Incompréhensible condamnation pour la municipalité.

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Lundi 4 février 2019

Quand un conflit de voisinage s’achève par la condamnation de la municipalité.

Après plusieurs années de conflit avec un voisin (une médiation n’a pas abouti) qui apparemment joue la provocation en garant son véhicule juste en face d'un portail privatif,  ce qui contrarie les manœuvres , une habitante de la rue des cardons demande en 2015 à la municipalité de refaire le marquage au sol des emplacements de stationnement de la rue.

Bien que privée, la rue des Cardons fait l’objet d’un arrêté du 25 novembre 2002 fixant les conditions de stationnements. L’article 1 précisant que : « Le stationnement des véhicules est autorisé sur les emplacements aménagés à cet effet et matérialisés au sol par de la peinture ». Ces emplacements étant repérés sur un plan de la copropriété.

La peinture des emplacements ayant disparu, la demande semblait légitime, mais il a fallu pour faire valoir de droit, après plusieurs échanges avec la ville, engager une procédure auprès du tribunal administratif. C’est quand même curieux d’en arriver à une telle extrémité ? Alors que la ville dispose d’un service juridique qui je suppose est à même de comprendre le fond d’un arrêté.

Le tribunal administratif a donc condamné fin décembre la ville de procéder à la suppression et à l’interdiction de l’emplacement de stationnement en question et l’a condamnée à verser 1 200 € à la plaignante au titre des frais engagés.

2018 une mauvaise année pour Hélène Geoffroy qui a vu s’enchaîner les condamnations. À ma connaissance ce serait la cinquième. Et 1200 euros de perdus pour les vaudais pour ce que je pourrais caractériser comme étant une négligence et au-delà un manque de respect et de considération envers l’habitante.

L’adjointe aux travaux, Muriel Lecerf, qui ne donne aucune explication sur le fondement qui a conduit à une procédure explique au journal le progrès que la mairie travaille sur un arrêté afin de formaliser l’interdiction de stationner. . « Une “croix de Saint-André” (la même que sur le drapeau écossais et instrument du martyre d’un apôtre) devrait prochainement être tracée au sol afin de prévenir tout stationnement gênant », précise l’élue. Le jugement stipule que la Ville a jusqu’au 12 février pour s’exécuter.

Thomas Petragallo