Baisse de la délinquance utopie des chiffres ou réalité

Dimanche 20 octobre 2013

Une petite joute a eu  lieu lors du dernier conseil municipal entre Philippe moine et le maire Bernard Genin. L’un faisait état d’une augmentation de la délinquance et le second avec ironie et fort des chiffres de la préfecture lui annonce qu’au contraire celle –ci est en baisse de 8%. Quelle est la réalité. Celle des chiffres ou celle du sentiment perçu ou des faits visibles.

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City Live, un immeuble dans l’air du temps

Samedi 5 octobre 2013

Vendredi, en début de soirée un incendie s’est déclaré dans les sous-sols de la résidence City Live située au 36, Avenue Paul Marcellin, mobilisant d’importants moyens de la part des pompiers et de la police. C’est la seconde fois en l'espace  de 6 mois qu'un véhicule brûle dans ce lieu de l'immeuble.

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ROMS : après l'incendie, une situation alarmante.

Dimanche 18 Août 2013

Nous en sommes toujours aux hypothèses concernant le départ de l’incendie qui c’est déclaré en début d’après midi du jeudi 15 Août. Plusieurs versions courent sans qu’il soit, pour l’instant, possible d’en valider une, les autorités n’ayant fait part d’aucune conclusion. Cependant à en croire l’insistance des habitants, des tensions entre les deux camps seraient à l’origine de l’incendie. Qu’il soit accidentel ou bien provoqué par une altercation, ce dernier a ravagé une grande partie du camp, à priori et fort heureusement sans conséquence humaine dramatique. Pour l’instant les circonstances de ce drame passent au second plan, la situation des occupants du camp dévasté est beaucoup plus préoccupante car c’est sur les cendres encore fumantes que nombre d’entre eux s’évertuent à rebâtir des logements de fortune. Une action de police a eu lieu pour leur demander d’évacuer le camp sans indiquer un emplacement où s’installer ; beaucoup ont préféré rester dans ces mauvaises conditions de vie après avoir passé une nuit au milieu des décombres. Par décence, nous ne mettrons pas de photos.

Les familles sont livrées à elles même ; pas de cellule psychologique, pas de médecin pour soigner les enfants en bas âge ayant souffert des fumées et d’une nuit passée dans un environnement affligeant. Après le passage des curieux et de ceux pleins de bonnes intentions virtuelles, il ne restait sur place que des personnes faisant tout leur possible pour trouver des solutions ou réconforter les occupants du camp. A un moment donné, s’indigner ne sert à rien, il faut s’impliquer pour que les choses avancent, que l’on soit du collectif « Pro ROMs », simple habitant de Vaulx ou riverains. Ces derniers ont, par solidarité, laissé des familles s’installer sur les pelouses de leurs immeubles et les ont aidé à trouver un médecin pour un petit bébé malade. Tout l’après-midi de vendredi, Marie Higelin militante de l'association "Enfance et Sans toits" et Armand Creus Conseiller Régional, ce sont évertués à prendre contact avec des autorités (Préfecture, Conseil Général, Grand Lyon), toutes aux abonnés absents. Même Médecins du Monde était injoignable. Annie Dureux, militante de Réseau Education Sans Frontière (RESF) et du Secours Catholique s’est évertuée elle aussi à faire son possible pour apporter quelques nourritures et couvertures.

Pour sa part, le maire, avec la plus grande discrétion, accompagné de deux adjoints et d’une journaliste du journal municipal a préféré rencontrer un groupe d’habitants à l’écart du camp. A nouveau ont été évoquées les nuisances et les conséquences de la promiscuité des camps de Roms. Cette rencontre était aussi destinée à atténuer la tension entre la municipalité et les habitants suite à quelques échanges de mots un peu déplacés de la part de ce dernier. Et c’est aussi le comportement de la police vis-à-vis des habitants qui a été soulevé par quelques femmes. Il semblerait que les agents aient fait preuve de manières incompatibles avec l’exercice de leur fonction.

Concernant les camps il est à prévoir qu’aucune décision ne sera prise avant la semaine prochaine. La patience va être de mise pour les Roms comme pour les habitants du quartier. Une manifestation semble toujours d’actualité, mais dans quelles conditions va-t-elle avoir lieu ? Réponse mardi prochain. Il est cependant regrettable que certains membres ou amis du collectif « Pro-Roms » plus aptes à faire de la politique par opportunisme qu’animés de compassion se soient accaparés l’entrée du camp cherchant à rompre le dialogue et les échanges entre habitants et occupants du camp, allant même jusqu’à demander aux Roms de ne rien accepter d’eux. Certains ont même suggéré que les habitants seraient à l’origine de l’incendie ou que des membres du Front National noyauteraient la manifestation. Usuelle manœuvre qui consiste à dire « qui n’est pas de notre côté est FN ». Il faut penser à occulter l’idéologie pour s’occuper de la détresse : celui qui a explicitement dit qu’il ne ferait rien devant tous laissant au préfet la responsabilité de l’action, c’est bien le maire vaudais dont le parti et des élus sont membres du collectif « Pro-Roms ». Dire Oui et Non en même temps et demander une table ronde pour blablater alors que la misère des Roms et riverains se poursuit, est une ligne politique qui leur convient. Qu’est ce que les membres du collectif « Pro-Roms » auraient fait s’ils avaient été maire et responsable de la ville ? Ouvert un gymnase pour accueillir au moins les enfants malades pendant qu’un bull poussait les débris de l’incendie dans un coin du camp ? Il serait intéressant de connaitre leur position car réclamer une table ronde ne fait pas pour l’instant avancer la situation.

PS : à lire dernier document en date émis par la communauté européenne concernant l'avancée des stratégies nationales en matière d’intégration des Roms.

 

Incendie du camp de ROMS à la Soie : agitation et zones d'ombre.

Le 16 août 2013.

Au moment où nous mettions en ligne notre article sur les absents et présents à la manifestation de mardi dernier sur la Soie, un des deux camps de ROMS de la Soie était le siège d’un incendie qui l’a en partie détruit. Les pompiers et la police qui se sont très rapidement rendus sur place avec d’importants moyens et ont pu fort heureusement maitriser l’incendie avant qu’il ne se propage à tout le camp et calmer les esprits qui se sont échauffés très vite dans la droite ligne des affrontements entre les deux camps et de la tension entre ROMS et riverains. Trois blessés sont à déplorer dont un pompier et un policier, incommodés par les fumées ou la chaleur.

La version officielle du Maire est la suivante : un départ de feu après une bagarre entre occupants du camp - un feu qui a détruit la moitié du camp sans faire de victimes - les ROMS sans abri ont été évacué en bus - le maire réitère vigoureusement sa demande d’expulsion. «Les Roms ne pourront reprendre possession du camp et je ne veux pas ouvrir un local municipal pour refaire démarrer un nouveau camp», a déclaré Bernard Genin, selon lequel «les habitants riverains sont excédés» par les nuisances. Le préfet présent sur place n’a quant à lui fait aucune déclaration.

Mais rien n’est aussi simple car après quelques heures de sombres rumeurs courent et les associations riveraines s’inquiètent. Plusieurs habitants auraient vu avant que le feu ne se déclare un enfant égorgé et un homme blessé sérieusement à la tête. On parle aussi d’autres morts quelques jours avant. Et rien ni personne pour nier ces graves affirmations. Il est urgent qu’une enquête soit diligentée pour connaître la vérité sur les faits qui se sont déroulés dans ce camp entre 12h et 14 h hier 15 août. Malheureusement il est à craindre qu’aucune enquête ne soit menée vu que 4h après le drame, aucune force de l’ordre n’était plus présente sur place. La discrétion est de rigueur semble-t-il.

L’agitation médiatique a quant à elle été importante. M le Maire qui ne s’était encore pas rendu sur place a été rapide pour prendre la parole devant les caméras alors que les associations en étaient écartées. Il a rappelé avoir demandé l’expulsion des camps. Il a cependant oublié de dire que son équipe et ses amis soutenaient les occupants tout en laissant les camps dans des conditions d’insalubrité et d’hygiène déplorables. Il a omis de dire que la scolarisation des enfants est d’ores et déjà organisée pour septembre prochain validant ainsi la présence des camps pour plusieurs mois. Il n’a pas ordonné le nettoyage immédiat du camp pour insalubrité. Il n’a pas rassuré les habitants et riverains inquiets.

Bilan: beaucoup d’agitation et de questions. La tension est montée d’un cran entre tous. Tous les ROMS sont revenus sur place dès la fin de l’après-midi et la situation est encore plus explosive aujourd’hui qu’hier.

ROMS à la Soie : présents et absents.

Le 15 août 2013.

Suite à la manifestation du Mardi 13 août : décryptage et analyse de la situation.

Il y a deux jours, de nombreux vaudais se sont retrouvés avenue Salengro pour manifester leur ras le bol suite à l’installation de deux camps de ROMS le long de l’avenue Salengro. Ils visaient à la fois les nuisances et conditions de vie imposées aux ROMS et aux riverains, et, les autorités incapables de résoudre les problèmes du quotidien des habitants. La mobilisation était forte pour une semaine de 15 août et une première action. A la fois de simples habitants et riverains qui exprimaient leur ras le bol mais aussi de très nombreuses associations. Certaines sont bien connues comme Le Comité des locataires TEC et ses dynamiques représentantes Ouarda Chaïb et Fafa Lagoune, Vaulx Carré de Soie et sa charismatique Présidente Joëlle Giannetti ou les Riverains du BUE et son pugnace Président Léon Doutreleau. D’autres un peu moins telles les associations de locataires des Brosses, de l’Organdi, les Allées de la Soie, etc… L’ensemble était mis en musique par quelques personnalités locales connues et reconnues, toutes mues par une action citoyenne, apolitique avec un mot d’ordre « défendre les Vaudais ».

Mais les riverains n’étaient pas seuls. Ils étaient « marqués à la culotte » par les pro-ROMS assez mobilisés (il faut le dire) et prêts à la confrontation. Sous la bannière de la générosité, emmenés par le « Collectif ROMS Solidarité » quelques associations tels le CCFD ou le Monde Réel et leurs animatrices locales (Anna Paula Da Silva furtivement passée et Annie Dureux) faisaient entendre la voix de la solidarité avec les ROMS. Voix toutefois politisée : celle du PC et du Front de Gauche. Ils dénonçaient le manque d’humanisme des manifestants qui leur répondaient que la générosité est facile chez les autres ; en effet aucun des Pro ROMS n’habite le quartier ! Imparable. Parmi les défendeurs des ROMS se trouvait un certain nombre de personnes qui embrassait cette cause de manière spécifique mais il n’est pas certain de les voir autant s’impliquer pour d’autres combats ou d’autres nationalités.

Les deux groupes étaient suivis attentivement par les forces de l’ordre assez nombreuses sur place. Pour la police, la gendarmerie et les ex-RG, l’objectif était clair : empêcher tout débordement et toutes vagues. Et ce fut réussi. Quelques échauffements, des mots un peu fort, mais pas de bagarres, ni de gros blocage de la circulation ni du tramway.

La Ville de Vaulx-en-Velin était représentée par le chef de cabinet du maire pendu au téléphone avec patron qui s’était bunkérisé en sa mairie. Quel courage après 5 semaines de vacances  mais ce ne pas évident de se positionner dans une telle situation lorsque la politique l’emporte sur les convictions ; il vaut alors mieux garder ses distances et ménager la chèvre et le chou.

Une seule élue était présente : Mme Garhouri non encartée politiquement mais membre de l’opposition (Groupe REEV) ; elle était aussi là en tant que riveraine concernée par la situation.

Et il y avait aussi les absents forts remarqués (car on les attendait) :

- Les vrais comme Mme Charrier, adjointe, soutien marqué et visible des ROMS, mais qui était fort curieusement en mission au Japon (les riverains ont d’ailleurs peu apprécié son voyage et le faisaient savoir) ; il se murmure qu’elle est l’organisatrice de la scolarisation des enfants de ROMS qui va se faire dans trois semaines. Parmi les vrais absents il y avait aussi tous les élus de la majorité PC et Front de Gauche. Trop risqué de se montrer là pour soutenir les ROMS à 6 mois des élections municipales. Et puis comme le maire dit à la fois soutenir les ROMS et demander leur expulsion c’est une situation mouvante que n’aiment pas les élus.

- Les pseudo-absents tels Mme Geoffroy, députée, qui n'a à ce jour pas pris position mais assure téléphoniquement les habitants de son soutien.

Finalement que retenir de cette première manifestation ? - Que les camps de Roms sont là. - Que des associations et des habitants les soutiennent par idéologie et générosité. - Que d’autres associations et d’autres habitants souhaitent le démantèlement des camps par pragmatisme et pour vivre tranquilles dans leur quartier. - Que les premiers ont évidemment raison ex-nihilo, hors contexte comme on dit, mais que la réalité des seconds les rattrape. - Que les autorités ne jouent pas leur rôle en ne faisant pas respecter les décisions de justice, ce qui a pour conséquence de laisser pourrir les situations voire les envenimer. - Que les représentants des habitants, que l’on appelle normalement « élus du peuple » sont absents pour de mauvaises raisons : ne pas risquer leur place, ne se fâcher avec personne, garder leurs  « jobs » et leurs grasses indemnités. Ils ont juste oublié que leur rôle est justement d’être là, de porter la parole des Vaudais, des habitants, en tant que leurs représentants et les défendre, en faisant primer le droit et ne pas se retrancher devant de fausses convictions électoralistes. Il n’est pas étonnant ensuite que l’abstention batte des records et que les solutions des extrêmes soient privilégiées par les quelques-uns qui vont encore voter. On entend à travers les commentaires des habitants un ras le bol des partis politiques qui deviennent stériles pour défendre leurs intérêts et non leur ville. Car les habitants se sentent Vaudais et veulent qu’on les respecte et qu’on respecte leur ville. Voilà les mots et les regards qui s’exprimaient parmi les habitants mobilisés. Cette manifestation était aussi là pour le souligner, et la défiance envers les partis politiques et leurs élus ouvre peut être le chemin à une gouvernance plus proche du terrain, à même de porter leurs préoccupations. Une porte est peut être ouverte, l’avenir le dira.

ROMS à la Soie : les riverains manifèstent leur ras le bol.

Le 14 août 2013.

Peut être la première manifestation d’une longue série à moins que la Préfecture ne se décide à faire exécuter l’arrêt d’expulsion avant que de pacifique, l’exaspération des uns et le soutien des autres ne conduisent à une confrontation plus musclée, ce qui a été évité hier mardi 13 août malgré quelques tensions rapidement canalisées par les forces de l’ordre présentes en nombre, mais discrètes. 

Une soixantaine d’habitants et quelques soutiens associatifs étaient présents pour montrer aux autorités les limites d’une situation qui devient intolérable, notamment à cause des problèmes sanitaires, de la prostitution qui a cours, des tensions croissantes avec les riverains et notamment les jeunes du quartier, des feux destinés à brûler les gaines de plastiques des câbles de cuivre, des odeurs et fumées toxiques et nauséabondes, etc... Une soixantaine d’habitants cela peut paraitre peu mais en période de congés comme en cette semaine de 15 août, il va falloir attendre les semaines à venir pour réellement mesurer l’ampleur du mouvement. Du coté des associations de défense des ROMS, quelques militants et sympathisants étaient présents dont certains sont à l’origine d’un document de soutien distribué dans les boites aux lettres, document qui est peut être aussi un des facteurs déclenchant de l’action des habitants.

Les associations de défense ont bien conscience des problèmes occasionnés par la présence des camps et comprennent les préoccupations des habitants soulignant que la situation s’est réellement envenimée avec l’accroissement du camp et notamment la présence du campement nouvellement installé dont elles ne soutiennent pas la manière d’être des occupants qui sont à l’origine du brûlage de cuivre. Il semble qu’elles marquent une différence dans leur soutien entre les différentes communautés ROMS, ce qui est paradoxal. On peut comprendre le coté humaniste de leurs motivations car il est difficilement admissible que dans un pays comme le nôtre, on laisse vivre des personnes dans des conditions déplorables de salubrité. Cependant le problème est complexe et les baguettes magiques n’existent pas. Et si un processus d’intégration a été mis en place pour quelques familles il faut comprendre qu’il est impossible de le généraliser. Elles se retranchent derrière des circulaires mais il y a une réalité du terrain et des habitants et on ne peut pas faire sans la réalité.

Les habitants soulignent que la manifestation n’est pas dirigé contre les ROMS, mais du fait des non-décisions des autorités publiques qui tardent peut être volontairement à faire respecter les décisions de justice (car une expulsion ne constituerait que le déplacement du camp d’un endroit à un autre) ils sont mis devant le fait accompli d’une situation qui devient intolérable et ne veulent pas recevoir de leçon d’humanisme de la part de personnes qui ne sont pas confrontées aux problèmes liées à la présence des camps et dont les arguments moralistes sont plus destinées à des buts politiques plutôt qu’à une réelle implication. Les habitants sont d’autant plus inquiets que le fait de prévoir la scolarisation des enfants des camps laisse entrevoir que le démentellement des camps ne serait pas à l’ordre du jour. Cette scolarisation qui n’a d’ailleurs pas été démenti par la municipalité. Il est également dommageable que dans une situation comme celle-ci, le maire n’ait pas marqué de sa présence cette action préférant être tenu au courant téléphoniquement par un membre de son cabinet. Il est vrai qu’en encourageant l’ambigüité il devient difficile pour lui de prendre une position vis-à-vis des uns et des autres.  

Attendons de voir, mais il semble que la mobilisation ne risque pas de faiblir vu l'accueil qui a été réservé à l'action d'hier.

Dégradations à la Rize.

Le 4 août 2103

La semaine dernière, la place Roger Laurent, point central du quartier de la Rize a fait l’objet d’exactions de la part d’individus qui ont arraché une partie de la clôture tout récemment installée. Le local « Aux pieds humides » a lui aussi également été dégradé, ainsi que les toilettes publiques. Malheureusement ce n’est pas la première fois que de tels agissements se produisent à cet endroit, pour le pur plaisir de casser. Et bien sûr ce sont toujours les habitants qui subissent et les contribuables vaudais qui payent. Ou plutôt qui vont repayer car la ville venait d’investir des dizaines de milliers d’euros pour la rénovation de la place. De tels agissements sont symptomatiques et jouent un rôle important sur le sentiment d’insécurité et la qualité de vie des Vaudais.

Nos élus vont-ils encore invoquer des facteurs conjoncturels pour expliquer les dérives de quelques désœuvrés en manque d’occupations ? Probablement. En tous cas, voilà une nouvelle preuve que tous les investissements doivent s’accompagner d’un souci de pérennité dans le temps et que la protection doit être assurée à la fois par de la vidéo surveillance mais aussi par des effectifs de police nationale et municipale en nombre suffisant : 20 caméras et 9 policiers municipaux sont-ils assez nombreux pour une ville de 40.000 habitants qui s’étend sur 21 km² ? Y a-t-il toujours une volonté municipale, en se réfugiant dans un certain laxisme, de ne pas provoquer de heurts tels que ceux qui se sont produits le week-end du 14 juillet ? Les Vaudais le sauront bien vite car selon certaines infos, les casseurs seraient bien connus de tous…

La Valls des hypocrites

Le 25 juillet 2013.

Est-ce Médiavaulx, en parlant des ROMS expulsés de Bron et venant s’installer à Vaulx-en-Velin dans le quartier de la Soie à proximité d’un camp dont les riverains espéraient l’expulsion, qui a fait bouger la municipalité ? Peut-être. Mais sans doute aussi le courrier et la pétition envoyés par les habitants exaspérés de voir jour après jour la situation s’enliser.

En tous les cas, celle-ci a réagi par l’intermédiaire du Directeur de Cabinet du Maire qui sous les caméras de France 3 a rendu visite aux occupants des camps et a lâché quelques commentaires. « Tous les jours ça va nous couter un max » dit-il en faisant référence aux ordures qu’il va falloir collecter ; car bien sûr, nous le disions déjà sur ce site, la facture est pour les Vaudais et elle risque d’être salée (NDLR : pas pour Monsieur Joubert qui comme de nombreux employés municipaux n’habite pas la commune). Au-delà du folklore de cette visite non improvisée, le reportage a fait ressortir l’exaspération des riverains, y compris de ceux qui jusqu'à présent exprimaient une certaine tolérance vis-à-vis des occupants des camps. Outre les problèmes sanitaires et d’insalubrité, les habitants sont maintenant confrontés aux différents entre des groupes de ROMS qui se traduisent par des confrontations verbales, voir des rixes avec tout ce que cela comporte en terme de coups et blessures parfois très graves. Les jeunes du quartier ont eux aussi maille à partir avec les habitants des camps. Les habitants se plaignent de la recrudescence des vols mais aussi, ce que l’on peut avoir du mal à croire, de la prostitution qui s’est développée autour des camps, voir à l’intérieur des camps. A Marseille, il y a quelques mois, les habitants confrontés à une situation identique se sont révoltés et ont chassé eux-mêmes les occupants.

La municipalité souffle l’ambigüité avec d’un côté le soutient à la population ROMS en s’indignant des conditions de vie déplorables, n’hésitant pas à distribuer par l’intermédiaire d’un collectif un courrier de soutien aux habitants et de l’autre des prises de positions plus radicales en demandant une expulsion. Peut-être aurait-il fallut éviter qu’il se crée, mais c’est une autre histoire… « Moi Bernard Genin, Maire de Vaulx-en-Velin, je veux une table ronde, avec le préfet, le ministre l’état et c’est à l’Europe de régler ce problème ». Nous ne savons pas si cela peut rassurer notre maire, mais des tables rondes ont lieu depuis des années et au-delà de la somme considérable engloutie avec les résultats que l’on ne voit pas (prés de 20 milliards d’euros) la communauté européenne par ses prises de positions est favorable à l’intégration des populations ROMS dans les pays membres. Donc en France pour le cas d’espèce. Quand on sait combien il est difficile de fournir un logement à des personnes françaises, intégrées, travaillant, en charge de famille et qui attendent depuis des années, il ne faut pas imaginer la disparition des camps avant des lustres. Autant dire que le problème est sans solution et Vaulx-en-Velin n’en a pas terminé avec les camps de ROMS. Les biens pensants du pseudo collectif qui du haut de leur tour d’ivoire font état de leur indignation seraient les premiers à se manifester pour réclamer une expulsion s’ils étaient confrontés à ce que subissent les habitants concernés. Il n’y en avait aucun de présent lorsque le camp situés près de Bonnevay à été démantelé et les occupants mis sur le trottoir avec leur bardas un jour de pluie de février.

Il ne faut pas non plus faire d’amalgame entre l’immigration des années 50 et celle d’aujourd’hui avec les Roms même si une forme de précarité et l’existence de bidonville n’est pas qu’un lointain souvenir pour nombre d’entre nous. Dans les années 50 et 60 personne ne s’est installé sur des terrains de manière illégale et si les conditions de vie étaient difficiles il y avait le respect des lois et de la propriété d’autrui. L’histoire des Roms est elle-même compliquée, et ce n’est pas en trois lignes que l’on peut la résumer comme le fait le collectif dans sa lettre. Les principautés roumaines, les Roms, surnommés Tsiganes, ont été réduits à l’esclavage jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ils ont été déporté par les Nazis lors de la seconde guerre mondiale mais c’est sous l’aire soviétique que la discrimination a été la plus forte et lors de la chute du système soviétique (fin de la Guerre Froide), beaucoup ont perdu leur emploi et leurs terres. Faiblement formés et fortement discriminés, ils ont subi une forte précarisation. Ces difficultés ont, pour certains, provoqué un retour à la mobilité, alors même qu’ils étaient sédentarisés depuis longtemps. Il faut aussi faire attention quand on parle de discrimination dans leur pays d’origine. La problématique ethnique n’est pas au fondement du rejet et des violences. Ce sont plutôt des conflits locaux de voisinage qui ont dégénéré en affrontements collectifs et ce sont, à cette occasion, ethnicisés. Et à Vaulx-en-Velin même on peut voir ces conflits qui opposent des membres de communautés différentes. La problématique est aussi plus compliquée car ces populations, qui n’ont souvent jamais été scolarisées, sont dans la plupart des cas victimes de véritables réseaux de trafics d’êtres humains, qui prospèrent en contraignant des personnes âgées et des enfants à mendier dans nos rues, en livrant des jeunes filles à la prostitution ou en forçant des mineurs à des activités délictueuses alors qu’ils souhaiteraient vivre dans leur pays d’origine. C’est une chance que la Roumanie et la Bulgarie fassent partis de l’UE car c’est avec ces pays que se dessine une solution. Nous attendons donc de la Commission Européenne qu’elle soit vigilante sur l’application aux Roms des autres droits - à l’éducation, au travail, à la santé - prévus par les traités, et qu’une partie substantielle des aides européennes (20 milliards d’euros pour la Roumanie de 2007 à 2013) y soit directement affectée. Et nous attendons que les élus vaudais soient actifs pour, avant tout, s’occuper des vaudais.

Une étincelle pour rappeler l'échec de la politique de la Ville.

Le 16 juillet 2013.

Le WE du 14 juillet a été l’occasion d’incidents urbains dans plusieurs villes de l’agglomération lyonnaise dont Vaulx-en-Velin. Comment éclatent les hostilités et quelles en sont les raisons ? Mystères et boules de gommes ; en attendant, pendant deux nuits consécutives, l’agitation de quelques excités a suffi à faire souffler un vent de guérilla urbaine dans le secteur du Mas du Taureau. Des tirs de mortiers effectués contre les policiers auront pour conclusion l’arrivée de forces de l’ordre et un bras de fer entre tenants de la loi et groupes hostiles. Plusieurs centaines de policiers ont ainsi été mobilisés dans le secteur. En tout et pour tout, un homme âgé de 20 ans a été interpellé rue Robert-Desnos montrant combien il est difficile de maitriser les fauteurs de troubles sans employer de grands moyens.

L’année derrière, début juillet, c’est une dizaine de véhicules qui avaient été incendiés par des jets de cocktails Molotov aux alentours du commissariat de police. En 2011 déjà des escarmouches, avec tirs de mortiers avaient eu lieu dans notre ville provoquant un nombre conséquent d’arrestations et de gardes à vues.

Il semblerait que les soirées de juillet soient propices à cette montée de violence. Encore une fois, c’est l’image de la ville qui est écornée et la tranquillité de ceux qui ne peuvent pas occuper une propriété cossue de l’ouest lyonnais qui est mise à mal.

Il suffit aujourd’hui d’une étincelle pour que l’incendie se déclenche démontrant une fois de plus l’échec des diverses politiques de la ville en faveurs des quartiers défavorisés et en particulier l’échec des politiciens vaudais en matière de politique de développement urbain sur ces 40 dernières années. Pourquoi personne ne met fin à la ghettoïsation de certains quartiers ? Cela semble en arranger certains mais qui ?


La route de Décines dangereuse pour les piétons et les voitures

MédiaVaulx le 3 juillet 2013.


Un internaute nous a écrit pour nous signaler un dangereux problème de circulation sur la route de Décines.

« Bonjour,

Je me dois de vous signaler une situation anarchique avenue Marcel CACHIN, au niveau d’EGP et BILLAT.

Il y a quelques années, sur notre demande, Mr CHARRIER nous a aménagé un joli trottoir entre CITROEN et DEGOMME-BOCCARD.

Les piétons pouvaient ainsi remonter l’avenue en toute tranquillité mais, depuis quelque temps, ce trottoir est transformé en parking permanent. De plus, toute la journée, des camions attendent en double file, pour rentrer dans les sociétés.

Pour les piétons qui fréquentent régulièrement cette artère, ce phénomène est très dangereux et nous aimerions bien que la municipalité réagisse avant que nous déplorions un accident

Je suis piéton, avec mes enfants et une poussette, comment faire pour avancer ? »

Il nous a joint les photos suivantes :

 

 

Avis de Médiavaulx :

Cette situation dure depuis l'agrandissement de la société EGP il y a trois ans. Elle a été signalé à de nombreuses reprises à M le Maire (par courrier ou lors de réunion publiques). Après quelques recherches, il s'avère que l'Association Vaulx-en-Velin Village est, elle aussi, intervenue à ce sujet et a écrit au Préfet et à M le Maire il y a quelques temps pour lui signaler aussi le non-respect de son arrêté préfectoral ICPE (www.avvv.fr). Mais rien ne semble bouger. Comme le dit notre internaute lecteur, il va falloir attendre un grave accident, un mort ou une grosse pollution environnementale pour que la municipalité décide de faire avancer les choses.