Après l’infirmière, le médecin.

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Samedi 12 décembre 2015.

Mauvaise nouvelle pour le conseiller municipal délégué à la santé, ne ménageant ses efforts pour améliorer l’offre de soin sur la ville qui est en pénurie de médecins. Voilà que la brigade financière met son grain de sel.  

« Une généraliste de Vaulx-en-Velin aurait surfacturé à la sécurité sociale ses consultations entre janvier 2011 et mai 2015. C'est à la suite d’un contrôle de la brigade financière de la Sûreté que les irrégularités sont apparues. En effet, pour une consultation effectuée la journée dans son cabinet, la généraliste appliquait le tarif de nuit. Ainsi, le tarif passait de 23 euros à 65,50 euros. Les patients qui bénéficiaient de la couverture maladie universelle ou de l’aide médicale de l’État ne se rendaient compte de rien avec le tiers payant. ». À l’heure de la généralisation du tiers payant, cela pourrait donner des idées mal intentionnées.

Et ce n’est pas pour une addiction au jeu que notre prescriptrice de soins a commis ces irrégularités, mais pour assurer sa retraite.

« Grâce à ses recettes, la généraliste a investi dans l’immobilier. Entre autres, elle est propriétaire d’une douzaine de studios, T2 et T3 à Lyon, Thonon-les-Bains, Uzès et dans les Hautes-Alpes ainsi qu'un garage automobile à Vaulx-en-Velin. De plus 400 000 € ont été transférés au Maroc, dans sa famille ».

Placée jeudi en garde à vue, elle a été présentée ce vendredi à un juge d’instruction. Ce dernier a requis un mandat de dépôt. Peut-être même finira-t-elle à la  prison de la santé.

La nouvelle à fait le tour des médias locaux et même nationaux avec comme bien souvent le non de notre ville en caractères gras et de bonne dimension.

Il y a un peu plus d'un , c'est une infirmière qui était mise en cause pour de la surfacturation.

V.L