La métropole Grand Lyon est généreuse.

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Mercredi 11 mars 2015-03-11

Nous avons pu lire dans « notre Force Magazine » que le Grand Lyon débloquait 3,5 millions d’aides sociales ce qui revient à reconduire ce qui avait été́ engagé par le Département, quand il en avait encore la compétence sur le territoire du Grand Lyon. Heureusement pourrions-nous dire car reprendre les prérogatives d’une collectivité sans les mettre en œuvre de manière effective aurait été incompréhensible et puis, qu’allait faire le personnel chargé de la mise en œuvre de ces dossiers. Le plus de l’affaire, car un regroupement doit théoriquement apporter un plus, c’est le regroupement des compétences jusque la dispersées au sein d’une même collectivité. On ne peut donc qu’espérer une plus grande synergie en faveur des personnes en difficultés.

Pourquoi un aussi gros titre dans notre journal municipal au sujet des 3,5 millions débloqués non pas pour Vaulx-en-Velin mais pour toute la métropole, car si on décortique le budget de la métropole ce ne sont pas moins de 624 millions d'euros qui sont caractérisés comme dépenses à caractère social. Avec le commentaire suivant  de la part de Gérard Collomb : "Ceux qui pensaient qu'on ne faisait pas assez de social dans le Grand Lyon vont être comblés dans la Métropole".

Les recettes de la Métropole de Lyon dont la principale source est constituée par la fiscalité s'élèvent à 2,484 milliards d'euros (1,245 milliard de l'ancien Grand Lyon et 1,240 milliard du Conseil général). A noté d’entrée de jeu et voté par nos conseillers métropolitains Vaudais une augmentation de 5% de la fiscalité.

Du côté des dépenses, elles se montent à 2,187 milliards d'euros (1,18 milliard de l'ancien Grand Lyon et 1,170 milliard du Conseil général). Le tout donne donc un autofinancement de 297 millions d'euros

Notre Force Magazine aurait pu également aborder le sujet qui fâche et qui a fait l’objet d’une pétition. Il concerne le fait que tout en actant une augmentation des impôts de 5%, les indemnités des élus, " correspondant à des augmentations individuelles" ont évolué à la hausse de 20%. Pour faire dans la démagogie ambiante, c’est un choix qui se justifie parait ‘il au regard de la charge de travail supplémentaire induite par les nouveaux dossiers de la Métropole (liés aux nouvelles compétences sociales). Quand Les agents Pôle Emploi ou tout autre voient la masse de leurs dossiers augmenter de 30%, sans personnel supplémentaire, ils ne sont en aucun cas davantage rémunérés parait ‘il. Rapidement la « com » de la métropole est entrée en jeu pour faire savoir que le budget global des élus sur le mandat diminuait de plus d’un million d’euros.

Mais plus qu’autre chose, c’est le contexte qui aurait servir de signal sur ce qui est envisageable de faire ou de ne pas faire. Car la politique est aussi une affaire de signal. En premier lieu, la situation économique qui voit le pouvoir d’achat des fonctionnaires comme des salariés baisser d’années en années. En second lieu, tous les élus ne sont pas impactés par un surcroit de charge de travail, loin de la même. Il faut le dire, tous les élus n’ont pas de dossiers à traiter, simplement à lire les délibérations et à les voter sans parfois en comprendre la signification. Il suffit de suivre le tempo de leur groupe politique. Tercio, la plupart des élus sont des cumulards et nombre exercent de prime un emploi soit à temps complet soit à temps partiel sans compter des activités de responsables politiques ou associatives. Ce qui est le cas à Vaulx-en-Velin. On arrive à des aberrations ou le taux d’absentéisme est à ce point éloquent qu’il est pointé du doigt par la presse locale avec des classements en prime. La commission en charge du règlement intérieur de la métropole va éventuellement plancher sur la possibilité de moduler l’indemnité selon la présence et l’absence des élus. On devrait peut être également ajouter un opuscule sur la charge.  Ca, c’est ce que l’on appel une promesse et comme les promesses en politique n’engagent que ceux qui les croient, attendons de voir. Enfin, et non des moindre, c’est aussi le moyen d’alimenter les caisses des parties politiques et avoir l’assurance d’une petite réserve pour préparer les futures échéances électorales.

Doter l’élu d’un véritable statut est la réponse à apporter mais, cela s’est l’arlésienne, car en finalité notre classe politique se satisfait d’une situation de rente et certains pour rien au monde ne laisseraient leur place.