Quel est le but ?

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Lundi 7 janvier 2019

Une nouvelle année est toujours synonyme de changements et généralement de « bonnes » résolutions. Eh oui, il y a toujours quelque chose à améliorer en nous.

La ville de Vaulx-en-Velin n’échappe pas à la règle; pour mieux informer les vaudais elle procède en ce moment à la refonte de son site internet. Une démarche déjà entreprise il me semble quelques mois après la prise de mandat d’Hélène Geoffroy, mais qui apparemment n’a pas donné satisfaction.  

La communication en politique est un élément important, mais lorsqu’elle est biaisée, c’est comme de la margarine, facile à étaler, mais mauvaise pour le cœur. Aurons-nous droit au chaînon manquant ? Les comptes rendus des conseils de quartier, du conseil citoyen.

Mieux encore, aurons-nous le véritable agenda des activités de la ville ? Il semble dommage de passer à côté de réceptions organisées par la ville à l’intention de diverses personnalités. Bien sûr, il y a le journal municipal, mais un site internet se doit de coller à l’actualité.

Il y a cependant une volonté de transparence qui semble se dessiner. Il est dorénavant possible de formuler à partir du site internet de la ville des demandes de documents administratifs. Non pas cartes d’identité, passeports ou autres documents de cette nature, mais des dossiers, des rapports ou des études faites pour le compte de la ville, des factures, des comptes rendus, des statistiques …..L’éventail est large et régi par la CADA (Comission d’Accès aux Documents Administratifs).

Un recours à la CADA est à formuler lorsque la municipalité ne répond pas à la sollicitation d’un élu ou d’un citoyen. C’est vrai que l’on peut être curieux et avoir envie de demander des informations par exemple des statistiques sur les entrées des différents spectacles de la programmation du Centre Culturel Communal Charlie Chaplin. Ou bien prendre connaissance du fameux rapport Auroux.

Il faut reconnaître que pour l’instant mes demandes se sont soldées par un recours systématique à la CADA et pourtant la ville possède un service juridique donc en théorie elle est capable de déterminer ce qu’il est possible de communiquer ou pas. Ce jeu du chat et de la souris finit par encombrer la CADA et allonge les délais. Ce n’est pas très démocratique comme méthode, mais une bonne résolution de début d’année peut amener à changer les mentalités.

D’autant que dans le contexte actuel, la défiance envers les politiques n’a jamais été aussi grande, le grand débat qui va s’engager ne manquera pas de mettre en exergue le gouffre qui s’est creusé entre les élus et le peuple. Qui l’en blâmerait ? Les élus qui sont la représentation du peuple, le représentent-ils vraiment ou ne représentent-ils que leurs propres intérêts? Il est à craindre que la réforme institutionnelle de réduction de 30 du nombre de parlementaires et l'introduction d'une dose de 15% de proportionnelle aux législatives, dans le cadre de la réforme des institutions prévue pour 2019 ne soit pas suffisante. Le peuple a des exigences allant jusqu'à la promulgation des lois par les citoyens eux-mêmes en passant par la suppression des privilèges (salaires après mandats, emplois fictifs, indemnités, contrôle des notes de frais des élus, présence physique obligatoire des élus en Assemblée). Nul doute que les débats vont être animés.

Peut-on donner tort au peuple ? Pas à celui qui s’exprime à travers des exactions condamnables, casser n’est pas une solution, mais celui qui est miné par l’anxiété des fins de mois difficiles et l’avenir de ses enfants. Celui qui ne supporte plus les privilèges et demande plus de justice. Ce peuple-là, il va falloir le convaincre et cela va être de plus en plus difficile pour les partis politiques classiques, mais également pour celui qui avait fait la promesse d’un Nouveau Monde finalement aussi critiquable que l’ancien.

Thomas Petragallo