L'ELU DU LUNDI : P Moine, l'opposition enfin en marche?

MédiaVaulx le 3 juin 2013

Habitant de la Rize, Philippe Moine est un militant historique de la droite vaudaise. Engagé dans toutes les élections depuis une vingtaine d’années, il est dans l’ombre du patron de la droite locale, ou plutôt de ce qu’il faut appeler l’opposition, car celle-ci refuse toute étiquette s’appelant au conseil municipal «Groupe  REEV » (Réussir Ensemble Vaulx-en-Velin). Ce positionnement énerve quelque peu M Moine lui qui est le seul UMP du groupe de l’opposition. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour qu’il n’y ait aucun élu UMP puisqu’il ne siège au conseil, que depuis la fin 2008 à la faveur d’une démission dans le groupe. Philippe Moine affiche courageusement son étiquette. Seul à défendre pendant des années la politique nationale de Nicolas Sarkozy et ses restrictions budgétaires, il fallait en effet avoir du courage pour distiller ses positions face à la meute haineuse de la gauche vaudaise qui a du mal à imaginer que l’on puisse penser différemment d’elle. Mais les aboiements semblent l’avoir laissé de marbre et les conspuateurs déversent maintenant leur fiel sur la présidence socialiste et sa représentante locale. Il est sûr que plutôt que parler de ses résultats,  il vaut mieux critiquer les idées des autres.  

Côté expérience politique une seule élection à son palmarès (comme tête de liste) : les cantonales de 2011. Avec un score très étriqué (il a quand même réussi à finir devant le Modem et les Verts) de 7% il est en « devenir » (c’est un euphémisme). Il va devoir se battre comme un beau diable pour contrer la machine rouge et espérer être au second tour des municipales de 2014. Car il semble que 2014 soit enfin son heure. C’est ce qu’il a d’ailleurs claironné dans les journaux il y a quelques mois en annonçant la retraite prématurée du « parrain » qui n’a pas trop apprécié le tweet de cette annonce. Une erreur due à son impatience de prendre les rênes de l’opposition sur Vaulx-en-Velin mais qui peut lui reprocher d’être ambitieux, c’est une des lois de la politique.  Un vent froid souffle-t-il sur la droite Vaudaise ? Mais cette fois-il semble bien que même l’UMP mise sur M Moine pour 2014 car il a reçu la fameuse investiture officielle. Cela semble l’avoir boosté car il a annoncé avoir une équipe et un projet. Alors avec une situation dégradée comme celle de notre ville espérons pour lui que ses arguments seront plus convaincants, que ses interventions seront plus travaillées, argumentées et affutées, qu’il fera preuve d’un peu plus de détermination dans ces prises de positions lors des délibérations du conseil municipal car tout exécutif à besoin d’un contre-pouvoir et le nôtre est bien pauvre. Avec 4 élus sur 39 comment faire pour changer la ville ?

Et finalement P. Moine rêve-t-il vraiment d’être un maire U.M.P à Vaulx tant il sait cette tâche compliquée ? Son objectif ne serait-il pas tout simplement plus personnel dans l’un des 2 partis représentatifs de l’échiquier politique du moment ? Vise-t-il peut-être plus simplement une place de Conseiller Communautaire ? Les réponses nous seront données début 2014 à la déclaration des candidatures et en mars de la même année suivant le score de sa liste pour une place dans le renouveau de l’U.M.P. lyonnaise.

Médiavaulx fait le compte-rendu du conseil municipal du 29 mai.

MédiaVaulx le 2 juin 2013.

34 points (lire notre article du 28 mai) étaient en délibérations au conseil municipal du mercredi 29 mai. Nous nous faisions alors état de nombreuses questions qui ont été nullement relayées par les débatteurs. Peut-être est-ce la jeunesse de notre site qui n’a pas permis aux élus de lire nos demandes. Nous tenterons de corriger cette méconnaissance des élus pour le prochain conseil municipal le 12 mai prochain.

Un conseil municipal est toujours un moment important dans la vie d'une commune car il permet de sentir l'implication et les divergences des différents intervenants, l'état d'esprit qui règne entre les différents courants ; le moins que l'on puisse dire est que le courant semble mal passer entre l'exécutif, comme aime à le souligner le maire (trop content de rappeler à chaque fois que c'est lui qui décide) et les membres du parti socialiste.  Le groupe REVV quand à lui apparait plus calme, voire endormi, peut-être le calme avant la tempête des municipales ?  Certain des élus présents semblent faire seulement acte de présence par principe ou par obligation comme Monsieur Charrier qui arrivé une heure en retard est parti téléphoner pendant une demi-heure et apparemment a concentré son attention sur des lectures qui ne concernent pas les sujets du jour. Quant à Madame Arthaud,  son souci de faire travailler la SNCF est à remarquer, puisqu’elle fait le voyage de Paris à nos murs pour faire acte de présence toutes les 5 semaines.

En ce qui concerne la mutualisation des commandes de fourniture (point 2), tout le semble d'accord sur le principe qui conduit à une réduction des coûts. Une question a été posée sur la partie organisation et la non prise en compte de certaines structures dans le dispositif comme c'est le cas pour d'autres communes. Tout n'a pas encore été pensé a répondu l'exécutif, car il a fallu travailler en urgence du fait de la date butoir. Précipitation ou amateurisme ?

La décision de dénommer une nouvelle voie  Rue du 17 octobre 1961 (point 3) n'a pas fait débat, juste une remarque de madame Geoffroy qui se félicitait que la municipalité suive en ce geste la reconnaissance de cet événement  par François Hollande.

L'attribution de nouveaux marchés de travaux pour la restructuration du groupe scolaire Wallon (point 7) a suscité quelques commentaires sur l'optimisme du maire à voir aboutir, pour la prochaine rentrée scolaire, cette restructuration qui a fait maintes fois l'objet de déconvenues. 

L'aménagement des parkings du pôle culturel du Bourg et Tita Coïs n'a pas non plus suscité de débat. Pourtant le problème des places de parking dans notre ville est un sujet récurent qui mériterait une plus grande attention.

La réalisation de travaux sur la voie privée Rue des Droits de l’Homme a été l'occasion de souligner que la municipalité essayait de répondre à ces besoins spécifiques. On notera que le maire a répondu à Mme Lecerf que pour chaque impasse privée, la mairie réalisait quasi systématiquement, en fonction des finances, les travaux de rénovation de voirie, à la demande des riverains, mais que ces voiries restaient privées.

Au sujet du bilan de l’activité de la Régie « Vaulx-en-Velin.com »  (point 12), madame Geoffroy a souligné la qualité du site mais aussi précisé de manière ironique combien cet outil semblait destiné en premier chef à valoriser l'action municipale et en premier lieu son premier magistrat. Bernard Genin s'est défendu avec un sourire non moins dissimulé que dans ce domaine il suffisait de regarder les autres municipalités pour se rendre compte que ces apparitions dans la communication municipale n'étaient pas plus visibles que celle de ces confrères. D'ailleurs une page était destinée à mettre en valeur les personnes s'impliquant dans notre commune. Pour consulter assez fréquemment les journaux municipaux des communes environnantes, nous pouvons dire que notre maire se trouve dans le peloton de tête et peut même viser le premier rang.  Ce que nous pouvons remarquer aussi, c'est que certaines personnes jouant un rôle important sur notre ville et exerçant quelquefois un vrai contre-pouvoir n'apparaissent jamais dans les portraits.  

Affermage de la Maison des Fêtes et des Familles : le principe de déléguer la gestion de cet équipement à un prestataire extérieur a suscité une réaction de la part de lutte ouvrière ou une nouvelle fois le crédo consistant à faire travailler les services municipaux a été mis en avant et ils ont donc voté contre cette résolution.  Le groupe REVV s'est félicité quant à lui du fait que le montant de rétrocession soit indexé sur l'inflation ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent et a exprimé le souhait que la revalorisation se fasse dès cette année au lieu de l'année prochaine. Le groupe socialiste a fait, quant à lui, part de nombreuses interrogations pour ce qui est du fonctionnement de cette structure, entre location aux associations, aux particuliers et autres.  Il a aussi posé la question d’une reprise de gestion par le personnel municipal. L’adjoint aux finances a répondu que la mairie devait se centrer sur ses compétences, et que le choix est celui de l’exécutif. Ce qui est paradoxal, c'est que vu le niveau de personnel municipal que nous avons par rapport à d'autres villes qui possèdent des structures équivalentes, pourquoi ne pas en faire une gestion municipale. Le maire a manifesté la volonté de voir le prestataire se tourner vers les entreprises pour occuper les locaux pendant les jours de semaines afin de les rentabiliser. Mais nous avons au sein de la municipalité un service économique et un élu en charge du monde de l'entreprise. Leur mission (promouvoir la ville et attirer des investisseurs et des entreprises sur notre ville) devrait leur permettre de faire cela. Et pourtant ce n’est pas fait ! De la même façon, la régie Vaulx-en-Velin.com fait appel à une régie pour trouver des publicitaires pour le journal, alors que ce même service économique pourrait faire ce travail, étant au quotidien en relation avec les entreprises.

L'attribution de subventions aux associations fait partie des grands classiques du conseil municipal.  La ville est riche de son tissu associatif et nombre d'entre elles sont tournées vers le social. Il est fait part du contexte actuel qui voit les subventions des autres institutionnels dont l'Etat se réduire de manière parfois significative mettant en danger ces structures. S'en est suivi une bataille de chiffres qui met en balance l'action des uns et des autres pour finalement laisser de côté les souffrances des personnes en difficultés ; c’est ce qu'il faut en retenir. Que les difficultés ainsi que la précarité s'accroissent.

L'attribution des subventions aux associations fait parfois l'objet de regards ironiques ou de remarques sous-jacentes comme ce fut le cas pour celle de 10.000 euros à Association de Solidarité Métoubienne pour fêter leurs 30 ans. 10.000 euros qu'il a fallu justifier pour une seule fête alors que pour les 6 fêtes de quartier la somme totale allouée fut de 14000 euros. Deux poids, deux mesures. Ce qui fut souligné par la demande d’explications par le groupe socialiste. Explications qui furent l'objet de commentaires alambiqués de la part du maire à qui l'élu chargé de ce domaine s'est empressé de donner la parole. A force de ne pas jouer la transparence, la municipalité suscite la suspicion, parfois légitime des élus d'opposition. Un mariage entre l'exécutif et le groupe socialiste en deviendrait risible si l'avenir le dessinait. A demi-mot, faire plaisir aux électeurs potentiels d'un quartier ne peut pas nuire.

Pour l'attribution de la subvention au collègue Valdo, un réflexe encore présent a conduit Hélène Geoffroy à mentionner l'action du département dont elle fût encore récemment l’élue dans ce domaine. En ce qui  nous concerne, nous nous félicitons des résultats sportifs de nos élèves et cette subvention destinée à les accompagner ne peut que valoriser leur engagement dans le sport, pour eux, pour leur école mais aussi pour l'image de la ville. 

La Convention de partenariat avec la Ville de Villeurbanne pour le feu d’artifice du 14 juillet a aussi fait débat. Pour le groupe REVV ce fut le montant engagé par la ville qui au vu de la situation financière est jugé disproportionné voir indécent. L'exécutif  se défendit en actant que les Vaudais méritent d'avoir une fête à la hauteur et que c'est le 14 juillet, fête nationale par excellence ce qui justifie un effort financier.  Le maire insista sur le fait que ce n'est pas simplement un feu d'artifice mais aussi un spectacle qui a attiré 12 000 spectateurs et que les prévisions font référence à 18 000 personnes pour cette édition, qu'il était présent lors de la manifestation et qu'il fut surpris d'être félicité par de nombreuses personnes qui trouvaient cela génial. Pour avoir été présent ce jour-là, nous nous me permettons d'ajouter que de la manière dont a été canalisé la foule, les premiers rangs ont peut être vu quelque chose mais les moins bien placés ont sans doute vu les fusées mais pas tout à fait le spectacle. Espérons qu'il en sera tenu compte pour la prochaine édition. Le maire a fait aussi remarquer que les restaurateurs ont été enchanté par cette manifestation qui leur a permis de faire le plein et qu'il est prêt à parier que ces derniers seront favorables pour sponsoriser les éditions futures.

Nous ne nous étendrons pas sur l'adhésion à la charte de coopération culturelle d’agglomération (votée à l’unanimité) car ce sujet et la culture sur notre ville fera l'objet d'un article spécifique et plus complet qu'un simple compte rendu.

La rencontre municipale avec nos anciens

MédiaVaulx le 1° juin 2013

Quelle belle rencontre organisée par la mairie jeudi 23 Mai dernier sur le thème de la place des personnes âgées dans la ville. Tout avait bien commencé: un public nombreux, un maire qui avait mis son joli pull bleu roi, accompagné d’une conseillère municipale absolument inconnue et donc en quête de notoriété. Le rencontre a débuté par un film, bonne idée en soi, sauf que le film datait d’une vingtaine d’années. Tout était d’une autre époque, avec des montants en  francs, des prestations dépassées, des cuisinières à charbon. Mais ouf, à la fin du film, le maire rattrape l'affaire en précisant que les sujets évoqués sont toujours d'actualité !

Le sujet de la dépendance est en effet intemporel : les personnes âgées veulent vivre le plus longtemps possible en autonomie à leur domicile. Il est toutefois dommage d'avoir réduit le débat à ce thème ! Nous avons la chance de vivre de plus en plus longtemps en bonne santé, et c'est peut-être de cela qu'il fallait parler aussi, de la solitude, des loisirs, des déplacements. Quelques habitants l’ont abordé avec des remarques sur le coût des sorties culturelles, trop chères ! Quant au handicap, ce sujet n’a pas du tout été abordé.

Alors revenons à l'habitat. La municipalité a la chance d’avoir deux maisons de retraite sur la ville (domaine de compétence du conseil général),  et un foyer logements qui vient d'être rénové, géré lui par la ville, et la résidence Altair, dédiée aux personnes âgées. L’élue aux personnes âgées prend la parole pour présenter le sujet des prestations municipales (« on m’a demandé de vous parler de … »), et qui en oublie, ne connaissant apparemment pas sujet. Heureusement, le personnel municipal veille et souffle a voix haute: portage de repas, infirmière, aide à domicile, petits travaux. Toutes ces activités font partie d'un service public en partie financé via le conseil général (aide personnalisé d’autonomie), et la municipalité participe à certaines prestations, comme le portage des plateaux. La mairie participe à hauteur de 1% à 30% du coût des plateaux, selon les revenus et les prend en charge, pour garantir le rôle social de la fourniture de ces plateaux en assurant le contact avec la personne. Et pourtant, il y a des mécontentements, sur la qualité, sur certains plateaux déposés sur des boites aux lettres ou devant les portes, sans rencontre !

Le maire pourrait passer un peu de temps à dresser un bilan de la toute jeune résidence ALTAIR ou le foyer logement Croizat. Mais quelles sont leur situation, les retours d’expérience, les perspectives ?  Rien n’est communiqué sur le sujet, mais le projet CHAMAREL est bien mis en avant, portée par une association dont la présidente a des affinités certaines avec la majorité municipale, mais qui ne concerne que 16 logements ! On n’y logera pas beaucoup de Vaudais !

Pour finir, on saluera le comportement  du maire qui s'est esquivé, le temps du débat, après quelques discrets bâillements marquant ou sa fatigue ou son peu d’intérêt pour le sujet. Notre édile est réapparu une dizaine de minutes avant le buffet. Moment important pour affirmer sa convivialité. Mais où était-il passé ?

 

Ebauche d'un plan de circulation au Village

MédiaVaulx le 31 mai 2013.

La municipalité par l’intermédiaire de monsieur Mandolino et du Chargé de Mission déplacement (M. Chambe) a présenté mardi 28 mai au soir à la vingtaine d’habitants venus à cet effet, une étude, une perspective, une réflexion, une esquisse, mais en aucun cas un projet ficelé et prêt à être mise en œuvre. « C’est aux habitants précise Monsieur Mandolino l’élu chargé de cette mission d’exprimer leur avis, il n’y a rien d’acté, tout est sujet à discussion ». Un élu que l’on voit de plus en plus présent sur le terrain et qui remplace le maire avec brio même lors de rencontre d’habitants parfois houleuses comme ce fut le cas récemment chemin Ferréol où il lui a fallu faire preuve d’un grand calme même sous les insultes que ne manquaient pas de prodiguer certaines personnes à bout d’arguments.

La réunion avait pourtant mal débuté, le service communication (une vingtaine de personnes ne doivent pas suffire pour apporter un écran !) n’ayant pas suivi, impossible de projeter les différents plans. Ce fut agréable de voir un membre du modem et un élu du front de gauche œuvrer ensemble pour mettre en place une solution de fortune avant que n’arrive du matériel adéquat. Comme quoi l’union fait parfois la force.

A travers l’exposé et les échanges avec les habitants force est de constater qu’il n’est pas simple de mettre en place un schéma non seulement destiné à aménager, mais aussi à apaiser la circulation. Les remarques des habitants se sont bien souvent focalisées sur la dangerosité de la circulation à Vaulx-en-Velin, à cause de la vitesse et du peu de visibilité dans  certaines rues. Les incivilités sont un problème récurrent et les réponses ne peuvent pas toujours être que techniques avec la pause de ralentisseurs, et autres dispositifs destinés à ralentir la circulation. La réponse doit être parfois un peu plus répressive car on peut faire les plus beaux aménagements du monde (zones de rencontre, zone 30, zone 20), si ils ne sont pas respectés le problème originel subsiste. Il n’est qu’à voir le nombre de panneaux urbains endommagés pour comprendre la difficulté à laquelle nous avons à faire face. Mais peut être que la répression n’est pas dans la volonté municipale.

En conclusion, il a été décidé de constituer un groupe de travail pour mener la réflexion sur les aménagements rue de la république ainsi que sur un schéma d’aménagement et de circulation sur le sud du village. Nous ne connaissons pas en l’état des choses l’enveloppe budgétaire dédié à cet usage ni le délai envisagé. Nous espérons simplement qu’enfin les actes vont suivre et que ce n’est pas simplement une préoccupation municipale destinée à occuper le terrain et les esprits à l’approche des élections municipales. Nous avons déjà connu cela puisque le projet Rue de la République est dit « à l’étude » depuis bientôt 15 ans !       

Rendre à César ce qui lui appartient.

Médiavaulx le 29 mai 2013

Il y a quelques semaines, Monsieur le Maire annonçait, à grands renforts de communication, le début de la première phase d’urbanisation du Carré de Soie, secteur Tase, en s’attribuant dans la foulée, le sauvetage et la valorisation de la Façade de l’usine Tase ainsi que la baisse de densité des différents projets immobiliers. Tout ceci étant, bien évidemment, dû d’après, lui au grand savoir-faire de notre municipalité en matière d’urbanisme et à l’extrême amabilité du promoteur immobilier !

Quelle belle manipulation ! En fait la réalité en est tout autre.

Fin 2009, Monsieur le Maire signait les deux premiers permis de construiredu Plan d’Aménagement d’Ensemble (PAE) du Carré de Soie, pour deux immeubles de logements situés derrière la façade de l’Usine Tase, usine alors en attente de classement aux monuments historiques (deux demandes de classement aux monuments historiques avaient d’ailleurs été faites par les associations locales, une en 2006,  et la deuxième en 2008, suite à la démolition d’une des ailes de l’usine). Sans réponse suite aux demandes de classement et devant la totale inertie de la municipalité vaudaise qui signait des permis sans prendre en compte la proximité d’un « presque monument historique », les associations locales par l’intermédiaire du Cercle de la Soie Rayonne déposèrent en 2010 un recours contre ces deux permis afin de bloquer cette première phase d’urbanisation, le but étant d’obtenir l’arrêté préfectoral de classement de l’Usine pour assurer sa protection avant toute construction.

Après deux ans de bataille frontale contre le Grand Lyon et les élus vaudais, et de nombreuses péripéties judiciaires et administratives, la Société de promotion immobilière annonçait :

- Le classement de l’usine et sa réhabilitation,

- Une  recomposition urbaine du PAE  sur la Tase débouchant sur l’éloignement des immeubles de la Façade de l’Usine et une baisse de la densité (17 immeubles au lieu de 20) avec une SHON (surface utile construite) passant de 75.000 m2 à 65.000 m2,

- Une baisse significative des hauteurs : le projet de janvier 2010 présentait des hauteurs de R+8, R+10 jusqu’à R+12, alors que celui de 2012 n’allait pas au-delà du R+8.

Mais tout cela grâce à qui ?  A Messieurs Charrier et Genin ou aux associations locales par l’intermédiaire du Cerce de la Soie Rayonne et de son actuelle Présidente, Mme Giannetti, qui se sont battues bec et ongles  pour  maintenir, valoriser le patrimoine et  préserver le cadre de vie de leur quartier  pendant que ces deux élus, pour ne heurter personne et sans aucun courage politique, laissaient les associations et leurs représentant livrés en pâture aux loups.

Les Associations Locales n’ont pas l’intention de se laisser déconsidérer, voire déshonorer sans rien dire surtout que certaines d’entre-elles l’ont payé très cher et veulent le faire savoir démontrant toute leur utilité dans la préservation du cadre de vie des Vaudais.  Les deux maires successifs, l’un comme l’autre, autant Monsieur Charrier que Monsieur Genin, se sont tout bonnement mis à l’abri de la tempête en attendant des jours meilleurs en  envoyant les associations faire le travail à leur place et surtout prendre tous les coups ! Et ensuite, une fois la tempête passée, ils cherchent à récolter ce que les autres ont semé. Quel courage ! Si ce n’est pas de la récupération.

Rien ne sert de réécrire l’histoire quand elle est trop fraiche. Alors Halte à la démagogie et à la récupération du travail des autres. Halte aux manœuvres politiciennes des élus censés nous représenter.

Quelques questions avant le conseil municipal de mercredi 29 mai 2013.

MediaVaulx le 28 mai 2013.

34 points sont à l’ordre du jour du conseil municipal du mercredi 29 mai 2013 ; ils vous sont présentés ci-dessous. Après une lecture attentive de l’ordre du jour nous avons listé un certain nombre de questions qu’il nous semble légitime de poser en tant que citoyen de la ville (questions non exhaustives). Si la lecture ci-après vous pose questions ou si avez besoin de renseignements complémentaires, vous pouvez nous joindre via Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

·         1 - Actes de gestion accomplis par Monsieur le Maire

·         2 - Mise en place d’un groupement de commandes entre de nombreuses villes du Grand Lyon. Deux questions :

o   Pourquoi Villeurbanne (145.000 habitants) dépense moins en fournitures de bureau que la Ville de Vaulx-en-Velin (42.000 habitants) et qu’en même temps Vaulx-en-Velin dépense 2,5 fois plus que Caluire (pour un nombre d’habitants identique)?

o   Pourquoi ne pas donner au Grand Lyon la mission achats de fournitures ? L’effet de masse serait plus important et la structure existe déjà.

·         3 - Dénomination de deux nouvelles voies au Village. Il s’agit de dénommer une nouvelle voie vers la rue de la digue et de l’appeler Rue du 17 octobre 1961 (date de la manifestation du FLN à Paris lors de laquelle de nombreuses personnes ont été tuées). Même si ce choix est éminemment respectable (et certes politicien), pourquoi en pas avoir choisi des dates plus parlantes pour les vaudais (rattachement de Vaulx-en-Velin au Rhône et sa séparation d’avec Villeurbanne en 1852, arrivée du 1° tramway à Vaulx-en-Velin en 1900, libération de la Ville en 1944, inauguration de la grande digue de protection de la ville en 1956, etc…) ? Pour mémoire Vaulx-en-Velin, par ses rues et places, célèbre déjà quelques évènements nationaux (mais aucun locaux!) comme le cessez-le-feu en Algérie, l’armistice de la seconde guerre, le génocide arménien et la création du Conseil National de la Résistance.

·         4 - Préemption d’un logement et d’un parking place Gilbert Boissier

·         5 – Parc de la Rize – Réalisation d’aménagements et signature d’une convention EDF et syndicat des communes

·         6 - Convention avec l’IME Yves Farge

·         7 – Restructuration du GS Wallon – Attribution de marché des Travaux

·         8 - Aménagements des parkings du pôle culturel du Bourg et Tita Coïs.

o   Pourquoi dans un quartier déjà déficitaire en places de stationnement le réaménagement d’un parking peut conduire à passer de 33 places à 27 soit 20% de places en moins alors que les besoins (que ce soit pour le Conservatoire, les services de la ville installés localement ou les écoles et maintenant la cantine) explose ?

o   Pourquoi ce réaménagement n’a pas été prévu dans le budget original de la cantine alors que cette création l’a imposé ? Cela aurait alors permis d’obtenir des cofinancements.

·         9 – Stade Ladoumègue – Travaux de réfection de toiture et façades.

·         10 - Financement d’aménagements transitoires au Pré de l’Herpe. Une partie du budget demandé est relatif au traitement du Centre Aquatique dans son environnement (en fait la totalité car sans la nouvelle piscine rien de ce qui semble prévu ne serait réalisé). Pourquoi ne pas l’avoir intégré au projet ? Est-ce pour ne pas encore gonfler le budget de cette piscine et de voir alors le chiffre énorme de 19.000.000 d’euros TTC poindre que cela n’a pas été fait ?

·         11- Réalisation de travaux sur la voie privée Rue des Droits de l’Homme.

·         12- Bilan d’activité de la Régie Vaulx-en-Velin.com – Le budget 2012 est en très forte augmentation du fait de l’intégration du coût des agents municipaux (le budget passe de 581.000 euros à 791.000 euros) donc la subvention de la Ville suit cette augmentation puisqu’elle passe de 541.000 euros à 742.000 euros ; cela représente 13 personnes. Dans l’organisation des services municipaux il y a en parallèle un service communication au sein de la municipalité. Les missions sont les mêmes selon le site web de la Ville. Quelles sont les différences entre les uns et les autres s’il y en a? Pourquoi ne pas tout fusionner par souci de simplification et de clarté?

·         13- Bilan d’exploitation de la Maison des Fêtes et des Familles. Pourquoi l’étude de satisfaction n’est pas fournie en annexe ?

·         14 -Affermage de la Maison des Fêtes et des Familles. Pourquoi le principe même de l’affermage de cet équipement n’est pas remis en cause ? Pourquoi une étude technico-économique n’a pas été réalisée pour présenter les deux solutions comparées (l’affermage et le service public) ?

·         15- Attribution de subventions aux Fêtes de Quartier – Somme totale de 14.800 euros pour 6 fêtes.

·         16 – Attribution d’une subvention à la Fondation Agir Contre l’exclusion (FACE) – 5000 euros

·         17- Attribution d’une subvention à l’Association Ecouter et Prévenir – 5000 euros

·         18 - Attribution d’une subvention à l’Association de Solidarité et d’Entraide Métouienne – 10.000 euros pour leur fête des 30 ans

·         19 - Attribution d’une subvention à l’Association Marmite Urbaine – 5000 euros

·         20 – Tournois et manifestations sportives importantes

·         21 – Versement des soldes de subvention aux clubs sportifs.

·         22 – Subvention de l’Etat dans le cadre du Programme interministériel Ville – Vie – Vacances

·         23 -  Attribution d’une subvention à l’association sportive du collège Pierre Valdo

·         24 – Signature partenariat entre la Ville de Vaulx-en-Velin et l’association France Alzheimer

·         25 - Attribution d’une subvention à l’ASLRVV – 1400 euros pour la Fête des 30 ans de l'Association.

·         26 – Convention de partenariat avec la Ville de Villeurbanne pour le feu d’artifice du 14 juillet. Pourquoi, dans une période de crise et de compression des budgets, le coût pour Vaulx-en-Velin augmente en un an de 19,6% (hors frais de personnel Ville) passant de 28.900 euros à 43.562 euros? Pour la même opération la part de Villeurbanne n’augmente que de 15,9%. Pourquoi ne respecte-t-on pas le ratio du coût en rapport de la population tout en gardant un coût global identique entre 2012 et 2013 ce qui permettrait alors de ne payer que 23.650 euros au lieu de 43.562 euros soit donc une baisse de 18,2 % contre une hausse prévue de 19,6% ?

·         27 – Adhésion à la charte de coopération culturelle d’agglomération

·         28 – Attribution de subvention au festival « Archisound » - 1000 euros

·         29 - Attribution de subvention complémentaire à l’association Fédération Vaudaise du Hip-Hop et des Cultures Urbaines (FEDEVO – FVHHCU) – 3000 euros

·         30 – Sollicitation de subvention auprès du CNDS pour le financement du Centre Aquatique

·         31 – Partenariat pour la mise en place du chantier jeunes Vaulx-en-Velin pour l’été 2013

·         32 – Attribution de chèques vacances aux bénéficiaires des chantiers d’été

·         33 – Rémunération d’un formateur GTPI pour la Police Municipale

·         34 – Renouvellement du Poste de Chargé de Coopération Décentralisée.

L'ELU DU LUNDI : J Fayat l'absent du logement.

MediaVaulx le 27 mai 2013.

Habitant historique de la cité Cachin, Jacques Fayat est une figure locale dont l’implication ancienne au sein du comité de locataires est connue de tous. Militant historique de la Confédération Nationale du Logement (CNL) et du Parti Communiste, il fut récompensé par Maurice Charrier en 2008 pour l’avoir aidé à faire voter pour lui. L’ex-maire le positionna alors 15° de liste. Ce qui lui assurait alors presque d’être élu. Puis d’être adjoint au logement. Ce fut fait le 16 mars 2008.

Poste important en 2008 que celui du logement dans une ville comme Vaulx-en-Velin où le taux de logement social avoisine les 60%, où une rénovation générale du parc de logement social s’impose, et où les élus communistes prévoient de construire en 15 ans près de 5000 nouveaux logements.

Tout commença alors très bien. Un poste à la mairie. 10° adjoint en charge du logement et de la vie quotidienne. Un beau titre. Et une belle indemnité: 1818 euros brut par mois. Certes c'est généreux mais en remerciements des bons et loyaux services, que ne ferait-on pas pour un tel apporteur de voix…

Et il s’installa à son poste. Pas une action énorme. Mais toujours là en soutien au Maire. Toujours un peu présent. Pour faire « monde ». Peu de prise de parole. Même au conseil municipal (il faut bien parler quand il s’agit d’un rapport qu’on a écrit pour vous et qui est dans votre délégation).

Et des dossiers qui s’accumulent. Les expulsions par exemple, un vrai dossier qu’il connait bien. Il a milité contre pendant de nombreuses années à la CNL. Et en tant qu’élu, là, il va pouvoir faire du boulot. Comme les interdire. Belle idée pense-t-il. Et comme c’est aussi un souhait du nouveau Maire c’est parti. Et dès mars 2010, M le Maire de Vaulx-en-Velin publie un arrêté anti-expulsions (copiant ainsi les maires de Givors et Vénissieux qui le font depuis de nombreuses années) qui n'a aucun effet car le Préfet le fait annuler dans la foulée pour cause d’illégalité. Mais comme le but est de faire de la « com » et pas vraiment de résoudre le mal logement, finalement ce n’est pas très grave. Le plus important c’est que la Maire passe à la télé et qu’on parle de lui dans les journaux et sur les tracts de son parti.

Autre dossier important : la qualité des logements, sociaux en particulier. Construits pour un bon nombre d’entre eux dans une période où les normes d’isolation étaient tout autre (juste avant le premier choc pétrolier et les premières obligations d’isoler) il y a de quoi faire. Et les bailleurs sociaux font des choses,quelquefois dans le bon sens mais trop souvent à l’envers, sans communiquer ni avec la ville ni avec les locataires (il faut voir quelquefois les réalisations et leur qualité!). Pour la communication avec la Ville ce n’est pas trop facile à partir de fin 2009. Car M Fayat est un peu aux abonnés absents. Il ne vient plus vraiment. « Problèmes personnels » disent ces amis du parti communiste. Reste qu’il continue à toucher son indemnité de 1818 euros brut mensuel. Deux ans d’absence. Jusqu’à cet article du Progrès fin novembre 2011, qui le classe avant dernier des adjoints à forte responsabilité en termes de présence (venu une fois en deux ans au conseil municipal). Mini séisme alors. Que faire ? Lui décide de revenir et de se remettre au travail (son autre collègue, lui, avait décidé de démissionner). Et pour les 44.000 euros bruts perçus un peu indument en activité « réduite », silence.

Pour revenir au logement, au dernier classement de Lyon Capitale (mai 2013) des villes où il fait bon vivre, Vaulx-en-Velin est classée 66° sur 66 en matière de mixité sociale, 65° sur le prix du m², 49° sur la part de pavillons et 58° sur la part de ménages propriétaires. Globalement dernière des 66 villes du Grand Lyon où il fait bon être logé ! Un bel échec. Sauf si l’objectif était de maintenir le plus grand nombre dans la pauvreté. Dans ce cas ce serait une belle réussite de Monsieur Fayat auquel il faut associer Messieurs Genin et Charrier. Un beau travail d’équipe.

Conférence d'Europe Ecologie Les Verts sur le logement social: nous y étions!

MediaVaulx le 25 mai 2013.

Jeudi 16 mai Karima DELLI Députée Européenne d’Europe Écologie les Verts a présenté dans le cadre des jeudis de l’écologie (nous y étions !) les propositions développées dans son rapport sur "Le logement social dans l'Union Européenne: un levier pour sortir de la crise" qui sera adopté en juin prochain par le Parlement européen à Strasbourg. Ce rapport s’attache autant au droit au logement pour chaque citoyen qu’à la lutte contre la précarité énergétique à travers l’attribution de fonds spécifiques aux régions. Vaulx-en-Velin à travers ces presque 60% de logements sociaux et un parc de logements vétustes que ce soit public comme privé est concerné par cette problématique.

Le logement social repose sur des contextes différents suivants les pays de l'union européenne et sa prise en compte va dans le sens d'une Europe plus sociale. Mais la vision Européenne si elle édicte des bases et met à disposition des fonds pour réaliser les investissements nécessaires pour réduire la précarité énergétique, n'occulte pas le rôle de la municipalité dans les choix qui sont les siens supplantés parfois par les niveaux supérieures que sont le Grand Lyon par exemple pour nous.

Dans une ville comme Vaulx-en-Velin ou le logement social constitue une partie importante de l'habitat, on voit apparaitre tout un tas de problèmes qui sont en contradiction avec les principes qui sont avancés, tels  que la  mixité sociale, le vivre ensemble, la réussite scolaire.  D'autre part là où les élus font écho que la ville se construit aussi par les choix des habitants, on assiste à la création de programmes immobiliers définis sans aucune concertation avec les habitants. Au niveau du Grand Lyon, la volonté de rééquilibrage entre les villes de l'ouest et les villes de l'est existe sur le papier mais pas dans les faits ou alors dans des conditions qui font que si les logements ont le titre de logement social, les personnes qui les habitent sont loin d'avoir le niveau de revenus moyen des Vaudais.  A Vaulx-en-Velin, malgré le nombre important de constructions à accession privée, le rééquilibrage promis ne se fait pas. La municipalité communiste se réjouit  de cette situation mais elle oublie que le problème ne s'arrête pas au logement et que la densification quand elle ne rapporte pas les revenus adéquats pose des problèmes d'infrastructures notamment au niveau scolaire par la nécessité de construire de nouvelles classes alors qu'elle n'arrive pas à rénover le parc existant. 

Nous reviendrons plus en détail sur le logement social et le logement tout court car c'est un enjeux important pour une ville, qu'il soit privé ou social.  Chaque parti politique à sa vision des choses mais c'est à nous habitants de dire aussi dans quel contexte nous voulons vivre et devons être impliqué dans les processus de décision par une véritable concertation  et non pas en constatant les décisions qui ont été prises par le Grand Lyon et la municipalité.

Les vendredis de la finance à Vaulx : dette et prêts.

Mediavaulx le 24 mai 2012.

Nous inaugurons en ce vendredi une nouvelle rubrique que vous aurez, si tout se passe bien, le plaisir de retrouver chaque fin de semaine: "Les vendredis de la Finance à Vaulx". Cette semaine premiers sujet : "dette et prêts".

En 2012, la ville de Vaulx-en-Velin a emprunté 7.614.000 Euros, alors qu’elle a remboursé 6.146.000 Euros d’intérêts. Est-ce qu'elle emprunte pour rembourser  les intérêts qui courent ?  On peut se poser légitimement la question car lorsqu’on regarde de plus près, on s'aperçoit que les investissements prévus ne sont jamais tous réalisés, que la rénovation des écoles n'avance pas malgré les effets d'annonce (une demi école en 2012), que certains projets prévus sont toujours décalés d'année en année,etc...

Pourtant la municipalité continue de s’endetter, amenant notre commune à devoir maintenant rembourser plus de 60 Millions d’Euros, avec des prêts qui courent jusqu’en 2036.

 

contributions directes

impôts et taxes

dette (restant dû des prêts)

 

2007

17 085 417

33 864 589

47 249 783

au 31/12/2007

2009

19 132 335

35 600 785

49 463 471

 

2010

20 844 297

37 485 458

53 911 403

 

2011

21 367 749

38 265 385

56 989 239

 

2012

21 831 456

39 145 041

60 363 661

 

En début de mandat, l’endettement de la ville était de 47 Millions d’Euros. En un mandat, la majorité municipale a donc augmenté la dette de la ville de 28%, alors que les contributions directes n’augmentaient pour leur part que de 15%.

Chaque Vaudais, s’il devait payer la dette de la ville demain, devrait sortir 1475€, alors qu’à Saint-Priest, la dette par habitant est de moins de 40€ par habitant, 880€ à Caluire et Cuire, 500€ à Bron (ces quatre villes prises comme référence appartiennent au Grand Lyon, et comptent comme Vaulx-en-Velin entre 40 000 et 42 000 habitants). Et dans ces villes il  y a aussi des écoles, mieux entretenues, avec des ordinateurs récents, des gymnases en état, une vie associative et de la culture.

Et pourtant, Vaulx-en-Velin a le plus fort taux d’imposition parmi ces trois villes de taille équivalentes: Saint-Priest et Caluire se tiennent, avec un taux d’imposition foncier et habitation de 18 à 19% chacun. Bron est un peu  plus élevé, à 20% de taxe d’habitation et 19% de taxe foncière, mais la championne  toute catégorie est Vaulx-en-Velin, avec un taux d’imposition de 22% sur la taxe d’habitation, et 26% sur la taxe foncière !

Par quel mystère sommes nous les plus endettés, alors que nous avons le taux d’imposition le plus élevé ? La suite à venir dans ces colonnes.

Bron future porte d'accès de l'Europe pour les jets des USA: on ne nous avait pas tout dit!

MediaVaulx le 22 mai 2013

L’aéroport  de Bron dévoile ses projets lors du premier salon de l’aviation d’affaire.L'aéroport de Lyon-Bron est le premier aéroport français à choisir d'adhérer à la puissante association américaine NBAA dans le but d’être clairement identifiée par les opérateurs nord-américains comme un point d’accès  à l’Europe dédié au trafic d’affaire. Un des avantages de cette association est de pouvoir participer au salon « Shedulers & Dispatchers » organisé par la NBAA afin de mettre en avant les projets de développement de l’aéroport de Lyon-Bron auprès du marché américain.

Depuis le passage en société aéroportuaire en mars 2007, les investissements se sont intensifiés sur l’aéroport de Lyon-Bron pour anticiper son développement avec la création de nouveaux hangars prévus pour 2014-2015 destinés aux avions d’affaires et ainsi le dimensionner pour accueillir des avions de gros volumes (type BBJ) et leur maintenance. Dans le même temps, l’aéroport veut se diversifier en implantant une zone d’activité pour des entreprises dédiées au secteur de l’aéronautique. Les Boeing Business Jets (BBJ) créé par Boeing en 1996 constituent une gamme d'avions de ligne aménagés spécialement pour un usage privé.

Ces aménagements proposent en outre des chambres à coucher, des salles de bains avec douches, des salles à manger ou de réunion et un vaste salon.

Pendant que l’aéroport se développe, le plan d’exposition au bruit (PEB) est toujours en sommeil (cf notre article du 17/05/2013) et comme nous l'annoncions, les permis de construire des futurs logements continuent à être signés alors que les jets bruyants vont donc être de plus en plus nombreux. Cela risque de faire grincer des dents les futurs acquéreurs quand ils vont comprendre que leurs appartements ont été construits dans un couloir aérien très bruyant alors que la Ville jouait la montre pour que le nouveau PEB ne soit pas mis en place, et que les promoteurs se dépêchaient de bétonner avant que les nouvelles normes du nouveau PEB les obligent à mieux isoler les logements.

Et pour ceux qui ont moins de 40 ans et qui ne se souviennent pas que la construction de la ZUP de Vaulx-en-Velin à la fin des années 60 était soumise à la disparation des avions de ligne bruyants et donc au transfert de l'activité aéronautique de Bron vers Satolas, nous pouvons aujourd'hui affirmer qu'en 1966, M. Carrier, alors maire de Vaulx, refusait de voir la ZUP arriver sans le transfert de Bron. Lui au moins défendait les habitants de Vaulx et pensait avant tout aux vaudais avant de penser aux promoteurs immobiliers. 47 ans plus trad, le Maire de Vaulx-en-Velin devrait s'en inspirer!