Le copain de Laurent

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Mercredi 14 mars 2018

Comme son chef de file Laurent Wauquiez, Alexandre Vincendet a les dents longues et son échec (de peu) lors des législatives dans notre circonscription n’a pas refroidi ses ardeurs.

Dans un communiqué publié ce mercredi, il a annoncé qu’il s’est vu confier la mission de "redynamiser" le mouvement des Jeunes Républicains aux côtés de Laurence Arribagé, présidente des Républicains de Haute-Garonne.

En soutenant que l’élection de Laurent Wauquiez "marque le début du renouvellement des acteurs politiques de la droite et la mise à jour de ses propositions", le groupe entend "former les futurs cadres du parti". Et à 34 ans notre élu espère jouer dans la cour des grands.

Et le maire de Rillieux-la-Pape ne s’arrête pas à cette seule annonce, il propose également du concret dans son domaine de prédilection. La lutte contre la délinquance.

«Les parents des jeunes délinquants verront leurs aides municipales suspendues».

Des policiers municipaux deux fois plus nombreux, armés et équipés de caméras portatives, de la vidéosurveillance déployée dans plusieurs quartiers de la ville… Depuis son arrivée en 2014 à la tête de la mairie de Rillieux-la-Pape Alexandre Vincendet s’est fixé comme objectif de réduire la délinquance sur sa commune, en proposant, dit-il, un juste équilibre entre prévention et répression. Dans les prochains mois, il devrait franchir un nouveau cap en actant la suspension des aides municipales pour les familles de mineurs délinquants. Une mesure, inexistante dans la métropole.

Pour les jeunes qui sont délinquants et dégradent du bien public, ce qui peut arriver à Rillieux, leurs parents verront leurs aides municipales suspendues, s’ils en ont, le temps des réparations. Cela pourra concerner par exemple les aides exceptionnelles accordées par le Centre communal d’actions sociales (CCAS). Si un enfant casse du mobilier municipal, c’est la ville qui paye, donc les habitants. « Vous comprenez bien que, d’un point de vue moral, les parents étant responsables, c’est un peu compliqué d’accorder une aide municipale à ces familles si leur enfant mineur vient de commettre des dégradations sur des biens publics. Les habitants le comprennent peut-on lire dans l'interview qu'il a accordé au journal 20minutes

Et d'enfoncer le clou : Ce n’est pas quelque chose de radical, il faut être courageux pour la mettre en place. Je suis au contact d’une population, souvent défavorisée, qui vit dans les quartiers. Cette population attend que nous agissions. Il y a un vrai ras-le-bol des gens face à l’impunité de la minorité de jeunes qui pose problème dans les quartiers. L’objectif est aussi de limiter l’effet d’entraînement, d’éviter que les mauvais embarquent tous ceux qui ont envie de s’en sortir et de s’intégrer. C’est ce que craignent les parents. L’ordre républicain et l’autorité républicaine, c’est le prérequis à une bonne vie en société, la liberté d’aller et venir en paix, c’est le prérequis pour pouvoir redévelopper une ville.

Nous sommes en train de travailler avec mes équipes pour voir quelle mesure nous pouvons mettre en place pour respecter le cadre législatif. J’aimerais que cela soit voté avant l’été. Quoi qu’il en soit, je me suis engagé à ce que la suspension des aides municipales pour les familles de mineurs délinquants soit mise en place dans l’année, elle le sera. Dans le même temps, nous travaillons sur d’autres actions pour aider les enfants, les familles. On va mettre notamment en place dès septembre du soutien scolaire généralisé à domicile ».

Le problème en politique, quel que soit le bord, c’est qu’on a d’un côté des élus dans l’angélisme absolu, qui ne sont que dans la prévention, et d’autres qui sont dans le tout répressif. Il faut trouver le juste équilibre. On a mis en place, par exemple, à Rillieux, l’ouverture des gymnases avec des animations pour les jeunes des quartiers lors des vacances. On organise des chantiers jeunes et on ouvre en septembre une maison des familles et de la parentalité. Cela sera un lieu ressources pour les parents, où seront réunis tous les acteurs concernés. On a créé de nouveaux équipements sportifs, culturels, on investit dans les écoles, on travaille sur la mixité sociale. Je mets en place un écosystème, dans lequel il y a d’un côté de la prévention, de l’accompagnement et de l’autre côté, de la fermeté. C’est ça la promesse républicaine ».

Le discours sera surement écouté du côté d'une droite vaudaise en pleine recomposition. D’ailleurs il est curieux de voir que c’est un élu de Meyzieu qui semble prendre le leadership au détriment des locaux jugés trop tendres.