Un acte politique est une action en plusieurs temps

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Dimanche 2 novembre 2014

Pour le commun des mortels que nous sommes, il n’est gère aisé de comprendre à quoi correspond une action politique et quel est son cycle de vie. Comme pour un produit classique, il y a la phase de conception. C’est le temps de l’imagination, la définition des besoins et pour quel objectif. La finalité du concept est de faire en sorte que l’enrobage soit bon et vendeur et si possible pas trop cher. Encore que, si dans le monde de l’entreprise ce dernier point à du sens, dans celui de la politique c’est un peu moins vrai.

 

Le temps de la communication prend le relais. Il n’est pas négligeable et c’est le plus important. C’est un vrai chantier à lui tout seul ou il convient de mettre le produit en tête de gondole. Lui donner son sens, sa visibilité. C’est le temps des signatures ou l’on reçoit en grande pompe et la presse et les partenaires. C’est le temps de l’image et de la double page dans le journal municipal ou dans les blogs. L’élu déclame sa foi et sa volonté de mettre en œuvre ce vaste chantier ou d’y adhérer s’il n’en est pas à l’origine. C’est le temps des flashs, des congratulations et de la satisfaction idyllique.

 

Ensuite, il y a le temps de l’action. C’est le plus ingrat car moins visible et surtout il faut répondre à l’impatience des électeurs. Pour cela il faut du travail, de l’implication, convaincre, coordonner les partenariats, élaborer des indicateurs. Bien sûr pour répondre à ce besoin, le personnel à disposition ne suffit pas. La bonne personne, la bonne compétence n’existent pas. Il faut donc créer un poste, un chargé de mission. Bon c’est vrai que la cour des comptes dénonce le fait que les collectivités locales ont tendance à vouloir s’occuper de plus en plus de champs d’action différents ce qui entraine une hausse des dépenses de personnel et alors, les impôts locaux sont la pour compenser.

Il faut donc prendre la température, poser des jalons, définir des indicateurs pour pouvoir mesurer l’état d’avancement. Pouvoir mesurer si la direction est bonne ou s’il faut prendre de nouvelles orientations.

Dans cet exemple, la vision politique d'après Stéphane Gomez  n’est pas de distribuer du pain et des jeux pour masquer tout le reste mais de porter un vrai projet de vie, de vivre ensemble. Les images montrent que pour l'instant il y a le pain sur la planche et les jeux. Reste maintenant à démontrer concrètement la volonté de traduire les paroles en actions et notamment pour l’adjointe de quartier qui va devoir s’investir au delà de son créneau horaire d’une soirée par semaine. Nous avons posé nos jalons et ne manquerons pas de vous tenir informés de l'évolution du quartier de la Balme.

V.L