L’école maternelle Langevin s’agrandit encore

Share

 Vendredi 30 octobre 2015

 Pour répondre à l’évolution des effectifs scolaires, la Ville a réaménagé courant 2014 avec 7 mois de travaux l’école Langevin en créant trois classes supplémentaires dans une extension bâtie côté rue Franklin. Le coût  des  travaux était estimé à environ 750 000 euros. 

L’aménagement de 2014 ne suffisant pas pour faire face à l’accroissement du nombre d’enfants dans le périmètre, l’extension de l’école maternelle  Langevin se poursuit en 2015 avec l’ajout d’éléments modulaires destinés à accueillir de nouveaux élèves.  Le coût des travaux avoisine les 250 000 euros.

La nécessité de construire de nouvelles écoles ou d’ajouter des classes dans les groupes scolaires existants est une préoccupation municipale qui doit répondre à l’accroissement de la population Vaudaise. Cette impérieuse nécessité doit-elle cependant être réalisée en dehors du respect des règles d’urbanisme ? C’est la question que pose l’association Vaulx-en-Velin Village à travers un courrier qui a été adressé à Hélène Geoffroy députée/maire de Vaulx-en-Velin au début du mois d’octobre et dont nous avons trouvé une copie sur le site de l’association (cliquer ici).

En premier lieu, il est reproché à la municipalité de réaliser les travaux sans avoir déposé de permis de construire. En principe, tout acte de construction est soumis à autorisation administrative préalable d’occuper et d’utiliser le sol. L’objet de cette autorisation est d’assurer le contrôle du respect par le projet des règles d’urbanisme en vigueur. Les collectivités n’échappent pas à cette obligation. Un panneau règlementaire doit être affiché de manière visible sur le lieu des travaux. Ce qui effectivement ne semble pas être le cas.  

Le second point  concerne le fait que les travaux se déroulent sur une zone classée N2 qui règlemente l’occupation, et l’utilisation des sols.  Les possibilités ouvertes sont assorties de réserves. En principe les zones réputées naturelles sont  inconstructibles. Cependant en se référant au plan local d’urbanisme du grand Lyon les zones N2 peuvent dans certaines conditions faire l’objet d’aménagements. 

Le dernier point concerne la démolition d’une partie de l’école construite il y a environ trois ans.  Apparemment dans le but de faire place à la nouvelle extension.

La députée-maire n’a pas répondu au courrier fait par le président de l’association et d’après les personnes que nous avons questionnées, le conseil de quartier n’a pas été informé du projet de construction et de sa logique.

Nous pensons que tout le monde a conscience de la nécessité de construire des classes supplémentaires pour accueillir les enfants des Vaudais. Nous ne reviendrons pas sur le fait que cette croissance aurait dû être plus largement anticipée par l’ancienne municipalité et que,  en ce qui concerne Langevin et tous les problèmes rencontrés que ce soit d’extension ou de stationnement anarchique, la fermeture de l’école maternelle  Cachin en 2011 n’a pas arrangé les choses. Néanmoins, aujourd’hui la concertation apparait comme un préliminaire indissociable de tout projet. Faisant partie intégrante du pacte passé avec les Vaudais lors des dernières élections municipale et fortement revendiquée dans le cadre des conseils de quartiers, elle nourrit une attente de la part des personnes impliquées dans la vie Vaudaise.

On ne peut pas d’un côté appeler de tous ses vœux les citoyens à s’engager dans la démocratie participative  et de l’autre laisser le silence s’instaurer lorsque celui s’interroge. Le silence nourrit aujourd’hui plus encore qu’il y a quelques années un sentiment de défiance et de suspicion notamment lorsque des questions sont posées et qu’elles restent sans réponses. C'est retomber dans les travers dénoncés avec acharnement sous l'ancienne municipalité. 

Récemment, nous avons été surpris par la démission du vice-président du conseil de quartier du village. C’est un conseil de quartier qui semblait avoir trouvé sa vitesse de croisière avec une forte implication de ses membres  à la grande satisfaction de son vice-président. S’épanchant dans la presse  Fabrice  Baudin de thé en dehors de son exaspération concernant des propos déplacés à répétition sur lesquels nous reviendrons ultérieurement fait part d’une lassitude concernant des difficultés à travailler avec la municipalité et les services municipaux. « J’ai l’impression que les élus et les services n’étaient pas prêts à collaborer avec les conseils de quartier et leurs représentants.  Ce manque de concertation est le premier motif de ma démission » dit –il. Ces considérations nous donnent le sentiment que ceux qui  réclament un jeu collectif sont les premiers à la jouer solo.  Attendons la suite des événements, car les questions restées sans réponses reviendront sans doute sur le tapis lors de rencontres avec le conseil de quartier et madame la députée/maire ou avec l’adjointe aux travaux. Nous ne voudrions pas rester sur une mauvaise impression. Celle d’un passage en force. Même l’intérêt général nécessite le respect des règles.

 

C.A