Qui est le maillon faible de la chaîne?

Share

Jeudi 12 septembre 2013.

Depuis quelques années la municipalité dans le cadre de la semaine de la propreté initiée par le Grand Lyon organise une matinée citoyenne pour le ramassage des déchets de la Rize avec des habitants du quartier et au-delà. Elle aurait dû avoir lieu le samedi 25 mai mais les conditions climatiques en ont décidé autrement. Elle a été finalement reporté le samedi 6 septembre mais sans que le service communication de la ville n’en face état (lire nos articles du 19 juin 2013 et du 1° septembre 2013) avec pour conséquence une faible participation des habitants pour un rendez-vous qui aurait dû constituer un trait d’union entre Vaudais sensibles à leur environnement et patrimoine. A 9 heures du matin, les services techniques étaient à l’œuvre, posant des cônes sur la chaussée pour définir un périmètre sécurisé. Mais il n’y avait pas grand monde qui s’activait pour le nettoyage.

Un peu plus tard dans la matinée quelques habitués dont notamment des membres d’associations et cinq enfants remplissaient quelques sacs de détritus mais bien peu par rapport à ce que cela aurait pu être si la volonté publique était là. La municipalité n’a chanté que la moitié de la messe ; il aurait été profitable qu’elle la chante en totalité. Comment lancer une dynamique si on ne lui donne pas une priorité ? Trois élus (Mme Oliver, M Moine et M Mandolino) étaient au travail. Quelques autres élus sont venus faire acte de présence à l’heure de la collation telle notre députée Hélène Geoffroy. N’aurait-elle pas pu faire plus qu’une présence politicienne ; aurait-elle pu consacrer une petite part de sa réserve parlementaire pour faire de cette action un événement majeur ? Probable. Notre Conseiller Général lui aussi est passé pour une petite visite car il faut soigner sa communication mais pas si simple à la veille d’une augmentation de 17% des impôts du conseil général. Ce ne sont pas des actes de présence qui soulignent l’intérêt. Il y a des moments où il faut mettre les gants et faire. La nécessité d’impulser un mouvement demande un effort de tous.

Que représente la Rize, un peu d’histoire.

Photo par HRannou

La Rize est un petit affluent en rive gauche Rhône qui traverse les communes de Décines, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne. Il a été mis en égout sur la quasi-totalité de son cours aux XIXe et XXe siècles, seule une portion restant à l'air libre au nord du canal de Jonage sur la commune de Vaulx-en-Velin. C’est cette portion qui offre aujourd’hui aux promeneurs à pied ou à vélo, des berges agréables, une faune et une flore d'une grande diversité, un parking engazonné, un parcours de santé, des jeux pour les enfants, une eau pure et un parcours d'initiation à la pêche.

D'environ 15,7 km de longueur[] (IGN), le ruisseau est déjà mentionné au XIIe siècle. Avec le développement industriel, le cours d’eau est victime de la bonne réputation de ses eaux. Elles servent alors aux teintureries, tanneries et autres activités polluantes et leur qualité se dégrade. En 1894, lors du creusement du canal de Jonage le cours supérieur de la Rize est totalement absorbé par l’ouvrage. En 1896, en aval du pont de Cusset, on fait passer la rivière sous le canal par un siphon mais la survie de la rivière est de courte durée. Avec les développements de Lyon et Villeurbanne, l’envasement s’accélère et elle continue à être couverte et enfermée dans des tunnels souterrains pour que les architectes puissent bâtir en surface. La rivière ne subsiste plus que dans la mémoire des anciens et sous forme d’égouts à Lyon. Elle vit encore sous la forme d’un canal, parallèle à celui de Jonage grâce à un projet intercommunal, baptisé « Les bords de la Rize », réalisé par le paysagiste Pierre Pionchon, au début des années 1990.

Un peu d’humour….

Quelques heures après l’opération de nettoyage, un véhicule est venu achever volontairement ou non sa course dans la Rize. On dit toujours que la nature a horreur du vide !!!!