“Si Collomb vient me chatouiller, je le chatouillerai aussi”

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Vendredi 30 mars 2018

Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous deux qui rira aura une tapette.

Hier soir Yann Crombecque a été élu par les militants socialistes à la tête de la fédération. Il succède ainsi à David Kimelfeld actuel président de la Métropole de Lyon  qui a rejoint les rangs macronistes avec bon nombre d’élus socialistes.

L’élu villeurbannais est président de l'Union Départementale des Missions Locales et conseiller municipal à Villeurbanne, chargé de l'emploi et de l'insertion.  Il a recueilli 71,08% des suffrages, devançant largement Jules Joassard (20,38%), soutien du député Luc Carvounas et le jeune Adrien Drioli (8,36%), le mandataire départemental d’Emmanuel Maurel.

Yann Crombecque avait confié en début de semaine à Salade Lyonnaise  vouloir s’il était élu “mettre en place l’équivalent d’un comité économique et social pour auditionner des spécialistes dans chaque domaine et recueillir leurs propositions”, “faire un audit sur l’état des sections”, “remettre les militants en capacité de réfléchir” ou encore “réduire le nombre trop important de personnes qui travaillent actuellement au bureau, au secrétariat et au conseil fédéral”, va donc avoir du pain sur la planche.

Mais son défi le plus sensible sera sans doute de faire exister un parti moribond face à Gérard Collomb et sa baronie macroniste.

“Olivier Faure a été clair : le PS a décidé de s’inscrire dans l’opposition au gouvernement et à tous ceux qui le représentent sur la place de Lyon. « Après, si Gérard Collomb et ses amis viennent me chatouiller, je les chatouillerai aussi…”,  a également confié le nouveau patron du PS du Rhône.

Parmi les grandes missions qui attendent Yann Crombecque, il y aura donc l'affirmation du PS face aux macronistes, la clarification des groupes politiques à la Métropole et dans les conseils municipaux. Du travail en perspective et des décisions à prendre qui risquent d’être compliquées.

A Vaulx-en-Velin par exemple, il y a des macronistes au sein de l’exécutif. Des adjoints et des conseillés municipaux qui se déclarent ouvertement faire partie de la famille recomposée En Marche. Ca va faire très compliqué pour Hélène Geoffroy de respecter les consignes de son parti notamment dans la perspective des élections municipales.