Les défections continuent au sein de la police municipale.

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Samedi 17 mars 2018

1000 euros d’investissement pour la police municipale en 2017 avec une inauguration de nouveaux locaux en grande pompe. De nouveaux équipements pour les policiers et des équipes renforcées avec notamment une brigade cynophile de 3 agents.

À partir de la, tout était à priori calé pour atteindre l’objectif de 20 policiers municipaux à l’Horizon 2020, ce n’est pas seulement mettre une croix sur une promesse faite aux vaudais, il s’agissait alors de 40 policiers, mais surtout répondre aux besoins des habitants quant aux incivilités notables.

Mais un mouvement social est venu remettre en cause une relation qui semblait bien établie entre Hélène Geoffroy et la police municipale sur fond de mise à disposition d’armes à feu. La cause en serait le refus de la municipalité de rencontrer les agents de police. "Nous n’avons pas été reçus et on nous proposait le 13 décembre… Nous lui tendions une main, Mme Geoffroy ne l’a absolument pas saisie" déplorait un policier. Les policiers jugent ces équipements insuffisants "pour des missions de plus en plus difficiles dans des quartiers sensibles".

Aujourd’hui la brigade canine à du plomb dans l’aile, des démissions sont annoncées. À nouveau le cycle qui veut qu’une fois formés nos policiers municipaux quittent la ville n’ayant apparemment pas de mal à trouver du travail tant la sécurité est devenue une préoccupation des municipalités. La question des d’indemnités et de l’équipement ne suffit pas. Ce n’est qu’une supposition, mais l’attrait pour la ville de Vaulx-en-Velin ne doit pas être suffisamment engageant pour les retenir. Il est difficile de faire parler les policiers municipaux, un devoir de réserve sans doute, mais à demi-mot certains laissent entendre que la pression politique prendrait le pas sur la mission. C’est toujours compliqué de vouloir ménager la chèvre et le chou.