JEP

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Jeudi 20 septembre 2018

Le week-end dernier avaient lieu les journées européennes du patrimoine (JEP). Les visiteurs plus nombreux que les années précédentes ont pu découvrir quelques pages de l’histoire vaudaise notamment à travers les vestiges de son patrimoine industriel et du quartier qui s’est construit autour au sud de Vaulx-en-Velin.

Les usines Tase et la ligne de chemin de fer de l’EST lyonnais utilisée aujourd’hui pour faire circuler le tramway, les grandes cités, les petites cités, et les maisons destinées à loger ouvriers et cadres de l’entreprise qui s’est spécialisée au milieu des années 1920 dans la soie industrielle, représentent une part du passé vaudais.

Des visites ont été organisées, soit en vélo, soit à pied. Ces visites dépassent le cadre historique, car elles mettent en évidence tout l’intérêt de conserver ce patrimoine unique, car encore préservé dans son ensemble. La partie industrielle le fut grâce à l’abnégation de quelques habitants visionnaires dont la volonté a contraint municipalités et promoteurs à conserver les structures des bâtiments. Et c’est une réussite, car aujourd’hui personne ne peut nier que c'eût été une grave erreur de tout raser pour construire habitations et bureaux dans la modernité terne de l’urbanisme actuel.

Aujourd’hui ce sont les habitations et les jardins ouvriers qui sont remis en question. C’est un ensemble unique qui mérite également d’être conservé et mis en valeur. Lorsqu’on circule à pied dans le quartier, il règne une atmosphère particulière qui évoque une époque.

Il semble qu’Hélène Geoffroy serait favorable à une démolition des grandes cités pour construire des immeubles plus modernes. D’autre part des promoteurs se pressent pour acheter des maisons afin de les détruire pour construire des immeubles. Certains propriétaires modifient les constructions ce qui ôte la cohérence de l’ensemble et c’est justement cette cohérence qui lui confère une valeur patrimoniale.

À nouveau des habitants montent aux créneaux pour préserver ce quartier. Peut-être que pour défendre son intérêt patrimonial des fonds européens peuvent être demandés. Nous soutenons pleinement la démarche des habitants et associations qui une nouvelle fois sont visionnaires.

La mutation industrielle de la ville s’est faite avec le creusement du canal de Jonage et la construction de l’usine hydroélectrique de Cusset. Ce fut le plus gros chantier d’Europe à l’époque. Mais le canal à diviser la ville, il y a le nord et le sud.  

Près du canal, il y a un petit affluent du Rhône, la Rize qui est apparent sur Vaulx-en-Velin, mais souterrain sur Villeurbanne. Une association, « Au fil de la Rize » fait entendre l'avis des adhérents auprès des autorités locales pour préserver la Rize et améliorer leur cadre de vie des habitants. C'est aussi une association qui crée du lien et des événements: le nettoyage de la Rize, une sortie vélo, un vide-grenier, la fête de la musique, la fête du quartier, le repas de fin d'année.

Dans le cadre des journées du patrimoine, « le fil de la Rize » a fait revivre le temps d'une après-midi l’esprit ginguette avec friture et bal musette. Pour participer, Il était nécessaire de réserver, mais les coordonnées indiquées étaient celles d’un des employés municipaux licenciés par Hélène Geoffroy en juin dernier. D’où quelques inquiétudes les réservations ne venant pas. Fort heureusement notre homme à jouer la carte de l’altruisme malgré la rumeur qui veut qu’un potentiel remplaçant soit déjà en lice pour s’occuper du patrimoine vaudais.

Quand on est bénévole, on donne sans compter son temps et parfois son argent. Le président du fil de la Rize n’en revient toujours pas, se faire engueuler par une élue comme du poisson pourri, car celle-ci trouvait le temps d’attente trop long pour être servie. Des collègues sont venus lui dire qu’elle exagérait quand même un peu et le président de rétorquer que s’il n’avait pas mis deux heures à nettoyer la place Roger Laurent il aurait eu plus de temps pour s’occuper de l’intendance.

Quelle mouche a piqué celle qui est chargée de régler les conflits au sein de la fédération socialiste du Rhône. Va-t-elle présenter des excuses ?