ICI : Le monstre de Miribel-Jonage

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Dimanche 21 juin 2015

Polémique autour d’une sculpture à 769 000 euros avons-nous pu lire dans la presse locale en fin de semaine.  Au début du mois de juin, visible de l’entrée principale du parc, le long du tour des eaux bleues, sur une grande esplanade herbeuse un être difforme à pris place. Renseignement pris, il s’agit d’une commande publique du SYMALIM qui a pour petit nom ICI. (Photo internet) 

 

Créé en 1968, le SYMALIM (syndicat mixte pour l'aménagement et la gestion du parc de Miribel / Jonage) avait comme objectifs d'affirmer l'activité de loisirs, de maintenir la qualité de l'eau, de préserver les champs d'expansion des crues et de sauvegarder la qualité et la biodiversité du patrimoine naturel de l'espace Rhône-Amont ; c'est-à-dire le territoire entre les canaux de Miribel et de Jonage, construit respectivement en 1860 pour le premier et 1899 pour le second.

Il s’agit donc d’une œuvre de l’artiste suisse Ugo Rondinone. Un artiste considéré comme majeur. Acquise en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication et le Conseil régional Rhône-Alpes, elle a été inaugurée le 6 juin 2015 au cours d’une journée festive.

Nous ne porterons pas de jugement sur l’œuvre proprement dite. Un jury composé d’élus et techniciens de la Région, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Rhône-Alpes, de la SEGAPA L et du SYMALIM ont été séduit par « sa forme épurée représentant un monde infini à l’intérieur d’un objet fini. Une cosmologie qui sied bien au monde parfois mélancolique de l’enfance » précise Alain Rérat, conseiller aux Arts Plastiques à la DRAC. « La sculpture est inspirée par l’une des roches d’érudit que je collectionne. Forgées par la nature, ces roches d’érudit évoquent un monde en miniature. Elles sont parsemées de trous qui donnent sur d’autres trous variant en taille et en orientation, ces trous créent la sensation d’un monde en constante évolution, infini, dans un objet fini » précise l’artiste. « Avec Ici (c’est le nom du monstre), le projet culturel du grand parc prend une autre dimension consistant à sortir l’art des musées et à investir l’espace public pour un contact direct avec les usagers des lieux » précise l’artiste dont voici deux autres œuvres visibles sur internet .

Mais  c’est le prix déboursé pour les de 12 tonnes en béton de graviers ronds qui passe mal. « ICI est une fontaine un cercle de pierre un lieu de rendez-vous un site d'énergie un endroit magique. Mais ICI coute un bras. 769 000 euros de bon argent public à un moment où les Français rencontrent des difficultés et ont vu augmenter leurs impôts de manière exponentielle. Jérôme Sturla  président du  SYMALIM depuis plusieurs années précise qu’à l’étranger on apprécie admirer des œuvres, le parc s’intègre à la dynamique touristique de la métropole. Super, nous allons bientôt avoir une foule de chinois et de japonais qui vont venir pique-niquer dans le parc. C’est sur.  Et peut être même François Pinault lui-même en grand amateur d’art de prestige.  Qui était nos élus titulaires aux SYMALIM à l’époque ou a été validé l’acquisition de cette œuvre fabuleuse qui en principe aurait du être mise en place fin 2013 et qui a peut être, c’est une supposition, été mise en attente pour cause d’élection municipale. Bernard Genin pour Vaulx-en-Velin et Stéphane Gomez. Nous serions curieux d’avoir l’avis du premier concernant cet investissement à 769 000 euros, (et même du second) lui qui est particulièrement préoccupé par la problématique sociale des Vaudais. Cela vaut bien un trou du parcours de golf qui a permis à l’opposition communiste de se mettre quelque chose sous la dent.  Si cela se trouve, Bernard Genin 6 ème vice-président en relation avec les usagers n’était même pas au courant,  étant rarement présent aux réunions du syndicat.

V.L