En confiance ?

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Lundi 14 janvier 2019

En février 2016, la maire de Vaulx-en-Velin rétrograde sa 3e et son 13e adjoint au rang de simples conseillers municipaux pour des « différents persistants ». Une manière de ne pas donner de justification. Ces justifications malgré plusieurs demandes des intéressés et des journalistes ne sont jamais venues.

Et si c’était un courrier transmis mi-aout 2015 par le groupe agir pour Vaulx-en-Velin à Hélène Geoffroy qui avait allumé la mèche ?  Suivi par des rappels réguliers pour les mêmes raisons. 

Madame la Maire,

Durant les élections municipales de 2014, nous avons porté jusqu’au premier tour des projets concurrents, mais qui se sont retrouvés et accordés sur un grand nombre de sujets de façon à former une coalition municipale pour le second tour. Ce regroupement formé du Parti Socialiste, du Parti Radical de Gauche et d’Agir Pour Vaulx-en-Velin pour que notre ville change, pour qu’elle ne reste pas une des plus pauvres de France, pour qu’elle ne soit plus synonyme d’insécurité, de chômage, et bétonnage à outrance a obtenu la majorité des suffrages le 30 mars 2014. Nous sommes depuis début avril 2014 des partenaires travailleurs et loyaux à vos côtés pour le bien de notre ville.

Mais après un an et demi de travail commun, le constat est très contrasté. Des avancées ont eu lieu sur certains sujets (urbanisme, environnement, mode de gouvernance). Mais nombreux sont ceux restés au point mort, voir même qui donnent le sentiment d’une régression. Les habitants, les commerçants et même les chefs d’entreprises nous en font ouvertement la remarque mettant à mal nos actions. Certains manifestant le souhait de quitter une ville dont ils ne voient pas d’améliorations possibles et en subissent les contraintes au quotidien. C’est cet immobilisme qui aujourd’hui nous pousse, après une analyse de la situation et une réflexion globale, à vous demander de rapidement prendre les mesures qui nous semble indispensables pour gagner en crédibilité et en confiance,   en réorganisant :

·         l’équipe municipale des élus par des réaffectations de délégation (y compris des nôtres si vous le souhaitez) en privilégiant l’efficacité,

·         certains services (en particulier ceux qui interviennent auprès des habitants).

Nous souhaitons que cette réorganisation soit effective dès la mi-septembre, car les Vaudais en ont assez de faire les frais de l’image négative de notre ville.

                Nous sommes prêt  si vous le souhaitez,  à vous rencontrer afin d’en débattre et  faire des propositions concrètes sur cette réorganisation que nous sollicitons pour le bien des Vaudais.

Quelle a été la réaction d’Hélène Geoffroy face aux revendications des élus APVV (Marie Emmanuelle Syre, Virginie comte, Christine et Stéphane Bertin, Yvan Margue, Mattieu Fisher, qui à cette époque étaient en phase avec leur président de groupe et manifestement d'accord avec les arguments avancés.

Des réaffectations de délégations il n’y en a point eu suite à ce courrier et les transformations de service ont suivi le fameux rapport  « Auroux » que personne n’a jamais vu. Le degré d’exigence de l’APVV était-il justifié ?  La teneur du courrier est-elle toujours d’actualité ?

À la lecture d’un des derniers articles du progrès qui évoque le mécontentement d’habitants de l’allée des Marronniers et de la rue Claude-Chapuis sur les Stationnements sauvages, les déchets, les rodéos et trafics divers et « « Ceux qui osent se plaindre s’exposent à des représailles » au point que pratiquement une seule personne ose se manifester auprès des policiers j’aurais tendance à dire que des améliorations tardes à venir.

Quant à la propreté, voici un petit texte

« La rue, les gens l’empruntent en voiture, à vélo, à pied ; il la traverse jour et nuit, dans tous les sens, chacun à leur façon. Certains y jettent des détritus, parfois par inadvertance, beaucoup par négligence et d’autres volontairement. Il existe d’autres personnes qui ramassent les détritus, une armée même, qui fait le ménage pour que cette rue reste vivable. Pour certains c’est un métier mal payé qu’ils n’ont pas choisi, mais pour d’autres, cela tient de la mission parce qu’ils se sentent concernés. Il ne s’agit pas d’ériger les uns en héros et les autres en monstres, mais de constater des comportements différents. Certains individus ne comprendront jamais pourquoi jeter des détritus est mauvais pour la collectivité. Ils ne se soucient que de leurs petits intérêts et se moquent de celui d’une société dont ils bénéficient pourtant. Rien ne compte, hormis eux-mêmes. Beaucoup d’entre eux se croient malins, supérieurs. En face d’autres préfèrent passer leur vie à se taper la corvée plutôt que de voir la rue disparaître sous un chaos d’immondices. C’est une question de nature. Vous êtes volontaire pour assumer ou simplement bon à profiter. Vous vous montrez responsable ou pas. Pour quelles causes sommes-nous prêts à nous baisser pour ramasser ? Pour quels enjeux sommes-nous décidés à nous lever le matin pour nous battre. Je vois cette rue comme une version miniature de notre monde ».

Il y a longtemps que j’ai choisi mon camp, être actif pour ma ville, pour la collectivité quelque soit le pouvoir politique qui la dirige  et je suis déçu par ce que je vois lorsque je la parcours. Quand Muriel Lecerf l’élue chargée de ce domaine formule que « l’exécutif est actif et déterminé » je m’avoue dubitatif et étant comme Saint Thomas « je peine à croire car je ne vois pas ». Ce qui est dommage c’est que le conseiller municipal au cadre de vie pourtant plein de bonne volonté semble mis à l’écart comme une bonne partie de l’exécutif ou il est difficile de dire qu’il règne de la sérénité.

Je me suis inscrit à la nouvelle commission environnement sur le site de la ville par ce que cette démarche collective doit être encouragée en espérant qu’elle ne soit pas l’arbre qui cache la forêt électorale. J’attends que la commission se mette en branle. C’est urgent.

Thomas Petragallo

Rue Marguerite Yourcenar  (c'est récurrent) 

 

Rue Lamartine  (c'est récurrent )

A proximité de PRAIRIAL  Le plus ancien magasin BIO de l'agglomération et partenaire de la commission environnement