Le Centre Aquatique : le projet à 18,3 millions d’euros

Le vendredi 20 Septembre 2013

Vieux projet qui est dans les cartons depuis une dizaine d’années, la nouvelle piscine de Vaulx-en-Velin rebaptisée « Centre Aquatique » (cela fait mieux pour nos édiles d’inaugurer des centres aquatiques que des piscines), devait voir le jour, selon le programme de Maurice Charrier lors des dernières élections, entre 2008 et 2014. En fait de centre aquatique, les Vaudais n’ont rien. Ni nouvelle piscine, ni centre nautique. Seulement une vieille piscine des années 70. Pourquoi les Vaudais doivent-ils se contenter de leur vieille piscine ? Nous allons vous l’expliquer.

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L’usine Tase, un cas d’école…. Ou comment lutter contre la réécriture de l’Histoire

Dimanche 15 septembre 2013.

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, une table ronde s’est déroulée mardi 10 septembre au sujet de la protection du patrimoine avec en introduction le cas de l’usine Tase et le cheminement qui a conduit à son inscription à l’inventaire des monuments historiques (arrêté du 25 mai 2011).

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L'information des habitants encore en vacances!

Dimanche 1° Septembre 2013

Malgré les 13 personnes qui travaillent pour Vaulxenvelin.com et pour Vaulx Le Journal (lire notre article du 8 juillet 2013), le site web de la Ville n’a pas été mis à jour de quelques informations très importantes pour notre ville !

Médiavaulx, qui s’est engagé à offrir une information différente, objective, et argumentée va pallier cette fois au site municipal pour vous informer du calendrier des semaines à venir. En effet, à part la compétition de boules de ce week-end, ou encore les films qui vont sortir au cinéma « Les Amphis », il semble qu’il ne va rien se passer sur la ville dans les semaines à venir. Que nenni !

Voici quelques (pas tout, malheureusement) évènements à ne pas manquer :

1°) Réunion PLU-H (Plan Local d’Urbanisme et Habitat) : Mardi 10 Septembre 18h à l’Espace Commaret de Charlie Chaplin. Le Grand Lyon va réorganiser en profondeur le Plan Local d’Urbanisme, comme cela se fait tous les 8 à 10 ans. Il intégrera aussi cette fois le Plan Local de l’Habitat pour donner les grandes lignes des programmes de construction (en particulier les logements sociaux) sur chaque commune. Les orientations de ce nouveau Plan Local d’Urbanisme donneront les orientations de la ville pour les dix ans à venir : voulons nous passer à 55.000 voire 60.000 habitants en 2020 ? Voulons-nous densifier, garder notre zone maraichère ? Où voulons-nous des espaces verts ? Quelles seront les futurs emplacements de voirie ? Etc…

Vous pouvez participer en donnant votre avis, et venir écouter les Vice-Présidents du Grand Lyon en charge de cette concertation, ainsi que M Le Maire ! Cette réunion définit notre avenir à tous ! Il est important d’y participer !

2°) Plan d’Exposition au Bruit :

Vous avez déjà pu lire sur ce site plusieurs articles sur les nuisances de l’aéroport (entre le 4 et le 22 mai à retrouver dans la rubrique « Territoire et Environnement » onglet «Environnement »). Le trafic de Bron est en pleine croissance, les nuisances augmentent et on ne fait rien pour protéger la population. La Préfecture doit mettre en place un nouveau Plan d’Exposition au Bruit (PEB) pour définir les zones qui seront impactées par les nuisances sonores. A ce sujet nos élus avaient d‘ailleurs voté contre l’augmentation du trafic en Mars 2011, mais pour la création des quatre zones de bruit. La préfecture ayant enfin fini son document, le nouveau PEB est soumis à enquête publique du 6 Septembre 2013 au 9 Octobre 2013. Le cahier de consultation sera disponible tous les jours en mairie, et le commissaire enquêteur recevra à Vaulx-en-Velin le lundi 09 septembre de 14h à 17h. Nous sommes à la traîne sur ce dossier ; la mairie de Chassieu a par exemple déjà mis en ligne l’avis officiel : www.chassieu.fr/avisPEB_BRON.pdf‎. La mairie vaudaise s’est contentée, elle, de soutenir une pétition d’habitants il y a 6 mois ! Elle devrait plutôt annoncer cette enquête et encourager la participation publique pour que chaque habitant vienne exposer ses préoccupations sur les nuisances actuelles et futures et ce qu’il souhaite pour Vaulx-en-Velin !

3°) Nettoyage de la Rize le samedi 7 Septembre 2013. Comme chaque année, lors de la semaine de la propreté, plusieurs associations, dont « Au fil de la Rize », organisent en partenariat avec la mairie le nettoyage de la rivière La Rize. Cette année, le printemps ayant été pluvieux, cet évènement a été reporté. Le nettoyage de la RIZE aura donc lieu samedi prochain 7 Septembre à partir de 8h. Il est usuellement suivi d’un buffet pour tous les valeureux Vaudais qui participent au nettoyage. Venez nombreux découvrir ce joli quartier, tout en participant à un geste écologique ! Ambiance garantie !

4°) Cantines fermées le 10 Septembre pour cause de grève. Ceux qui ont inscrit leurs enfants un peu tôt en début de vacances, n’ont probablement pas été informés : la cantine sera fermée le 10 septembre, pour cause de grève. Les enseignants suivront peut-être, mais il faut leur laisser le temps de rentrer ! Parents, organisez-vous !

Nouveau ministre de la ville, constat, nouvelle politique de la ville……..

Le 27 aout 2013.

Le Programme national de rénovation urbaine (PRNU) a dix ans. À cette occasion, le ministère de la Ville a demandé en septembre dernier à l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) de « réaliser le bilan évaluatif le plus complet possible de ce programme ». Ce bilan a été effectué sous la direction de Bernadette Malgorn, Conseillère à la Cour des Comptes et Présidente du Conseil d’Orientation de l’Onzus. De son côté, le comité d’évaluation et de suivi (CES) de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) constate l’échec de ses ambitions sociales, et appelle à un « changement de ses principes directeurs ». Dans son rapport de suivi annuel, rendu public le 8 février 2013, il estime que l’un des grands objectifs de la loi de rénovation urbaine qui visait à « casser les ghettos » et à favoriser la « mixité sociale via une diversification de l’habitat » pour en faire des quartiers comme les autres, a échoué. Le rapport observe que « les classes moyennes ne se sont pas installées massivement » dans les quartiers rénovés, « et on a même assisté au cours des années 2000 à une augmentation des disparités économiques entre les ZUS et leur environnement ».

Le rapport de l’Onzus a été remis à François Lamy, Ministre Délégué à la Ville. Il fait état quand à lui d’une situation mitigée : si le PNRU a bien été doté « de moyens puissants » et s’il a été « plébiscité » par les habitants, il n’a toutefois pas atteint ses objectifs : « les indicateurs de la situation des quartiers sensibles évoluent peu. Le chômage y est toujours à peu près le double des autres quartiers, et la pauvreté trois fois plus prégnante ». Constat identique au niveau des logements. Le programme défini alors par Jean-Louis Borloo en 2003 prévoyait 250 000 démolitions en cinq ans, 200 000 nouveaux logements et 200 000 rénovations, le PNRU n’a toujours pas atteint ces chiffres… alors qu’il a été prolongé de dix ans supplémentaires. Ce sont 140 000 logements qui ont été détruits, pour 150 à 165 000 recréés (« 80 à 85 000 hors logement social et 70 à 80 000 logements sociaux »).

En définitive, au 31 décembre 2012, « plus de 20 milliards d’euros de travaux avaient été réalisés » – sur 45 milliards programmés. Alors, pourquoi cet échec relatif à améliorer la situation globale des quartiers sensibles ? En partie, explique Bernadette Malgorn, parce qu’ils restent soumis à d’importants phénomènes de « mobilité résidentielle » : les familles qui ont acquis quelques moyens s’empressent de quitter ces quartiers, et sont remplacées par de nouvelles familles « en situation plus difficile ». (NDLR : ce qui se vérifie à Vaulx-en-Velin, considéré par de nombreux vaudais comme un lieu de passage en attendant mieux !). L’un des enjeux de la politique de la ville reste donc, pour l’auteure du rapport, la promotion de la mixité sociale.

Au vu de ces rapports et s’appuyant sur les conclusions d’une concertation nationale engagée fin 2012, François Lamy, a dévoilé, la nouvelle méthode qui permettra de réformer l’actuelle géographie prioritaire de la politique de la ville, au profit d’une "nouvelle géographie qui se veut simple, lisible, objective... et donc transparente". Cette méthode devrait lutter contre le « saupoudrage » et la « dilution » des moyens. Il a indiqué que le critère du revenu serait le critère unique de référence de cette nouvelle géographie qui concernera à la fois des quartiers de banlieues, "mais aussi la France urbaine en milieu rural, la France périurbaine et la France ultra-marine". Comme l’a souligné François Lamy, il était grand temps : à force d'avoir multiplié, ces quarante dernières années, différents types de zonages, de dispositifs d'appui, de programmes... la politique de la ville est désormais marquée par un éparpillement des moyens et une dilution contreproductive des efforts. Entre les Contrats Urbains de Cohésion Sociale (Cucs), les Zones Franches Urbaines (ZFU), les Zones Urbaines Sensibles (ZUS)... ce sont plus de 2 400 quartiers (à comparer aux 77 des années 1970) qui se répartissent le - limité - budget de la politique de la ville soit 500 millions € par an.

Le ministre entend ne proposer qu'« une seule notion », celle de « quartiers prioritaires ». La part de population à bas revenus sera le « critère unique de référence » ; un critère qui a fait consensus à l'issue de la concertation menée sur la réforme de la politique de la ville, a rappelé le ministre pour anticiper les critiques à venir. Ce critère (établi à 60 % du revenu médian de référence, soit 11 250 euros par an) a l'avantage d'être « révélateur des différents types de précarité et difficultés concentrées sur un territoire », souligne le ministère. La méthode du carroyage de l'INSEE (étude par 200 m2) sera utilisée pour définir à partir de ce critère le périmètre dit « sensible qui tiendra compte de l’offre de transports, de la présence d’infrastructures, qui font le vécu d’un quartier et les raccordent entre eux ». C’est donc la méthode qu'il entend appliquer pour délimiter les futurs 1000 quartiers prioritaires (une version provisoire sera publiée en Septembre 2013) sur 2 500 aujourd’hui. Sortiraient ainsi du dispositif de la politique de la ville 1500 quartiers actuellement couverts par un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS). Exit aussi les zonages spécifiques découlant des différents dispositifs, tels les zones franches urbaines (ZFU), les zones urbaines sensibles (ZUS) et les CUCS.  On sent monter comme une inquiétude dans les villes qui « sortiront de la politique de la ville ». Comment cela va-t-il se traduire pour Vaulx-en-Velin, troisième ville la plus pauvre de France ? En théorie notre ville devrait bénéficier à plein de la nouvelle redistribution des cartes, mais rien n’est moins sûr car en ayant bénéficié pendant des années des différents dispositifs, nous pourrions sortir des critères de priorités géographiques.

D’autre part, François Lamy et Frédéric Cuvillier, ministres délégués chargés respectivement de la Ville et des Transports, ont signé vendredi 7 juin 2013 une convention d’objectifs pour les quartiers prioritaires de la politique de la ville. L’une des 27 décisions de cette convention consiste à «désenclaver les quartiers de la politique de la ville en faisant de la desserte de ces quartiers un critère prioritaire de sélection des projets dans le cadre du troisième appel à projet transports collectifs ». De nombreux quartiers classés en ZUS, ne bénéficient en effet d’aucune infrastructure de transport permettant d’effectuer les trajets domicile-travail dans de bonnes conditions. L’appel à projet est doté de 450 millions d’euros et doit financer des projets de métro, de tramway, de bus en site propre, ainsi que des projets innovants tels que les téléphériques urbains. Par ailleurs, précisent les deux ministères, « pour la première fois, les projets des candidats devront prévoir des clauses d’insertion professionnelle à destination des publics ayant des difficultés d’accès à l’emploi, et tout particulièrement ceux issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville.» Les dossiers de candidature à cet appel à projets doivent être remis aux préfets avant le 15 septembre, et les résultats seront annoncés avant la fin de l’année.

Espérons que notre municipalité saisira la balle au bond et s’engagera dans cette démarche pour demander la mise en place d’un tramway, les promesses du Sytral ne risquant pas de se réaliser avant un moment. Nous avons aussi la chance d’avoir une députée faisant souvent référence à ses rencontres fréquentes avec le ministre de la ville ; gageons qu’elle a d’ores et déjà exercé un lobbying qui nous sera favorable afin de défendre les spécificités de notre territoire et de s'assurer de leur prise en compte dans les projections qui sont actuellement en cours de calcul au ministère.

 

Références :

Rapport 2012 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus)

Rapport 2013 du CES de l’ANRU

Discours de François Lamy - Présentation de la méthodologie retenue pour définir la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville - 10 juin 2013

 

Dans ces conditions le changement c'est pas pour demain!

Le 6 août 2013.

Nous étions 11 personnes présentes en ce samedi matin de février 2013, à 10 h, dans un vent glacial lors de la visite du quartier de la Balme, visite organisée par la municipalité. Le Maire ainsi que deux membres de son équipe, une représentante de la société Alliade qui gère les immeubles, un habitant qui est resté pendant toute la visite ainsi que quatre autres personnes venues épisodiquement.

Une habitante prît rapidement la parole pour manifester son exaspération face aux incivilités et au vacarme engendré par la présence d’individus, pour la plupart étrangers au secteur, se livrant au trafic de drogue. C’est un fait qui semble récurrent depuis des années et malgré des interventions policières régulières, le business reste très actif. Au début du mois de janvier des arrestations ont eu lieu : il s’agissait d’individus venus de la Loire pour se réapprovisionner en héroïne. « Cette situation est du ressort de la police nationale » indique le maire qui ne peut que constater les faits sans apporter de solutions.

Les échanges continuèrent et portèrent sur les problèmes de la vie quotidienne où l’on retrouve les difficultés classiques des quartiers qui concentrent des conditions difficiles de vie. Désœuvrement des jeunes, incivilités, etc … Les réponses du maire furent évasives et il se tournait souvent vers la représentante d’Alliade pour lui demander ce qu’elle avait prévu de faire. Une aire de jeux… démolir les garages incendiés…. Brusquement une lueur éclairât le visage du Maire engourdi par le froid cinglant ou le peu d’intérêt qu’il portait à cette visite de quartier. « Et si on faisait des jardins ouvriers ? ». « Impossible » lui répondit la représentante d’Alliade, « les terrains environnants sont pollués ».

C’est quand même paradoxal. Un maire pour qui les problèmes inhérents au logement social ne devraient plus avoir de secrets et qui livre son impuissance en se défaussant sur le bailleur. Tout au plus propose-t-il aussi la venue d’un médiateur. Mais rien capable de résoudre le problème de fond.

On ne dirait pas que ce quartier a subi une rénovation en 2009. Malgré le travail assidu du gardien, les allées portent les séquelles des incivilités et du comportement de certains habitants. Des encombrants sont disséminés çà et là. Les grillages de clôture sont détruits et sur le sol subsiste encore des traces récentes de véhicules brûlés. Nous sommes en 2013 et après plus de 20 ans de politique de la ville rien n’a changé. Les problèmes demeurent. On aurait même tendance à dire qu’ils se sont accrus avec l’apparition de la crise économique ; mais celle-ci n’a-t-elle pas commencé en 1974 ? Nous sommes en 2013 et mandat après mandat on ne peut que constater l’échec d’une politique de la ville basée sur l’effervescence immobilière. Si La Balme était une exception, les efforts pourraient être dirigés sur ce quartier. Mais là où l’on peut trouver des solutions lorsque la concentration de logement social est acceptable cela devient insoluble lorsqu’on se trouve face à une telle densité. Le fait de donner un toit à des personnes, à tous, est louable. Mais si le logement est une priorité, sans des conditions de vie adaptées, cela conduit à concentrer des difficultés d’un autre ordre qui ont des conséquences à long terme : faible taux de réussite scolaire, concentrations de chômage, quartier sans commerce,…

Quelques mois après cette rencontre, le bailleur a fait construire l’aire de jeux promise mais ce n’est pas ce qui rend le cadre de vie plus agréable et résout les problèmes de fond. Les incivilités sont toujours présentes ainsi que les trafics en tous genres. Les espaces verts ne sont pas mieux entretenus. La Balme reste La Balme.

Lyon Métropole, un bébé issu du mariage Collomb - Mercier.

Le 21 juillet 2013.

Un beau matin, dans les salons confortables d’un grand hôtel de la confluence, la presse était conviée à la présentation d’un projet de découpage du territoire. Gérard Collomb et Michel Mercier officiant de concert pour présenter la naissance de leur bébé. Le Grand Lyon devait devenir dès 2014 une euro-métropole et sortir du département. Le 69 ne disparaîtrait pas pour autant, mais serait réduit à une zone rurale. L’accord s’était fait discrètement entre le président UDI du Rhône et le président PS du Grand Lyon. Un projet de loi serait présenté en juin 2013, spécialement taillé pour Lyon qui deviendrait alors pionnière en matière de métropolisation. La veille de cette conférence de presse, ils ont pu s’entretenir avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault en déplacement officiel à Lyon pour le sommet franco-italien. A cette occasion, le président de la République et le premier ministre ont donc validé l’idée que Lyon devienne la première véritable métropole en France, dans le cadre du projet de loi sur la décentralisation, que présenterait Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, en juin 2013. Le lobbying intense que Gérard Collomb et Michel Mercier ont entretenu pendant des mois a fini par porter ses fruits.

Et en juin dernier comme prévu, le Sénat a approuvé la création de la métropole lyonnaise à partir du 1er janvier 2015, la première métropole française à compétences étendues. L'article 20 du texte créant cette nouvelle collectivité territoriale de plein exercice a été voté par tous les groupes PS, UMP, UDI-UC, RDSE (à majorité radicaux de gauche), Ecologistes, à l'exception des communistes (CRC) qui ont voté contre. Les deux sénateurs, qui y travaillaient depuis longtemps ont vigoureusement plaidé en séance pour leur projet, tout comme leur collègue UMP du Rhône François-Noël Buffet. La métropole lyonnaise sera constituée par la fusion de la communauté urbaine de Lyon (le Grand Lyon) et de la portion du département du Rhône situé sur le périmètre urbain. Elle sera dotée de compétences très étendues reprenant celles du  département, principalement l'action sociale, mais aussi les compétences d'une intercommunalité, certaines compétences régionales, avec les financements afférents.

Mais en acceptant ce nouveau découpage, le président du département perd donc la main sur un territoire économique relativement dynamique, le Grand Lyon, et devra par conséquent lui céder ses compétences.

La métropole existera en 2014, au lendemain des élections municipales, que Gérard Collomb, en pôle position, « espère gagner ». Les habitants de chaque commune du Grand Lyon auront à élire leur maire, comme partout en France en 2014. Mais les listes que les différents partis leur présenteront auront la particularité d’afficher des noms de candidats « fléchés ». Ceux-là, s’ils gagnent le scrutin municipal, seront élus à la métropole.

Dans l’immédiat, les deux collectivités vont créer un groupe d’étude commun pour travailler dans le détail la répartition des charges et des actifs, ainsi que le transfert des personnels du département à la métropole. Et également régler quelques cas aux conséquences financières délicates, tels que le futur musée des Confluences ou les prêts toxiques du département.

L’ancien Garde des Sceaux et le maire de Lyon semblent donc s’être entendus pour que chacun y trouve son compte. M. Mercier qui a envie de retrouver la tête du département serait débarrassé de la quasi-totalité de la gauche, concentrée à l’exception de deux socialistes, dans l’agglomération. Il affaiblira aussi l’UMP (qui ne garderait que trois élus dans la configuration future), ce qui lui laisserait  les mains libres pour sa succession. Il se débarrasserait de boulets de sa gestion comme le musée des confluences ou les emprunts toxiques, reversés à la ville de Lyon. De son côté, Gérard Collomb donnait un sérieux coup de main à Gérard Collomb sur le dossier que le maire de Lyon voudrait finir par purger un jour, celui du Grand Stade à Décines. Le président du département faisait voter par ses conseillers généraux une garantie d’emprunts à hauteur de 40 millions d’euros, permettant de débloquer une partie du financement de l’OL Land.

Reste maintenant à savoir comment va se traduire pour les communes la mise en place de cette métropole à compétences étendues ? Aura-t-elle la volonté de se construire de manière socialement équilibrée car pour l’instant sous l’ère du grand Lyon ce n’est pas trop le cas même si des montants importants sont investis à Vaulx-en-Velin. D’autant qu’il semble que les moyens financiers vont manquer au futur Conseil Général du Rhône et qu’il était envisagé une péréquation Métropole-Département pour faire face à cette situation ce qui veut dire que des communes comme Vaulx-en-Velin devraient se serrer la ceinture, ce qui au vu du dernier rapport de la cour régionale des comptes présente des inquiétudes car nous sommes déjà tout près de sombrer. Les inquiétudes sont d’autant plus légitimes que toute la démarche s’est faite entre messieurs Collomb et Mercier sans concertation. Après cela on nous reparlera de démocratie participative…. Finalement les communistes et Mme Vieux-Marcaud toujours prêts à manifester comme ils l’ont fait il y a 10 jours contre la mise en place de cette future métropole auraient-ils raison ? Non rassurez-vous, ils ont surtout peur de perdre leurs postes de maires adjoints à 1800 euros. S’ils étaient mus par le fait de ne pas voir les communes mourir ils n’auraient pas délégué toutes leurs compétences au Grand Lyon ces dernières années sans même jamais réfléchir où cela allait les conduire.

Quel avenir pour le Mas?

Le 18 juillet 2013

C’est le mois des soldes et chacun essaye de vendre sa sauce. Vaulx-en-Velin tente donc ainsi en cette période estivale de promouvoir son projet de ZAC du Mas du Taureau qui devient ainsi l’élément de communication choisi par la municipalité pour démontrer sa détermination à changer la ville. Elle en profite pour occuper le terrain et les esprits en vue des prochaines élections municipales. Après le maire au conseil municipal, après la Pravda (« Promotion Républicaine Aux Vaudais Dans l’Ambigüité ») bimensuel promotionnel municipal, c’est le tour de Stéphane Bienvenue conseiller technique au cabinet du maire (il faut comprendre conseiller politico-politicien, mais il aime se faire appeler Directeur de Cabinet au grand dam de M Joubert) depuis quelques années qui s’y colle dans une interview à Lyon-capitale le 14/07/2013 intitulée « Vaulx-en-Velin : faut-il densifier le Mas du Taureau ? ».

L’avenir du quartier le plus connu de la ville, dont le projet de rénovation traine dans les cartons depuis 2005, va se jouer dans les mois qui viennent. L’article commence d’ailleurs mal car, est-ce le journaliste qui a fait une erreur de retranscription ou bien notre conseiller politique rebaptisé « directeur de cabinet » qui s’est trompé dans les données démographiques, mais il est indiqué que le Mas englobe 10 000 logements et 30 000 habitants, ce qui est totalement faux. Le schéma ci-dessous, issu des données du GPV de Vaulx-en-Velin infirme cela et corrige d’une proportion 1 pour 10. Voilà qui est correspond alors plus à la réalité.

Entre septembre et décembre, se tiendra une concertation avec les habitants ; les travaux commenceront en 2015 ou 2016. L'enjeu : démolir 1 500 logements et en construire 2 000 autres. Les résidences Mont-Cindre, Mont-Gerbier, Luère et Echarmeaux vont disparaître pour être remplacées par des constructions de type R+4 / R+5 destinées à densifier le quartier car comme l’explique la communauté urbaine « située en première couronne, la commune va se densifier dans les années à venir ». Mais dans quelles conditions va se faire la densification ? Le Grand Lyon et la municipalité sont moins diserts sur ce point avançant par exemple sans certitude la transformation de la ligne C3 en tramway. On nous avait promis le métro, il y a des années et nous n’avons pour l’instant qu’une ligne boiteuse. Pour Stéphane Bienvenue, la densité du Mas du Taureau est une légende, faisant le rapprochement avec la Croix Rousse, des pentes qu’il connait sans doute bien mieux que le plat de Vaulx-en-Velin où il ne réside pas. Il est certain que ce quartier est moins denses que Tokyo ou Monaco, mais les conditions de vie n’y sont pas les mêmes et l’objectif n’est pas de reconduire ce qui a en fait sa mauvaise réputation. Les élus ont la mémoire courte. Ils s’épanchent vite sur la beauté architecturale en oubliant qu’il y a, avant tout, des personnes, et que le projet doit ressortir suite à la concertation et non pas suite à une décision et un projet déjà bouclé.

Logements sociaux à Vaulx : pourquoi toujours plus?

Médiavaulx le 4 juin 2013

Suivant les données des uns ou des autres, le pourcentage de logements sociaux dans notre commune varie de 49% à 59% selon que l'on intègre ou non les logements à caractères sociaux gérés par des bailleurs privés ainsi que des logements spécifiques.

Il est possible à cet effet de consulter les chiffres de l'INSEE ou bien l'atlas du logement locatif social de Vaulx-en-Velin sur le site www.urbalyon.org.

La commune n’est pas propriétaire des logements sociaux (ce sont les bailleurs sociaux dont certains sont des sociétés privées comme par exemple Alliade) ; le Ville ne dispose donc pas du droit d’attribution. Différentes institutions telles que le Conseil Général, la Préfecture et les bailleurs sociaux disposent de quotas sur les logements sociaux et les attribuent en fonction de critères qui sont propres à chacun d'eux. C'est un mécanisme curieux car comment est-il possible en procédant de cette manière d'assurer les conditions du vivre ensemble ? On peut parler de mixité sociale, d’égalité des chances, de communautarisme, mais ceux qui décident pour les Vaudais n'ont pas cette préoccupation et gèrent les logements bien souvent en fonction de critères étonnants : la situation d'urgence pour la Préfecture, la solvabilité du ménage pour les bailleurs sociaux, etc… En aucun cas la situation globale du logement que seule une municipalité peut avoir n’entre en compte. La question n'est donc pas une question de pourcentage de logements sociaux, mais du seuil à partir duquel un équilibre se met en place permettant le vivre ensemble et la réussite scolaire.

Cela dépend aussi des moyens financiers de la ville. Une ville riche peut mettre plus ou moins de moyens pour atteindre cet objectif, mais Vaulx-en-Velin troisième ville la plus pauvre de France avec sa dette déjà colossale a des moyens plus que limités. D'autant plus que nous accueillons dans notre ville des personnes qui vivent en grande précarité. C'est notre devoir de solidarité, pendant que d'autres communes riches par essence construisent des logements de types PLS et PLI attribués aux familles dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir prétendre aux HLM ordinaires, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé. Voilà une manière de tendre vers les 25% de la loi SRU définit en 2012 tout en faisant du pseudo social.

Pourquoi construire encore des logements sociaux à Vaulx-en-Velin, alors que la ville est largement au-dessus des 25% ? Le prix et la disponibilité du foncier est un premier élément de réponse ; cela pousse le Grand Lyon vers l’Est de Lyon pour respecter son engagement de construction. L’idéologie est une seconde réponse : toujours plus de logements aidés parce qu’on en manque. Cela ne fait qu’augmenter les problèmes sociaux des habitants car les services sociaux municipaux en particulier ont toujours plus de demandes d’aide mais (et surtout en ce moment) pas plus d’argent (voir moins) à distribuer.

Le logement et l'emploi sont les préoccupations les plus importantes des Vaudais. Nous reviendrons de nouveau sur ces points de manière plus précise dans les semaines à venir.

Rendre à César ce qui lui appartient.

Médiavaulx le 29 mai 2013

Il y a quelques semaines, Monsieur le Maire annonçait, à grands renforts de communication, le début de la première phase d’urbanisation du Carré de Soie, secteur Tase, en s’attribuant dans la foulée, le sauvetage et la valorisation de la Façade de l’usine Tase ainsi que la baisse de densité des différents projets immobiliers. Tout ceci étant, bien évidemment, dû d’après, lui au grand savoir-faire de notre municipalité en matière d’urbanisme et à l’extrême amabilité du promoteur immobilier !

Quelle belle manipulation ! En fait la réalité en est tout autre.

Fin 2009, Monsieur le Maire signait les deux premiers permis de construire  du Plan d’Aménagement d’Ensemble (PAE) du Carré de Soie, pour deux immeubles de logements situés derrière la façade de l’Usine Tase, usine alors en attente de classement aux monuments historiques (deux demandes de classement aux monuments historiques avaient d’ailleurs été faites par les associations locales, une en 2006,  et la deuxième en 2008, suite à la démolition d’une des ailes de l’usine). Sans réponse suite aux demandes de classement et devant la totale inertie de la municipalité vaudaise qui signait des permis sans prendre en compte la proximité d’un « presque monument historique », les associations locales par l’intermédiaire du Cercle de la Soie Rayonne déposèrent en 2010 un recours contre ces deux permis afin de bloquer cette première phase d’urbanisation, le but étant d’obtenir l’arrêté préfectoral de classement de l’Usine pour assurer sa protection avant toute construction.

Après deux ans de bataille frontale contre le Grand Lyon et les élus vaudais, et de nombreuses péripéties judiciaires et administratives, la Société de promotion immobilière annonçait :

- Le classement de l’usine et sa réhabilitation,

- Une  recomposition urbaine du PAE  sur la Tase débouchant sur l’éloignement des immeubles de la Façade de l’Usine et une baisse de la densité (17 immeubles au lieu de 20) avec une SHON (surface utile construite) passant de 75.000 m2 à 65.000 m2,

- Une baisse significative des hauteurs : le projet de janvier 2010 présentait des hauteurs de R+8, R+10 jusqu’à R+12, alors que celui de 2012 n’allait pas au-delà du R+8.

Mais tout cela grâce à qui ?  A Messieurs Charrier et Genin ou aux associations locales par l’intermédiaire du Cerce de la Soie Rayonne et de son actuelle Présidente, Mme Giannetti, qui se sont battues bec et ongles  pour  maintenir, valoriser le patrimoine et  préserver le cadre de vie de leur quartier  pendant que ces deux élus, pour ne heurter personne et sans aucun courage politique, laissaient les associations et leurs représentant livrés en pâture aux loups.

Les Associations Locales n’ont pas l’intention de se laisser déconsidérer, voire déshonorer sans rien dire surtout que certaines d’entre-elles l’ont payé très cher et veulent le faire savoir démontrant toute leur utilité dans la préservation du cadre de vie des Vaudais.  Les deux maires successifs, l’un comme l’autre, autant Monsieur Charrier que Monsieur Genin, se sont tout bonnement mis à l’abri de la tempête en attendant des jours meilleurs en  envoyant les associations faire le travail à leur place et surtout prendre tous les coups ! Et ensuite, une fois la tempête passée, ils cherchent à récolter ce que les autres ont semé. Quel courage ! Si ce n’est pas de la récupération.

Rien ne sert de réécrire l’histoire quand elle est trop fraiche. Alors Halte à la démagogie et à la récupération du travail des autres. Halte aux manœuvres politiciennes des élus censés nous représenter.

Conférence d'Europe Ecologie Les Verts sur le logement social: nous y étions!

MediaVaulx le 25 mai 2013.

Jeudi 16 mai Karima DELLI Députée Européenne d’Europe Écologie les Verts a présenté dans le cadre des jeudis de l’écologie (nous y étions !) les propositions développées dans son rapport sur "Le logement social dans l'Union Européenne: un levier pour sortir de la crise" qui sera adopté en juin prochain par le Parlement européen à Strasbourg. Ce rapport s’attache autant au droit au logement pour chaque citoyen qu’à la lutte contre la précarité énergétique à travers l’attribution de fonds spécifiques aux régions. Vaulx-en-Velin à travers ces presque 60% de logements sociaux et un parc de logements vétustes que ce soit public comme privé est concerné par cette problématique.

Le logement social repose sur des contextes différents suivants les pays de l'union européenne et sa prise en compte va dans le sens d'une Europe plus sociale. Mais la vision Européenne si elle édicte des bases et met à disposition des fonds pour réaliser les investissements nécessaires pour réduire la précarité énergétique, n'occulte pas le rôle de la municipalité dans les choix qui sont les siens supplantés parfois par les niveaux supérieures que sont le Grand Lyon par exemple pour nous.

Dans une ville comme Vaulx-en-Velin ou le logement social constitue une partie importante de l'habitat, on voit apparaitre tout un tas de problèmes qui sont en contradiction avec les principes qui sont avancés, tels  que la  mixité sociale, le vivre ensemble, la réussite scolaire.  D'autre part là où les élus font écho que la ville se construit aussi par les choix des habitants, on assiste à la création de programmes immobiliers définis sans aucune concertation avec les habitants. Au niveau du Grand Lyon, la volonté de rééquilibrage entre les villes de l'ouest et les villes de l'est existe sur le papier mais pas dans les faits ou alors dans des conditions qui font que si les logements ont le titre de logement social, les personnes qui les habitent sont loin d'avoir le niveau de revenus moyen des Vaudais.  A Vaulx-en-Velin, malgré le nombre important de constructions à accession privée, le rééquilibrage promis ne se fait pas. La municipalité communiste se réjouit  de cette situation mais elle oublie que le problème ne s'arrête pas au logement et que la densification quand elle ne rapporte pas les revenus adéquats pose des problèmes d'infrastructures notamment au niveau scolaire par la nécessité de construire de nouvelles classes alors qu'elle n'arrive pas à rénover le parc existant. 

Nous reviendrons plus en détail sur le logement social et le logement tout court car c'est un enjeux important pour une ville, qu'il soit privé ou social.  Chaque parti politique à sa vision des choses mais c'est à nous habitants de dire aussi dans quel contexte nous voulons vivre et devons être impliqué dans les processus de décision par une véritable concertation  et non pas en constatant les décisions qui ont été prises par le Grand Lyon et la municipalité.