Plan de prévention de la radicalisation

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Lundi 18 janvier 2016

À l’initiative du maire PS de sarcelle, cette ville lance un programme de prévention de la radicalisation afin  d’identifier et traiter au plus tôt les jeunes qui se trouveraient dans une situation pouvant conduire à des dérives

Cette action est encouragée par Patrick Kanner, ministre de la ville, de la Jeunesse et des Sports (Cliquer ici) qui souhaiterait que le principe de la démarche entreprise par François Pupponi   pour la ville de Sarcelle trouve un écho dans d’autres villes de France.  Le gouvernement est prêt à apporter des financements aux villes qui s’engageraient dans un plan d’action.

Ce qui a motivé la démarche de François Pupponi, c’est de ne pas rester les bras croisés alors que le phénomène semble s’amplifier. « Depuis deux ans, nous assistons à la radicalisation de certains habitants, on les voit se métamorphoser, y compris dans leurs habitudes vestimentaires, dans leur comportement. Oui, on sent les choses ». Dit-il.

Le maire de Sarcelle, est un spécialiste de la question puisqu’il participe au sein de l’assemblée nationale à la commission d’enquête sur la surveillance des filières djihadistes et n’hésite pas à s’exprimer ouvertement comme lorsqu’il accuse les mosquées turques de radicaliser les enfants.

Lundi 18 et mardi 19 janvier, la ville de Sarcelle accueillera Mona Sahlin, coordinatrice nationale pour la Suède de la prévention de l’extrémisme violent, qui est en France pour étudier le travail des autorités françaises contre la radicalisation. Elle souhaite s’entretenir avec les acteurs locaux. « Il n’y a pas de solutions miracles, nous devons travailler au niveau local. Nos autorités locales doivent retrouver la confiance de nos concitoyens et nous devons former du personnel sur la radicalisation et sur les extrémismes. Nous voulons apprendre de vos expériences et nous voulons collaborer avec la France », indique Mona Sahlin.

« Les cadres territoriaux de la ville de Sarcelles (Val-d’Oise) recevront une formation afin de détecter les « signaux faibles » de radicalisation religieuse. Un centre de prévention ouvrira, dans la foulée, pour prendre en charge les individus en voie de radicalisation et assurer un suivi pluridisciplinaire. Objectif : prévenir en amont le risque de basculement. » Peut-on lire dans la Gazette des communes.

À Vaulx-en-Velin, un plan de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations vient de fêter son premier anniversaire. Nous avons toujours été septiques sur les dispositifs s’apparentants à des effets d’annonce et dont nous n’avons pas vu de véritable bilan chiffré. Cependant dans le contexte actuel toutes les initiatives sont bonnes pour restaurer le vivre ensemble et c’est une affaire de volonté que de mettre en place des outils efficaces. Dans ce cadre,  la prévention de la radicalisation peut tout à fait se greffer à notre plan de lutte.

C.A