Les restaurants du cœur

Samedi 28 décembre 2013

Fondés par Coluche en 1985, les Restos du Cœur sont une association loi de 1901, reconnue d'utilité publique, sous le nom officiel de « les Restaurants du Cœur - les Relais du Cœur ». Ils ont pour but « d'aider et d'apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l'accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu'à toute l'action contre la pauvreté sous toutes ses formes ».

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Précision sur notre article "Bilan Action Sociale"

Dimanche 24 Novembre 2013.

Une fidèle lectrice de notre site nous a signalé une erreur au sujet de la notation du point 38. Nous écrivions que "tout est sous-traité aux associations qui sont subventionnées".

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Santé – Action Sociale – Retraités – Personnes Agées – Handicapés : peut-être le meilleur du bilan de B Genin.

Mercredi 20 novembre 2013.

Après quelques semaines où le bilan de l’équipe sortante n’était pas très glorieux surtout sur des sujets emblématiques comme ceux de la citoyenneté (voir semaine dernière le presque 0 pointé), il semble qu’une embellie soit un peu visible cette semaine.

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ROMS à Vaulx-en-Velin : tant pis pour les riverains.

Vaulx-en-Velin le 7 juillet 2013.

Un nouveau camp de ROMS sur le quartier de la Soie et toujours des élus inactifs et inefficaces pour répondre aux problèmes d'insécurité et d'insalubrité publique des riverains. Voilà de nouveau une situation inquiétante sur le Sud de Vaulx-en-Velin et qui pose de nouveau les mêmes questions. Pourquoi Vaulx est toujours ciblé par les ROMS? Pourquoi tant de mépris pour les citoyens riverains?

Surprise pour les riverains de la rue Roger Salengro dans le sud de la ville il y a quelques jours. Eux qui pensaient que des dispositions allaient être prises afin d’évacuer le campement sauvage de ROMS, véritable bidonville où s’entasse dans des conditions d’hygiène et de vie déplorables des dizaines de familles, le ciel leur est finalement tombé sur la tête quand un second terrain propriété du conseil général a finalement été occupé par un second lot de familles tout justes expulsées de St Priest, au motif que les lieux d’hébergements d’urgence traditionnels sont saturés (voir le Progrès du jour). Le temps de lancer les procédures nécessaires à leur évacuation, il faudra compter au bas mot une bonne année avant que l’Etat n’intervienne. Cela fait plusieurs années maintenant que régulièrement des camps s’installent à Vaulx-en-Velin : en moins d’un an il y a eu successivement un campement sur la Soie à côté de l’usine Tase, puis un campement le long de l’avenue Grandclément au Pont des Planches, puis un nouveau le long du tramway à la Soie et enfin le dernier en prolongement du précédent. Avant d’être le centre commercial que nous connaissons le quartier voyait régulièrement ses friches occupées par des bidonvilles. Le silence est souvent de mise sur ces occupations et ce sont les manifestations d’exaspération des habitants se situant à proximité, les expulsions ou des drames, qui mettent la réalité sur le devant de la scène. La Ville de Vaulx-en-Velin sur le sujet cultive une vraie ambigüité : soutenant les ROMS par idéologie (les élus Front de Gauche sont les premiers à s’indigner, à écrire au Président de la République, à financer les associations de soutien au ROMS,…) elle doit aussi prendre en compte les manifestations des habitants qui sont, aussi, bien souvent ses électeurs pour finalement engager quelquefois des procédures d’expulsion. Les ROMS doivent partir mais pour aller où ? « Ce n’est pas mon problème dit le maire. C’est le problème de l’Etat, de l’Europe… ». C’est ce qui s’appelle « refiler la patate chaude ». Même lorsqu’on applique des programmes de retour volontaire ou non, les personnes reconduites dans leur pays d’origine reviennent quasi systématiquement.

Entre une législation en pleine mutation et les préconisations de l’Union Européenne, la situation s’enlise. A Lyon le préfet s’est trouvé assigné par des familles de ressortissants roumains qu'il venait de faire expulser de Villeurbanne. Motif invoqué: le représentant de l'État n'applique pas le droit européen et surtout la circulaire Valls du 26 août 2012 qui impose, en cas de démantèlement de camp, de procéder à un diagnostic social et de proposer des solutions d'hébergement et d'insertion aux populations concernées. En cas de retard, l'État est astreint à payer 75 euros par jour et par personne. Dans ces conditions et faute d’hébergements disponibles il est clair que les situations vont s’enliser. Pourtant le ministre de l’intérieur Manuels Valls durcit le ton contre les Roms. Dans un entretien au quotidien « Le Figaro » du 13 mars il estime que les Roms vivant dans les campements « ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu'ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution ». Mais l’Etat Français se fait taper sur les doigts par la communauté européenne qui tend à pousser les pays membres, dont la France, vers une volonté plus forte d’intégration de la population Roms à travers le Fonds Social Européen (FSE) et Fonds Européen de DEveloppement Régional (FEDER) plus spécialement lié à la construction de logements, fond qui va s’amplifier dans les mois à venir. Tout pousse donc vers une intégration des ressortissants roumains plutôt qu’a une incitation au retour dans leur pays d’origine. Mais les sommes considérables versées par la communauté européenne (plus de 17 milliards) sont malheureusement souvent détournées de leur objectif initial.

Il reste donc de nombreuses questions :

- Pourquoi Vaulx-en-Velin est-il particulièrement ciblé par les ROMS (bizarrement point de camp de ROMS dans certaines communes de l’Est ni jamais dans l’Ouest Lyonnais) ?

- Pourquoi les riverains des camps de ROMS à Vaulx-en-Velin n’ont pas le droit à la sécurité et à la tranquillité ?

- Pourquoi la politique actuelle d’aide, d’accueil et d’intégration des ROMS ne marche pas ?

Il est à craindre que dans les circonstances actuelles d’une ville et d’un Grand Lyon qui ne font rien pour dissuader les ROMS de venir s’installer à Vaulx-en-Velin, les choses ne durent encore longtemps.

EXCLUE MEDIAVAULX : le rapport d'audit sur le "Monde Réel"

MédiaVaulx le 5 juillet 2013

Est-il légitime de rendre des comptes lorsque l’on utilise de l’argent public ? Oui. Y a-t-il des organismes intouchables à Vaulx-en-Velin ? Non.

C’est pour ces raisons que la Ville de Vaulx-en-Velin a missionné il y a plus d’un an le cabinet Mouvens pour auditer « Le Monde Réel » (l’ex centre social du Mas du Taureau) qui manifestement ne fonctionnait pas correctement. Cet organisme l’a confirmé après avoir audité cette structure sociale de la ville. La critique touche surtout le mode de gouvernance de cette association et sa gestion imprécise caractérisée par son déficit chronique (qui dépend principalement des subventions quelquefois rocambolesque de la ville). Mais en rajouter est délicat, car on est rapidement suspecté d’être « contre le social », de vouloir mettre en cause les compétences de certaines personnes, de vouloir réduire les budgets, d’être polémique. Et ce n’est pas l’objectif de la Ville ni des élus ni des citoyens, qui, comme nous, considèrent que l’action sociale est essentielle sur Vaulx-en-Velin ; en réalité l’optimisation et la bonne organisation des choses devrait permettre d’apporter plus et d’aider mieux. La Ville devrait donc aider « Le Monde Réel » à mieux s’organiser, mieux cibler ses objectifs. D’ailleurs, si la municipalité a mandaté une société spécialisée pour faire un audit de cette structure c’est qu’il y a un besoin de réponses à des interrogations et des dispositions à prendre pour combler les déficits. Le cabinet choisi est un spécialiste de l’économie sociale et solidaire et connait bien les problématiques liées à la vie associative et la mise en œuvre de politiques publiques. Ces conclusions sont objectives et devraient conduire à la mise en place d’une organisation capable de répondre à des critères de gestion notamment lorsque des personnes proches de la municipalité participent activement à sa mise en œuvre.


Revenons rapidement sur la publication des rapports d’audit. Le meilleur moyen de lever toute ambigüité, c’est de rendre public les rapports d’audit ou au moins de répondre favorablement et rapidement à ceux qui souhaitent les consulter… même aux élus qui ne peuvent y avoir accès lorsqu’ils en font la demande. Mais c’est une galère car la municipalité traine des pieds. Nous avons donc dû faire intervenir la CADA (Commission d'Accès aux Documents Administratifs) pour les obtenir. Et nous avons donc pu nous procurer le rapport ce qui nous permet de vous en donner une synthèse commentée (cliquez ici).

Les données concernant « Le Monde Réel » ont été en grande partie reconstituées car l’association n’avait pas fourni tous les éléments nécessaires (l’organigramme, les fiches de postes, les rapports d’activité 2008, 2009, les comptes de résultats analytiques et les outils de pilotage budgétaires étaient manquant). Le cabinet soulève le manque de clarté dans la structuration des activités, une analyse compliquée de la participation des adhérents aux activités notamment par la divergence de certaines données chiffrées sans parler de la difficulté de connaitre le nombre d’adhérents. Il fait part d’échanges fréquents tant au niveau politique que technique entre la Ville et Monde Réel contractualisés de manière minimaliste. Une convention entre la ville et Le Monde Réel s’impose pour permettre à chacun de poursuivre ses objectifs.

En 2011, suite au dépôt d’une demande de renouvellement d’agrément, l’association s’est vu notifier une suspension de son agrément CAF. Le financement CAF, lié à l’agrément, représentait annuellement environ 90.000 € sur un budget global de 357.000 €. Dans l’audit l’association expliquait cette suspension par :

- La vacance de la direction.

- L’absence de qualification de la coordinatrice

- Le déficit financier

La CAF, elle avançait une diversité de raisons :

- Un manque de concertation avec les partenaires sur les difficultés financières

- Des décisions de gestions discutables étant donné la situation financière rencontrée

- Un problème de qualification de personnel sur plusieurs postes, sans plan de formation élaboré.

- Un nouveau projet d’agrément pas à la hauteur des enjeux sur le territoire.

L’audit fait aussi état d’une coordinatrice qui cumule une multitude de fonctions sans documents de délégation, ni de définition de ses missions formalisés, sans même posséder les qualifications exigées par la CAF.

L’analyse financière s’avère chaotique et le rendu de certaines analyses et comparaison impossible.

Le cabinet d’audit évoque en conclusion un modèle économique à repenser, autour d’un projet actualisé et d’un mode de gouvernance adapté ; c’est un signe d’une mauvaise gestion. En gros, le bateau prend l’eau de toutes parts et il faut arrêter d’écoper pour réparer durablement et s’interroger sur ce qui a conduit à une telle dérive. Notamment, comment la municipalité, alors qu’elle subventionne de manière importante l’association, n’a pas porté une plus grande attention à sa situation alors qu’elle a des membres présents au Conseil d’Administration. La personnalité de la « dirigeante » n’est surement pas pour rien à la position de la majorité sur dossier. Au-delà de son soutien affiché au Maire et à son équipe (meeting, collage d’affiches), elle est en plus omniprésente dans tous les domaines et a donc peut-être manqué du recul nécessaire à la pérennité de l’association. Pourtant des articles de presse ont fait état de la situation difficile de cette association ; mais plutôt que de faire profil bas et de corriger, elle a dénigré le quotidien en cause et ses représentants. Il semble que la liberté de la presse ne soit pas non plus son fort !

Concernant l’agrément CAF, des règles existent et elles doivent être respectées. Si la direction de l’association et les élus de la majorité ont des divergences entre ce qui est requis par la CAF pour un centre social et le modèle que l’association souhaite voir appliquer, cela ne peut que conduire qu’à un refus et à la perte de la subvention. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière. Peut-être est-ce dû à l’habitude affichée et revendiquée par la municipalité de verser ses subventions sans contrôle ni objectif qui permet un tel laisser-aller. Nous aurions voulu aussi avoir un bilan par activité, difficile dans ce contexte de dire ce que coûte une leçon de cuisine, de couture, d’informatique, une lettre d’écrivain public ou tout autre activité réalisée par cette association.

Espérons que suite aux remarques et préconisations de la société de conseil, « Le Monde Réel » soit rapidement en capacité de répondre à l’idéal qui a vu son éclosion : « construire un projet avec les habitants à partir des besoins réels et des attentes des habitants ». L’étonnant c’est que devant la difficulté de répondre aux activités déjà en place et à la charge de travail pour en assurer la gestion, en dépit du manque de ressources et d’information, la municipalité a confié il y a quelques mois, par le biais d’une subvention de 30.000 euros, une mission qui n’entre pas dans le champ de compétence de l’association. Nous indiquions plus haut qu’il fallait arrêter d’écoper pour réparer ; les élus actuels ne l’ont pas encore compris.