PLUH plus ou PLUH moins ?

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Vendredi 22 juin 2018

Depuis que le nouveau plan local d’urbanisme et d’habitat (PLHU) a été rendu public pour la partie qui concerne plus spécifiquement notre ville, sa lecture laisse place à plus ou moins d’interrogation, car en fonction des uns et des autres son interprétation diffère. Et c’est un peu la guerre des Stéphane que se livrent l’adjoint à l’urbanisme et le président du groupe APVV.

Cette différence d’appréciation s’est traduite par un vote opposé lors d’une délibération du conseil municipal. L’un étant favorable aux propositions de la Métropole, l’autre votant contre une situation allant à l’encontre de l’intérêt des Vaudais. Délibération qui a couté son poste à l’adjointe au logement dans des conditions ubuesques.

Notre quotidien local « le Progrès » dans un article récent saisit la balle au bon pour en faire un article. Celui-ci interroge sur le futur en matière de construction et capte les avis de chacun de nos deux protagonistes sans pour autant donner son avis sur la réalité de la situation. Nous pensions qu’un travail journalistique comprenait une part d’investigation, mais cela devait être ce qui se faisait le siècle dernier.

En fin de compte l’article se limite à la parole de Stéphane contre la parole de Stéphane. Leurs sympathisants respectifs sympathisants boiront les paroles de chacun d’eux, une partie des lecteurs lira l’article en diagonale et quelqu’un suivra le sens du vent.

Nous avons souhaité aller un peu plus loin dans la démarche en consultant l’ancien et le nouveau PLU pour le secteur qui concerne le château puisque c’est celui qu’a pris en référence l’adjoint à l’urbanisme dans l’article du progrès.

Les acronymes sont quelque peu barbares, AUD2a, AUD2b, AUC1b, UD2a pour le PLU en cours et AURm2d, AURi1a, AURm2b pour le PLUH en cours de validation….Fort heureusement des explications sont disponibles sur le site de la métropole.

 http://plu.grandlyon.com/data/reglements/REGLE_P.pdf

 http://pluh.grandlyon.com/data/pdf_generaux/REGLE.pdf

Ainsi chacun pourra se forger sa propre opinion en consultant les documents. C’est un peu rébarbatif, mais au bout d’un moment si cela ne devient pas forcement limpide, les éléments sont compréhensibles.

Sur le secteur du château après analyse des deux situations qu’est-ce qui se passe ?

Le PLU actuel considère la zone en question comme non ouverte à l’urbanisation (AU..), alors qu’aujourd’hui cette limitation tombe.

La difficulté de l’analyse est de considérer les rapports entre l’espace dédié à la construction et la hauteur autorisée des constructions. Si sur le PLU actuel les hauteurs de construction sont fortes que sur le PLUH en cours de validation, le coefficient d’emprise au sol lui suit le cheminement inverse. En clair comme le dit l’adjoint à l’urbanisme, les hauteurs des constructions seront effectivement plus faibles, mais ce qu’il oublie de dire c’est que la construction pour s’étaler plus fortement et que l’un dans l’autre la surface bétonnée est plus importante d’où plus d’étalement. Conclusion dans ce secteur tout du moins, le PLUH apparait moins favorable que ne l'était le PLU. 

À toute règle, il y a des particularités. Par exemple celle de la continuité. En effet, il est possible de s’aligner sur la hauteur des habitations limitrophes afin de garantir une cohésion d’ensemble. 

D’autre part, les constructions à destination d'équipements d'intérêt collectif et services publics et les installations nécessaires à un service public peuvent avoir une hauteur* différente de celle fixée dans la zone correspondante par le PLUH, dès lors qu’existent des contraintes ou spécificités architecturales, techniques ou fonctionnelles. Dans ce cas, la hauteur* de la construction est déterminée afin de répondre à ces contraintes tout en prenant en considération les caractéristiques dominantes de l’environnement urbain dans lequel s’inscrit la construction ou l’installation.

Un pôle gérontologique est prévu dans ce secteur, nous apprécieront alors comment il s’intègrera dans le paysage sur les 19 534 m2 places de stationnements compris.

À la question va-t-on réduire le nombre de constructions à Vaulx-en-Velin ? Pour passer de 58% de logements sociaux en 2017 à 50% comme il est mentionné dans l’article du Progrès (il y avait déjà 58% de logements sociaux en 2014) cela va être difficile sans construire un nombre important de nouveaux logements.

De plus, il est difficile de refuser un permis de construire à un promoteur ou un particulier si son projet respecte le code d’urbanisme. À Vaulx-en-Velin, des acquisitions d’habitations sont faites parce que la parcelle peut être divisée et ainsi accueillir d’autres habitations et on assiste à un étalement diffus.

 

La métropole n’a-t-elle pas également son mot à dire car dans sa projection pour les années à venir elle tient bien compte de ce qui est susceptible d’être construit sur chaque commune. 

Puis finalement il y a toujours une bonne raison de construire ne serait-ce par ce qu’il faut bien loger les gens. Et nous verrons bien si les permis de construire sont accordés ou non faute d’une ligne forte de transport. Hélène Geoffroy ne devrait en connaissance de cause refuser de signer le permis de construire de la future médiathèque du Mas du taureau puisqu’il n’y aura pas de tramway avant des lustres. Par contre pour aller à confluence le Systral a trouvé 10 millions d'euros pour prolonger le T2.