Ah bon, la municipalité a tenté l’apaisement ?

Share

Samedi 29 Juillet 2016

L’été vaudais est « bordélique ». Est-ce le terme socialiste qui qualifie les tensions qui règnent dans les quartiers sensibles de Vaulx-en-Velin notamment aux alentours du 14 juillet. Nous trouvons que c’est un peu léger comme manifestation de compassion envers ceux qui ont retrouvé leur véhicule incendié. Pour eux la situation va s’avérer surement  « bordélique » pour se déplacer, mais surtout dramatique quand les moyens pour en acheter une autre vont manquer.   

Et l’été vaudais aurait pu être plus grave si le guet apen mené contre les forces de l’ordre avait eu pour conclusion le rêve affiché d’individus clairement mal intentionnés.  

Doit-on également caractériser de "bordélique" le fait que les ambassadeurs du tri sélectif mandatés par le Grand Lyon aient du cesser leur activité dans certains quartiers. 

Cette année les forces de l’ordre présentes sur le terrain étaient pourtant conséquentes, néanmoins cela n’a pas réduit l’ardeur des fauteurs de troubles. À cette heure ont peut voir des véhicules brulés un peu partout dans la ville et personne n’est pressé de les faire enlever. Certaines sont présentes depuis plusieurs jours, mais cela n’a l’air de ne gêner personne, comme si cela faisait finalement partie de la normalité vaudaise.

  

Il est surement plus facile d’organiser des repas, des fêtes et des bals. Pourquoi pas si c’est un besoin ou une façon de réunir les vaudais. Cependant, nous avions une attente en terme de restauration de l’ordre public. Cette prétention affichée lors de la campagne des municipales est une réelle déception. De l’ordre des promesses faites et non tenues.

Souligner que la situation est pire que celle trouvée sous l’ère Genin n’a pas d’intérêt. Restons dans la réalité. Celle quotidienne de nombreux vaudais qui n’ont qu’une envie: vivre en toute tranquillité dans une ville propre et calme. Ce n’est pas parce que certains sont en situation difficile qu’il faut accepter d’ajouter des problèmes aux problèmes.

Nous serions curieux de voir ce qu’il ressortirait si nous mettions les élus concernés devant une feuille blanche. Quelles sont les solutions qu’ils préconiseraient pour rendre moins « Bordélique » les étés vaudais mais aussi les autres saisons, car la fin de l’année est également « Bordélique ».    

Une fois que l’on a restauré le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) et assuré de la présence de médiateurs qui malheureusement ne peuvent toucher les personnes les plus en marge, concrètement quelles sont les pistes? La feuille resterait-elle blanche?

C’est toujours facile d’arriver avec des phrases à l’emporte-pièce. Qui veut passer le Karcher, qui veut lutter contre l’apartheid social,... Mais une phrase reste une phrase et dans les faits rien ne se passe comme si le sujet n’était finalement pas prioritaire.

Qu’il n’y ait pas eu de feu d’artifice cette année quelle importance. Vu les circonstances ce n’est pas fondamental. Pourtant Hélène Geoffroy avait assuré en conseil municipal qu’il serait maintenu; mais l’élément comptable est passé par là.  Nous, cela ne nous pose pas de problème cela fait partie des actes responsables et des choix assumés. Pour certains, il faut toujours chercher un justificatif. Villeurbanne en profiterait plus que Vaulx-en-Velin? Cela reste à prouver.  Celui financier est un bon argument. 

Et si c'était finalement l'action municipale qui apparait "Bordélique" en dehors des actions de communication ?

 

V.L