Quand les hommes perdent leur âme

Share

Lundi 13 avril 2015

Le terme "génocide" n'existait pas jusqu'en 1944. Il désigne spécifiquement des crimes violents perpétrés contre des groupes avec l'intention de détruire leur existence en tant que groupe.Raphaël Lemkin (1900-1959), un juriste juif polonais, chercha à décrire les politiques nazies d'extermination systématique, dont l'anéantissement des Juifs européens. Il créa le mot "génocide" en associant la racine grecque geno- pour race, espèce et -cide, la racine latine signifiant tuer, massacrer. En proposant ce terme, il avait à l'esprit la notion de "plan coordonné de différentes actions visant à la destruction des fondements essentiels de la vie de groupes nationaux dans le but d'annihiler les groupes concernés". L'année suivante, le tribunal militaire international de Nuremberg inculpa les responsables nazis pour "crimes contre l'humanité". Le mot "génocide" figurait dans le réquisitoire, mais en tant que terme descriptif et non juridique.

Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France

Un génocide est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'une population ou d'une partie d'une population en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales. Des affiches partout dans la ville sont présentes pour commémorer le centenaire du génocide du peuple arménien. Une cérémonie officielle aura lieu le mercredi 22 avril à 18heure place du 24 avril 2015 (Vaulx-en-Velin village) ( http://www.vaulx-en-velin.net/Actualites/A-la-Une/Centenaire-du-genocide-du-peuple-armenien). Tout au long de ce mois, des rencontres, des expositions, des films viendront rappeler les événements qui ont eu pour conséquence et de manière souvent horrible la mort 1 200 000 hommes, femmes, enfants.

( http://www.imprescriptible.fr/genocide). ( http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_arm%C3%A9nien)

Le qualificatif de génocide est contesté par la Turquie et n’est pas reconnu par L’ONU, mais par l’Union européenne. Même avec les années passées il semble toujours difficile de reconnaitre des faits pourtant établis. Heureusement, la diaspora arménienne a su et continue à fédérer toute son énergie pour faire reconnaitre les massacres. En 2011 Il y avait environ 600 000 Arméniens en France (dont 400 000 nés en France) selon des estimations du Comité de défense de la cause arménienne (CDCA) et du Centre de recherches sur la diaspora arménienne (CRDA). D’autres études parlent de 400 000 électeurs français d'origine arménienne.

Nous ne pouvons nous empêcher à cette occasion d'avoir une pensée pour tous les processus d'extermination qui ont été nombreux au cours des siècles et pas si lointain pour certain. Ce que subissent les aborigènes australiens est une preuve que les leçons d'humanité s'arrêtent parfois à fa fin du derniers points d'un discours.

 V.L