Massacre au roto fil.

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Mardi 14 juillet 2015

Voici la dernière tendance en termes d’entretien des espaces verts. Fini la tondeuse, vive le roto fil.  Nous avions été surpris il y a quelques semaine par la hauteur de l’herbe  (cliquer ici ) et après un moment de réflexion  nous avions pensé à une action de Mathieu Fischer l’élu chargé des questions de développement durable . Après la limitation de l’usage du désherbant laissant ainsi proliférer les mauvaises herbes (mais on fini par s’y habituer et trouver que c’est finalement un moindre mal) c’est peut être une action en faveur des insectes ou autres espèces. En effet, il est à remarquer que contrairement aux années passées, il est possible de faire de longues distances en voitures sans que le pare-brise soit couvert d’insectes écrasés. Ce n’est pas qu’ils ont appris ce qu’était une voiture, mais ils sont en forte diminution.

Mais apparemment ce n’est pas cela, sans doute plus surement une stratégie pour réduire le nombre d’interventions. À un moment donné, il faut se résoudre à couper, mais ce n’est pas une faux qui a été choisie pour couper l’herbe ni des chèvres, mais un roto fil thermique.

N’étant pas des experts en la matière, nous ne savons pas si c’est l’outil adapté pour ce genre de mission, mais ce que nous pouvons dire c’est que d’une part lorsque l’on passe à proximité d’un rond-point ou nos « jardiniers » sont à l’œuvre ça craint pour la carrosserie des voitures à cause des projections de graviers. C’est encore plus percutant en bicyclette. D’autre part, comme on peut le voir sur la photo, les déchets de toutes natures se trouvant disséminés dans les hautes herbes ne sont pas préalablement enlevés et c’est du hachis de sac en plastique que l’on retrouve après le passage des engins. Pas sûr que ce soit finalement très écologique comme solution.

Comme nous l’avons souligné dans notre article d’hier, le Grand Lyon n’a pas ménagé sa peine et ses hommes pour effacer les traces des troubles de la nuit, mais les services de la ville nous semblaient absents. Nous en revenons toujours à la même question, que font les services de la ville. Il y a soi-disant 68 personnes chargées du cadre de vie et nous sommes désolés de constater qu’il y a pas une adéquation entre ce que nous serions susceptibles d’espérer et la réalité de terrain. D’autant que bien souvent ce sont des entreprises extérieures qui interviennent comme c’était le cas lundi rue Duclos ou pour le « nettoyage » du secteur dédié à la commémoration du génocide arménien. Nous n’avons pas poussé le vice jusqu'à demandé aux personnes intervenant avec les rotos fil, s’ils elles étaient employés municipaux ou externes. C’est une vraie question, car à plusieurs reprises nous avons souligné l’état pitoyable de nos massifs alors même qu’il est précisé que nous avons des serres municipales qui produisent nombre de plantes. Lors des conseils municipaux, Muriel Lecerf ne manque jamais une occasion pour souligner l’excellence des employés municipaux, mais même ses camarades de la majorité soulignent qu’elle souffre du syndrome de Stockholm !!!!

   

Voilà maintenant 16 mois que la municipalité a changé d’exécutif avec la volonté affirmée de montrer ce donc elle était capable. 16 mois c’est plus que suffisant pour restructurer une administration qui soi-disant ne fonctionnait pas. Beaucoup d’entreprises auraient déposé le bilan avec un tel délai. D’autant plus que le messie est passé dans nos murs pour faire partager à nos élus son expérience, mais nous attendons toujours les conclusions du rapport de monsieur Auroux qui semble avoir été remis à Hélène Geoffroy il y a plusieurs semaines. Mais cette dernière n’est  apparemment pas pressé  de le commenté aux habitants. Dans un souci de transparence si cher à l’exécutif municipal.  En attendant, les frais de personnel ont augmenté de 7% et les recrutements se poursuivent. (Policiers municipaux, personnel dédié à la vidéo surveillance, et responsables de service). Dans un article de Lyonmag,  pas particulièrement favorable à notre Députée-maire il est fait état du recrutement  de la directrice de l’association Médialys à la rentrée.

La charge que représente le personnel  municipal sur le budget de la ville n’est pas  critiquable si des résultats tangibles sont en corrélation.  C’est comme l’éclairage des rues, nous avons le sentiment que dans des secteurs cela fonctionne par intermittence.  

C.A