre sous contrat d’affermage la maison des fêtes et familles dans des conditions qui apparemment lui sont restées en travers de la gorge. Celle-ci en a profité pour revenir sur certains éléments d’appréciations et dire tout le bien qu’elle pensait de la suffisance de l’exécutif et de Maurice Charrier à cette occasion. Joyeux moment qu’il est possible de voir en replay sur le site de la ville. Preuve qu’un sentiment mal vécu laisse des traces et à besoin de s’extérioriser.

À l’approche des élections municipales donc, l’opposition de gauche semble se positionner et le couple vedette de la France Insoumise sur notre ville illumine de sa présence les premières réunions. Sophie Charrier et Andrea kotarac ont sans doute quelques prétentions, mais cela nous laisse un peu septique particulièrement sur le fait que la princesse a abdiquée en début de mandat allant jusqu'à quitter la ville pour s’installer à priori dans le 6eme arrondissement de Lyon, Andrea kotarac quand à lui si l’on en croit les pages blanches auraient établi ses pénates dans le 7eme arrondissement. Loin des turpitudes vaudaises.

Mais nul doute que la redistribution des cartes lors des dernières élections et la déroute des socialistes peut susciter vocation d’un côté et interrogations de l’autre.