Le musée des confluences

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Lundi 12 octobre 2015

Avec près de 650 000 entrées à  son compteur, le musée des confluences fait preuve d’un succès inespéré pour sa première année d’exploitation.  Une fois l’aspect curiosité effacé,  Il faut maintenant donner envie aux Lyonnais d’en faire un lieu ou il fait bon venir régulièrement.  

Avec un budget de 18 millions d'euros, fait grande partie de subventions, les marges de manœuvre ne sont pas énormes.  "On fait attention absolument à toutes les dépenses. Et d'abord on n'est pas une équipe considérable. On essaye d'être vigilants sur les déplacements, les frais de représentation", assure Hélène Lafont-Couturier la directrice.

Le musée des confluences présente deux axes d’intérêts. Un premier lieu, son architecture tant décriée pour son coût (près de 300 millions d’euros  contre 60 millions annoncés lors de son lancement sans consultation des citoyens), mais aussi pour la perte d’espace du à la structure qui parait mal adaptée pour héberger les collections du musée. Un architecte nous a dit que c’était la tendance du moment et que le siège du conseil régional avait suivi le même principe. L’aspect visuel passe avant l’aspect fonctionnel. L’architecture, on aime ou on n’aime pas, c’est une histoire de gout. Parfois le point de vue change. Du temps de sa gestation sous contrôle du département Gérard Collomb avait émis une opinion assez nuancée sur le choix du projet. Maintenant que le bâtiment est devenu une propriété métropole, notre édile porte un autre regard à cette réalisation « "Ce n’est pas forcément l’architecture que j’aurais choisie au départ, mais je trouve qu’aujourd’hui, avec le pont Raymond Barre, avec les jardins aménagés jusqu’à la pointe, il y a là un ensemble qui s’articule assez bien". 

 

L’axe d’intérêt principal reste (il a été construit pour cela) le défi de raconter l’épopée humaine en remplaçant le musée Guimet qui a bercé le cœur de nombreux Lyonnais. De ce côté aura-t-il la même aura. Sur certains côtés l’apport de la modernité (apport limité sans doute en raison du budget de fonctionnement) n’apporte pas le caractère convivial de l’ancienne structure. Les enfants quant à eux trouveront sans contexte une source d’émerveillement.       

V.L .