La piscine de l’ENTPE dévastée

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Lundi 17 juin 2019

Il y a quelques jours, des personnes se sont introduites dans les locaux de l’école nationale des travaux publics de l’État (ENTPE) et ont dégradé la piscine. Celle-ci est fermée jusqu’à nouvel ordre. Ce n’est pas la première fois qu’une intrusion a lieu, mais jamais les dégradations n’avaient atteint un tel niveau. Il a fallu la matinée complète pour ôter de la piscine tout ce qui a été jeté à l’intérieur.

Pour les jeunes du quartier, L’ENTPE, n’est pas une école, c’est la piscine, car c’est ici que nombre d’entre eux ont appris à nager. C’est donc une parfaite idiotie cette dégradation gratuite de la piscine et des locaux.

En pleine campagne des municipales, la communication va battre son train et il va falloir répondre aux « « habitants très en attente » en termes d’incivilités et d’insécurité.

La commissaire de police Sidonie Laroche a délivré les chiffres 2018 de la délinquance sur Vaulx-en-Velin. Le taux général par habitant baisse : il passe de 97/1 000 à 93/1 000. Ce n’est pas la peine d’épiloguer sur ces chiffres, car la baisse est symbolique et ce n’est pas le reflet de la réalité, car beaucoup de plaintes ne sont pas déposées.

Pour preuve que cela ne va pas après cinq années de mandat, le Parquet a décidé de mettre en place un groupe local de la délinquance (GLTD). Un outil destiné à unir différents partenaires pour mieux lutter contre l’insécurité, le trafic de drogue, la déscolarisation. Et les délits routiers ?

Le GLTD concerne des sites « Hors-Droit ou en voie de le devenir » avec objectif de rendre ceux-ci à des conditions de vie supportables. Il se veut temporaire, de l’ordre de six mois à un an afin de pouvoir réinvestir une autre ville.

Élus locaux, magistrats, forces de l'ordre et autres acteurs tels que les bailleurs sociaux, la protection judiciaire de la jeunesse ou encore l'Éducation nationale composent les Groupes locaux de traitement de la délinquance.

Ils sont synonymes d'efforts mutualisés et ne s'accompagnent pas nécessairement de moyens ni d'effectifs supplémentaires.

Emmanuelle Dubée, préfète déléguée à la défense et à la sécurité, a fait « le constat » que chaque vaudais réclame à cœur et à crie depuis 20 ans. Afin d’améliorer la vie quotidienne des habitants à moyen terme, il faut apporter une réponse à court terme : « Il faut donc une réponse immédiate ». Je ne sais pas comment il faut prendre cette illumination de la préfète.

Mais ce que je sais, c’est qu’il faut répondre à cette petite délinquance, notamment de mineur qui empoisonne la vie dans certains endroits bien connus de la ville. Le GLTD une annonce de plus destinée a communiqué ou enfin un outil efficace ? Mais surtout la volonté qui compte. 

Thomas Petragallo