Quand Hélène Geoffroy « mouche » Saïd Yahiaoui

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Lundi 21 décembre 2015.

Il y a parfois des moments ou il vaut mieux garder le silence. C’est le sentiment d’un  traitement particulier réservé à l’EPI qui a agité l’opposition lors du conseil municipal du 16 décembre.  En premier lieu, il y a eu la subvention de 14800 euros  versée à l’association dans le cadre du plan de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations puis la délibération de mise à disposition d’un employé municipal  à l’association pour assurer diverses missions, dont l’accueil.

(il y a quelques mois déjà, un cadre municipal à été mis à disposition de l’association. La mise à disposition de personnel implique en contre parti  le remboursement du salaire par l’association).  

C’est lors de cette délibération que Philippe moine s’est exprimé le premier pour dénoncer « Un gros problème politique avec l’EPI  et les actions para municipale de l’association» « Cela ne doit pas être l’instrument de la parole socialiste ou  un outil de propagande politique qui ce sert de son réseau comme un fichier de militant de partis politiques ». Philippe moine, fait référence à l’envoi de courriel appelant à voter pour Jean-Jacques Queyranne. 

Said Yahiaoui s’exprime à son tour en faisant référence au même courriel et en qualifiant l’EPI  comme une « succursale de la municipalité » et votera contre ce rapport.    

Si Hélène Geoffroy n’a pas relevé les propos de Philippe moine ou à peine, Madame la maire était mieux disposée à l’encontre de Saïd Yahiaoui  qui a sans doute perdu une occasion de se taire avec un rappel sur les fondements de certaines associations financées par l’ancienne municipalité dont les présidents et directeurs de structures  se sont manifestés en tant que comités de soutient à la collectivité qui les finançait.

C’est l’hôpital qui se fou de la charité pensait notre édile et Hélène Geoffroy de rappeler que pendant toutes ces années écoulées «  je pensais que vous  souteniez la liberté associative, je constate que vous souteniez ceux qui vous soutiennent » 

L’EPI est une association qui a vu le jour en 1994. Elle a toujours été subventionnée par les différentes municipalités. Dans les comptes administratifs de l’année 2012 dont le maire était Bernard Genin,  la subvention municipale s’est élevée à 75 000 euros pour un budget total de 222 484 euros, dont plus de 175 000 euros de subventions. En 2012, le journal municipal de l’époque faisait même un article sur l’association. 

http://www.vaulx-en-velin-journal.com/Actualites/Democratie-locale/21-ans-d-engagement-a-l-Epi

Juste avant les élections municipales, Hélène Geoffroy donnait un petit coup de pouce à l’EPI en finançant l’association à partir de sa réserve parlementaire. Il n’a échappé à personne que son directeur de cabinet n’est ni plus ni moins que l’ancien directeur de l’EPI, ni que de nombreux soutiens d’Hélène Geoffroy gravitent autour de l’association y compris un conseiller municipal.  

Que des associations partagent des idées politiques et les soutiennent n’a rien de répressible en soi du moment que la base de leur travail n’est pas de la propagande pour un parti, mais la mission censée être remplie dans le cadre des subventions versées. Il doit y avoir dans notre ville des associations proches de tous les partis. (Le monde réel a toujours été considéré comme étant proche de l’ancienne municipalité). Il y en a peut-être moins à droite pour des raisons historiques ou bien parce que localement personne n’a eu cette volonté.

« Le revoie d’ascenseur » laisse toujours planer un doute sur les intentions des associations notamment lorsqu’elles sont subventionnées par les collectivités qu’elles soutiennent. La liberté doit avoir un prix, celui de l’indépendance et donc se passer des subventions. Le seul point qui nous pose problème dans  la prise de position d’une association par le biais de son président  pour un candidat,  c’est qu’elle engage l’assentiment de tous les membres or, cela nous parait difficile de croire à l’unanimité de ces derniers. 

C.A