Les vendredis de la finance à Vaulx : la situation des écoles.

MédiaVaulx le 14 juin 2013

Le rôle des maires est très local (voir notre article du 12 mai dernier): voirie, écoles, crèches, police municipale, culture, subventions aux associations, sports, état civil, vidéosurveillance, quand certaines de ces missions ne sont pas déléguées à l’EPCI local, le Grand Lyon (qui a déjà, pour Vaulx-en-Velin, récupéré la propreté et la voirie). Il ne reste donc à la ville qu’à gérer les écoles, les crèches, bref le patrimoine communal, le social, les fêtes, le sport et  la tranquillité publique.

M. le Maire expliquait, dans sa lettre mensuelle d’information fin 2012, qu’il utilise 20% de son budget d’investissement pour les écoles, via de nouveaux bâtiments ou des rénovations importantes. C’est aujourd’hui l’occasion pour nous de faire le point sur les moyens mis réellement à disposition des Vaudais dans les écoles.

Après calculs, et sans prise en compte des aides de l’ANRU ou du Conseil Général, la ville a mis environ 20% de son budget d’investissement dans les écoles ces cinq dernières années. Faut-il considérer cet effort comme exceptionnel ?

Bron et Saint-Priest, deux villes de taille identique à Vaulx-en-Velin, ont fait, eux aussi, des écoles, leur priorité, avec environ 20% des dépenses. Mais ont-elles le même taux de croissance de la population que le nôtre et ont-elles les mêmes prévisions ? En cinq ans, le nombre d’enfants de moins de 6 ans sur la ville est passé de 4.600 à 5.600, soit une augmentation de près de 20%. Les logements à venir au Centre-ville et à la Soie vont continuer à maintenir ce taux de croissance. Monsieur le Maire indique dans toutes ses réunions que la ville va voir sa population passer de 40.000 à 55.000 habitants dans les 15 prochaines années. Et la croissance a déjà commencé (Soie, Grappinière). Alors, est ce que 20% d’investissement (avec des recettes budgétaires qui ne croissent pas en conséquence) vers les écoles est un taux suffisant ?

Quelle est la situation des écoles ?

- Les trois groupes scolaires du Village sont saturés, sont les plus vieux et la dernière école maternelle construite (Langevin) est déjà « pleine » si bien qu’il faudra rajouter dès la rentrée prochaine un bungalow dans la cour ! Les prévisions d’effectifs ne sont même pas justes à deux ans !

- L’école Mistral à la Rize vient aussi d’être rénovée et il est déjà envisagé de transformer certaines salles d’activités diverses en salles de classes. Il est à parier que, d’ici deux ans, l’école sera saturée et qu’il faudra, là aussi, un bungalow.

- A la Grappinière, la rénovation de l’école Wallon est une vraie arlésienne. De démarrage raté (en 2009) en démarrage décalé, les marchés commencent enfin à être distribués, et le chantier semble devoir commencer cet été, mais rien n’est moins sûr. Un projet qui est donc en retard de 3 – 4 ans et gageons que l’école sera déjà saturée à son ouverture surtout qu’il n’est pas prévu de tranche optionnelle et que des immeubles sont en construction à 100 m ! Et ne parlons pas des cours aux surfaces inférieures aux normes de l’éducation nationale ou de la maternelle à étage !

- Au Mas du Taureau les quatre groupes scolaires sont vieillissants. Courcelles, King, Vilar et Gagarine qui ont toutes quarante ans n’ont vu que de petits travaux (fenêtres changées, sanitaires et cour rénovées, etc…). Bref, de l’entretien habituel plutôt que des investissements majeurs dans des écoles construites sur des normes d’un autre âge.

- Du Centre-ville à la Thibaude les investissements pêchent aussi. Pourtant, c’est dans ce quartier que les besoins explosent et vont continuent à exploser. Lorca a été rénové lors du précédent mandat et Makarenko s’en est pas mal sorti avec les sanitaires refaits et la réparation des toitures, mais ce qu’il manque ce sont des travaux de fond et une autre école au Centre même.

- Les écoles du Sud sont peut-être les plus à plaindre car elles sont très  vétustes et la population augmente à vue d’œil. Pourtant quelques travaux ont été faits à Croizat, et des bricoles sur Néruda et Curie comme la rénovation des cours. Monsieur le Maire annonce une rénovation sur Croizat depuis des lustres, mais rien n’est encore ni à l’étude ni budgété. Le Sud devra donc miser sur les budgets du prochain mandat et espérer que sa nouvelle école prévue sur les plans d’aménagement de la ZAC Tase se fasse. Mais en attendant ?

Une ville comme Vaulx-en-Velin, qui mise tout sur une nouvelle population dans un court laps de temps, doit se donner les moyens de sa politique. Ce n’est pas 20% de ses investissements qu’elle devrait mettre dans les écoles, mais près du double pour assurer un bon accueil des enfants. Au rythme actuel des rénovations il faudra 30 ans pour que toutes les écoles soient modernisées sans compter les deux ou trois nouvelles écoles à construire. Gageons que dans 20 ans on verra encore du simple vitrage et des enduits de toit qui s’écaillent et tombent sur la tête des élèves Vaudais. Aux travaux s'ajoutent aussi les équipements car si l'on prône l'égalité des chances, il faut donner l'égalité des moyens (numériques en particulier) ce qui implique la aussi des dépenses importantes que la ville de Vaulx-en-Velin ne fait pas.

Ce qu'il faut retenir du Conseil Municipal du 12 juin.

MédiaVaulx le 14 juin 2013

Trois sujets au conseil municipal du 12 juin.

La cantine Grandclément :

Un avenant au marché n°6 « Menuiserie Intérieures Bois et Mobiliers » de la société MVF est mis au vote. Cette société est en redressement judiciaire. Elle a demandé de ne pas réaliser la totalité de sa prestation. Un avenant en déduction est proposé au Conseil Municipal. Plusieurs avis sur le sujet :

M. Clamaron du groupe REVV fait remarquer que la municipalité est  souvent confrontée à des dépôts de bilan et en l’occurrence sur ce chantier qui a dû faire face à trois défaillances d’entreprises. Il souhaite savoir s’il n’est pas possible de faire preuve de vigilance dans le choix des prestataires pour éviter ces perturbations en consultant la situation financière des entreprises qui répondent aux appels d’offre. Il demande que les élus s’investissent un peu plus. La majorité communiste répond qu’il n’est pas possible d’analyser les comptes des entreprises, que le choix est fait en fonction de critères (40% le prix, 60% notation technique) et qu’il  n’est pas évident de tirer une conclusion en analysant un bilan. Enfin il est rappelé qu’une entreprise en redressement judiciaire ne peut être éliminée d’un appel d’offre ni d’un marché.

M Clamaron fait également état d’une erreur sur la date de démarrage des travaux (qui est la date de début de la démolition et non celle du début de la construction). Le Maire n’est pas d’accord. Les enfants et parents de l’école élémentaire qui n’ont plus de cour depuis la rentrée 2011 apprécieront la nuance. Le fait est qu’un projet comporte une date de début et une date de fin. La démolition faisant partie intégrante du projet c’est donc elle qui sert de référence ; mais lorsqu’on ne veut pas montrer que le chantier dure des lustres il vaut mieux choisir une date plus arrangeante.

Mme Lecerf intervient pour juger responsable l’attitude de l’entreprise qui a fait part à la municipalité de sa défection et remercie la maire d’avoir anticipé cette réunion pour que la cantine scolaire soit livrée pour la rentrée.

La résolution est adoptée à l’unanimité.

Le Pole d’Astronomie et de Culture Spatiale (PACS) :

Le conseil prévoit d’attribuer les marchés pour l’exposition permanente. Le budget est tenu sur ce sujet. Par contre des avenants sont prévus d’être passés pour de nombreux lots sur la construction pour un montant de plus de 50.000 euros. Les demandes qui conduisent à cette augmentation frisent l’incompétence ou le club de pieds nickelés. En effet on peut lire entre autres qu’il a été demandé que les distributeurs de boissons soient alimentés en eau, ce qui n’avait pas été prévu (mais qui a bien pu l’omettre ?), que des garde-corps soient positionnés sur des terrasses existantes (tous les maitres d’ouvrage savent que ce type de demande est ultra-classique pour des modifications de bâtiments existants), etc…

Murielle Lecerf fait état de la défection des institutionnels quand à une participation aux frais de fonctionnent (éléments donnés par Le Progrès dans son édition du 12 juin et relayés par Médiavaulx)  et demande au maire de préciser la situation. Ce dernier indique que le financement du PACS sera abordé dans sa totalité en aparté du conseil municipal du 26 juin et que tous les éléments seront donnés à ce moment-là. C’est donc acté : la ville a construit un bâtiment public sans se préoccuper de son coût de fonctionnement et s’en inquiète donc à 3 mois de l’ouverture. Gestion en bon père de famille ? M le Maire précise cependant qu’il est en discussion avec le conseil régional, qui s’il ne participe pas directement en subventionnant le fonctionnement du PACS, fera le nécessaire pour apporter son soutien lors de manifestations thématiques. Il précise aussi que les recettes sont minimisées et qu’avec 80 000 entrées prévisibles nous devrions être en dessous des 250 000 euros nécessaires pour le fonctionnement.  Mme Lecerf intervient pour dire que le groupe PS avait alerté dès le départ en ce qui concerne ces frais de fonctionnement.

M Clamaron fait un rappel des conditions  dans lesquelles s’est construit le Planétarium il y a 30 ans, « l’histoire » de la création de la SEMDEV et ce qui s’en est suivi (voir rapport de la cours des comptes qui est assez éloquent). Il indique qu’il a mené une action en justice qui n’a pas abouti notamment suite à un vice de procédure.  « Nous nous sommes toujours opposés à la création du planétarium et de son extension. Cet  équipement devrait être cédé pour un euro symbolique à la Région ce qui n’empêcherait pas d’altérer son rayonnement sur la ville », dit M Clamaron. Le maire précise que cet équipement fait 50 000 entrées par an et que les enfants des écoles ont la possibilité de venir. 

Mme Gharouri rappelle que la construction du PACS est toujours entachée de suspicions, qu’une enquête est en cours autour du FC Vaulx et de ses fameuses tribunes, de l’appel d’offre du PACS, …

Vœux au Président de la République :

La mort malheureuse du jeune Clément Méric fait l'objet d'une vague d'indignation de la part des groupes de l'exécutif. Il s'en suit un débat quelque peu houleux ou les mots dépassent parfois les pensées. Dans ce genre de situation on oublie qu'il n'y a pas d'un côté la pureté et de l'autre l'obscurantisme. Ceux qui dénoncent le fascisme, la xénophobie, l'antisémitisme ont raison de le faire ; il est toujours bon de rappeler l'Histoire mais ils ne doivent pas oublier  le négationnisme sous toutes ses formes. Rappelons-nous le procès des camps de concentration soviétiques, procès qui a eu lieu en 1949 et qui a mis en évidence un système de déportation en URSS des communistes et non communistes qu'il fallait éliminer car non compatibles avec les idées des dirigeants suprêmes. A l’époque en France on savait, et on n'a rien dit et rien fait mais prétendu que c'était faux au non d'un idéal qui fige les pensées ; on sait aujourd'hui ce qu'il en était.

A retenir l’intervention de Morad Aggoun qui souligne que s'indigner c'est bien. « Mais que sommes-nous capable de faire dans un climat sociétal difficile pour éviter que les gens ne se réfugient dans des idées extrêmes ? », ajoute-t-il.

Fin de conseil en forme de point d’interrogation suite aux propos de M le Maire qui dit « je suis encore Maire jusqu’au 26 juin prochain ». L’annonce du résultat d’un audit de la Cour des Comptes serait-elle à l’origine de ces propos ? La situation catastrophique de notre ville devrait finir par poser problème. Notre endettement est à plus de 14 ans et quelques mois à fin 2012 (NDLR : la mise sous tutelle d’une ville comme la nôtre est obligatoire si la dette est supérieure à 15 ans). Ce seuil  peut-il être atteint en 2013 ?

Des voix qui font chaud au choeur

MédiaVaulx le 12 juin 2013.

Samedi soir 8 juin, trois chorales de l’école de musique de Vaulx-en-Velin, EUTERPE, L’ENSEMBLE VOCAL, VAULX VOICES ainsi qu’une chorale de Villeurbanne, LES INCHOEURIGIBLES, se sont produites à l’église Saint Joseph lors d’un concert haut en couleur et plein d’harmonique. La salle du concert était à l’occasion aux trois-quarts comble malgré une communication de l’événement plus que réduite de la part de la municipalité car nullement indiquée sur le site de la ville qui pourtant ne manque jamais une occasion de souligner sa qualité informationnelle.

Dans une atmosphère bon enfant mais avec un vrai souci de qualité d’interprétation les différentes chorales se sont exprimées tour à tour nous laissant entrevoir une partie de leur répertoire. Les spectateurs sont restés attentifs, qui reprenant du bout des lèvres les airs connus, qui esquissant un geste pour suivre le tempo. Il faut souligner l’interprétation des musiciens qui ont ponctué les chants au piano (Gwennaëlle Alibert,Marion Avitabile, Pascal Horeka) et des chefs(Delphine Ardiet, Alice Mortagne, Gilles Nevoret) qui ont guidé les chorales de manière magistrale en montrant par leur expressions et gestes que le chant est un art et, comme un orchestre, il se dirige.    

Quelques chorales parmi celles énoncées.

Actu: le dossier du PACS (Pole d'Astronomie) rebondit.

Médiavaulx le 12 juin 2013

Dans Le Progrès du jour (à lire sur http://www.leprogres.fr/rhone/vaulx-en-velin) le dossier du PACS rebondit.

On constate que 3 associations (AVVV, Au Fil de la Rize et Vaulx Carré de Soie) font le travail des élus (d'opposition) et ont enquêté mettant au jour l'absence d'argent pour faire fonctionner le PACS. La réponse des élus dans l'article est claire et édifiante sur la gabegie d'argent public!

Il reste donc à comprendre pourquoi nous avons construit 2500 m² supplémentaires à l'ancien planétarium en utilisant 10.500.000 d'euros d'argent public (le prix de 2 écoles Wallon) pour n'en utiliser que le 1/4. Et pourquoi ce soir en conseil municipal les élus vont dépenser presque 2.000.000 d'euros pour l'aménagement des 100 % de la surface alors que la ville n'aura les moyens de ne faire fonctionner que le 1/4 de la nouvelle construction?

Quelques questions avant le conseil municipal de mercredi 12 juin 2013.

MédiaVaulx le 11 juin 2013.

Deux points sont à l’ordre du jour du conseil municipal du mercredi 12 juin prochain :

La cantine Grandclément :

Un avenant au marché n°6 « Menuiserie Intérieures Bois et Mobiliers » de la société MVF est mis au vote. Cette société est en redressement judiciaire et elle a demandé à ne pas réaliser la totalité de sa prestation. Un avenant en moins est donc proposé au Conseil Municipal. Deux questions se posent à nous à la lecture de ce dossier :

- N’a-t-on pas pu anticiper la défaillance de cette société ?

- Qui va réaliser les prestations supprimées (à priori la livraison de mobilier) ?

Et une erreur s’est glissée dans le document officiel de l’ordre du jour du conseil municipal : la date de démarrage du chantier était juillet 2011 (démarrage de la démolition) et non le 24 janvier 2012.

Le Pole d’Astronomie et de Culture Spatiale :

Le conseil prévoit d’attribuer les marchés pour l’exposition permanente. Le budget est tenu sur ce sujet. Par contre des avenants sont prévus d’être passés pour de nombreux lots sur la construction pour un montant de plus de 50.000 euros. Les demandes qui conduisent à cette augmentation frisent l’incompétence ou le club de pieds nickelés. En effet on peut lire entre autres qu’il a été demandé que les distributeurs de boissons soient alimentés en eau qui n’avait pas été prévu (mais qui a bien pu l’omettre !), que des garde-corps soient positionnés sur des terrasses existantes (tous les maitres d’ouvrage savent que ce type de demande est ultra-classique pour des modifications de bâtiments existants), etc…

Mais ce sujet n’aborde malheureusement pas le cœur des problèmes : où en est le bouclage du budget de fonctionnement du PACS ? La Ville de Vaulx-en-Velin doit trouver sous 3 mois autour d’un million d’euros de plus par an pour faire fonctionnera son nouvel équipement. Les financeurs de l’investissement ont dit « non » (voir sur le site de l’association du village plus d’infos à ce sujet : www.avvv.fr). Qui va donc payer ? Il est à craindre que ce soit au final les quelques contribuables vaudais qui payent des impôts. Espérons que nos élus prennent ce dossier à bras le corps et commencent à phosphorer dès le 12 juin au soir. Mais rien n’est moins sûr qu’ils trouvent une solution à part encore augmenter les impôts.

L'ELU DU LUNDI : A Belmokadem et M Aït Hamoudi, l'inaction au service du développement économique.

MédiaVaulx le 10 juin 2013

Cette semaine, deux élus sont alors à l’honneur, Messieurs Abdel Belmokadem, et Mehdi Aït Hamoudi. Nous avons fait ce choix pour plusieurs raisons :

- Ils ont occupé successivement le même poste d’adjoint : développement économique, commerce, artisanat et marchés forains,

- Ils ont exercé leur mandat de la même façon.

Au lendemain des élections de mars 2008, M. Belmokadem a hérité du poste d’Adjoint en Charge de l’Economie. Poste très stratégique dans une ville où le chômage est endémique et touche 20 % de la population (40% des jeunes), où les zones industrielles sont vieillissantes,  où l’on peine à attirer une offre commerciale. Poste qui semblait pouvoir lui convenir, « L’homme de la situation » en quelque sorte. Directeur d’une entreprise de 30 salariés, ex-boxeur professionnel, natif de Vaulx-en-Velin, ex-médiateur qui a su cultiver son réseau depuis l’époque où Charrier l’avait recruté au Service Médiation de la Ville. Il aurait pu tout aussi bien conserver la fonction d’adjoint au développement social ou de la vie associative comme lors de la précédente mandature, mais à priori étant seul à savoir ce qu’était une entreprise on comptait beaucoup sur lui.  Au début tout beau tout neuf, mais au bout de quelques mois finalement rien ne se passe et l’œuf n’a pas éclot : rien n’est fait. Aucune politique pour développer l’économie de la ville, aucune stratégie, aucune action, aucun résultat. Peut-être qu’entre les livres qu’il écrit et la gestion de son entreprise, le temps lui est compté. A moins que sa propension à cultiver d’autres sphères ait vu son intérêt pour la ville décroitre au point de ne plus lui accorder d’attention. Au début il faisait quand même quelques efforts en venant une fois par mois au conseil municipal mais très vite sa présence s’est dissipée, et à partir de 2010, plus personne ne l’y voyait. Par contre il n’a jamais renoncé à ses 1818 euros d’indemnités par mois (ça peut aider), prix à payer pour la réélection  de Charrier et d’un certain calme dans la ville, à supposer que ce soit dû à son aura plutôt qu’à une situation apaisée toute seule. Après avoir coûté 100.000 euros d’indemnités à Vaulx-en-Velin pour un bilan insaisissable il acte son départ fin 2011 en démissionnant. On ne retiendra pas grand-chose  de son passage à l’économie en dehors des Zones Industrielles qui ne vont toujours pas mieux, des commerces qui vieillissent et ne se développent pas, des entreprises qui ferment, et du chômage toujours endémique. Lui se rappellera surtout qu’il a obtenu la légion d’honneur en septembre 2012. L’image de Vaulx-en-Velin lui a beaucoup servi, dommage que ses résultats ne soient pas à la hauteur de la détermination qu’il affiche en dehors de la ville.  

Après le départ d’Abdel Belmokadem, le poste de l’économie est occupé à partir de fin 2011 par Medhi Aït Hamoudi lui aussi directeur d’une société Vaudaise.  Peut-être saura-t-il mieux développer ce secteur  que son prédécesseur. L’espoir fait vivre mais peine perdue, pas de résultats probants. A part quelques visites de marchés au début de son mandat, quelques réunions en mairie, le tout toujours bien mis en valeur par l’organe de presse officiel, son action est transparente. Les esprits chagrins pourraient même dire qu’il se moque de ses responsabilités municipales et qu’il est ailleurs. Peut être préoccupé par sa reconversion professionnelle qu’il annonce au Progrès en décembre 2012. S’orientant vers le théâtre,  il abandonne le monde des entreprises. Pas son truc, comme de venir au conseil municipal toutes les six semaines. Absent pour le vote du budget en décembre 2012, moment clé de l’action municipale où sur les 32 élus de l’exécutif, seuls 18 étaient présents ce jour-là (à l’époque pour dénoncer l’absentéisme des élus, le PS et l’UMP avait quitté le conseil). Séance suspendue, la majorité a dû appeler en catastrophe d’autres élus pour atteindre le quorum dont  Medhi Aït Hamoudi qui déclare au Progrès « Mais j’ai une vie, moi ». Les vaudais auraient pu lui répondre « Mais on vous verse 1818 euros d’indemnités, nous ! ». Depuis cette intervention de mauvais effet,  il fait acte de présence. Au même journal quotidien il déclarait « On ne juge pas l’implication d’un élu à sa présence au conseil municipal ». Certes mais c’est un indicateur dont il devrait maintenant se targuer car si c’est sur ses résultats qu’il entend être jugé il ne lui reste que quelques mois pour convaincre. Il est probable que sa présence ne sera pas des plus indispensable lors des prochaines élections.

Quel avenir pour la réforme des rythmes scolaires à Vaulx?

MédiaVaulx le 8 juin 2013

La réforme des Rythmes concerne 24.000 communes de France. Vaulx-en-Velin a, le 16 mai dernier, réuni lors d'une réunion plénière du Conseil Consultatif des Rythmes scolaires, l’ensemble des acteurs qui ont été choisi pour réfléchir à sa mise en place dans nos écoles.

L'école primaire est une compétence de base de la commune très présente au cœur de la vie municipale.  Depuis le XIXe siècle et la loi Guizot (juin 1833) la municipalité a en charge les écoles publiques. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, les réparations, l’équipement et le fonctionnement. Cette première mission peut être complétée par l’autorisation accordée aux communes d’organiser des activités éducatives culturelles et sportives facultatives et complémentaires au service public obligatoire". La mise en place de services complémentaires tels que la restauration,  viennent encore accroître son rôle prépondérant dans ce domaine.

Nos élus, dont l’adjointe en charge de l'éducation, ne manquent jamais une occasion de rappeler que l'éducation est une priorité pour la ville et que depuis de nombreuses années la ville consacre environ 20% de son budget dans ce domaine. Elle  souligne aussi les spécificités Vaudaises en termes de niveau social et économique des habitants et des perspectives d'expansion de la ville qui vont accroître les besoins en locaux et frais de fonctionnement.

Cette réforme qui se met en place, se doit de l'être pour le bien de l'enfant en premier. Chacun espère que ce qui ressortira de cette étape de concertation ira dans ce sens. Une personne a été recrutée pour gérer ce projet et la présence d'experts tel que Monsieur Patrick Pelège lors de cette première rencontre sont de bons augures. En principe toutes les conditions sont donc remplies pour engager un débat apaisé et consensuel et non pas comme nous en faisons souvent le constat, un saupoudrage pour valider un plan d'action déjà ficelé comme nous l'avons ressenti dans les propos du maire lors du conseil municipal d’avril qui a acté le recrutement de la personne chargée de gérer la mise en place de la réforme. Certains parents assistent à ces réunions et vous pourrez trouver des infos sur ce comité sur un blog de parents d’élèves de la ville (cliquez ci-après  http://parentselevesgrandclement.blogspot.fr/)

Ce qui est à retenir c’est que 2.000 à 3.000 élèves achèvent leur scolarité sans diplôme et que 5.000 jeunes Vaudais sont au chômage (40% de cette tranche d’âge) ; cela traduit toute l'inquiétude des familles Vaudaises sur la scolarité de leurs enfants dans nos écoles et l'inégalité des chances induite par le contexte de la ville de Vaulx-en-Velin.  Cette crainte conduit de nombreuses familles à s'orienter vers les écoles privées ; Vaulx-en-Velin a ainsi le plus fort taux d’enfants scolarisés en dehors de leur ville de résidence dans le Rhône. Ainsi de nouvelles familles qui souhaiteraient s'installer dans notre ville et qui permettraient de tendre vers un début de mixité sociale ne le font pas refusant de ne pas trouver à Vaulx-en-Velin tout ce dont elles ont besoin. Le rapport de la Cour des Comptes sur le sujet est d'ailleurs très éloquent quand il précise les écarts de résultats scolaires entre les communes favorisées et celles qui sont dans un contexte de Zone d'Education Prioritaire.

Il serait donc bon, qu’un jour, nos élus décident d’orienter la politique de la ville vers la réussite des enfants. Cette politique doit passer par une remise en cause de la vision dogmatique d’une certaine société qui conduit nos enfants vers l’échec.

L'eau trop souvent un sujet politicien...

MédiaVaulx le 6 juin 2013.

Enfin ! Les travaux de réfection de la partie rétention des eaux de ruissellement de la rocade Est sont en cours. Depuis le temps qu'était dénoncée cette situation aberrante ! Il aura fallu attendre près de 15 années pour que l’Etat lance la rénovation de ce fossé. Comme quoi sa volonté est parfois douteuse. En attendant, des mètres cubes d'eau polluée par des métaux, des hydrocarbures, etc… se sont déversés directement dans la nappe phréatique.

Parlons donc aujourd’hui un peu de l’eau, sujet qui concerne tous les Vaudais.

Une des caractéristiques géographiques de Vaulx-en-velin c'est sa relation avec l'Eau. La ville de Vaulx-en-Velin en est entourée : le canal de Miribel longe la limite communale au Nord, le Vieux Rhône et le plan d'eau des eaux bleu, anciens bras du Rhône, occupent le Nord et le Nord-Est du territoire, tandis qu'au Sud et à l'Ouest le Canal de Jonage (dans lequel se jette le Vieux Rhône), longé par la Rize, petit affluent de rive gauche du Rhône, coupe le territoire Vaudais en deux et le sépare des communes voisines de Villeurbanne et Décines.

Le site de Crépieux-Charny, entre les canaux de Miribel et de Jonage, propriété de la communauté urbaine est la zone de captage destinée à alimenter en eau potable les habitants de l'agglomération, dont les Vaudais. Une eau dont le Grand Lyon ne cesse de vanter les mérite en la qualifiant de « proche de l''eau des Alpes » et en a fait un label (Grand'O de Lyon L'eau du robinet avec un grand O !). Cette qualité est grandement décriée par de nombreuses personnes ou associations. Vous pouvez vous faire une idée en consultant sur internet les documentations du Grand Lyon et de ceux qui contestent. Nous ne sommes pas des experts ; il est donc difficile de vous donner un avis tranché. La vérité se situe sans doute entre les deux. Pour information un rapport émis par le WWF montre la démarche mensongère du Grand Lyon qui n'hésite pas à dire que l'eau vient directement des glaciers.

Les besoins journaliers de l’agglomération lyonnaise en eau potable sont de 300 000 m3/jour c’est-à-dire environ 220 litres par équivalent habitants (incluant industrie et services collectifs) et 160 litres par habitants (usages domestique) : c'est donc une réelle préoccupation, un vrai bien public indispensable à tous.

Pour répondre aux exigences qui entourent ce patrimoine qu'il faut protéger, un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) 2005-2020 a été établi. En 1997, un arrêté préfectoral fixait le périmètre : 31 communes (26 dans le Rhône et 5 en Isère), une superficie de 400 km² et une population de 310.000 habitants. Outre la nappe de l’Est lyonnais, le périmètre du SAGE prend aussi en compte l’Ozon, et ses affluents ainsi que la partie rhodanienne de l’île de Miribel Jonage. Bien sûr, Vaulx-en-velin fait partie de la liste de ces communes et est même placé dans la première couronne ; c’est donc une des principales villes concernées. Mais comme pour le plan d'exposition au bruit, nos élus sont aux abonnées absents, pas un d'entre eux ne représente la ville de Vaulx-en-Velin (voir site du SAGE Est Lyonnais). Ce qui n'est pas le cas pour les villes de Décines, Meyzieu, Jonage,… Max Ballet un ancien maraîcher bien connu des Vaudais est lui présent pour représenter son syndicat, mais ni le maire ni aucun de ses adjoints vaudais. L'environnement n'est pas un sujet prioritaire pour notre municipalité, les faits le confirment. Cette priorité ne semble pas non plus celle du seul conseiller régional Vaudais Verts, Elvan UCA, qui ne brille pas par sa présence aux réunions du SAGE.

La préoccupation de nos élus s'est tournée vers le débat plus visible et plus porteur politiquement : soit une gestion de l'eau du robinet par une régie publique, soit via une délégation de service privé comme c'est le cas aujourd'hui. L'exécutif du Grand Lyon penchait ouvertement pour la régie, seule à leurs yeux capables d'éviter que le délégataire ne s'enrichisse au détriment des usagers. L'eau distribuée à nos  robinets est une des plus chères de France. Le choix formulé n'est pas critiquable s'il contribue à limiter les prix tout en maintenant la même qualité de service. Choix largement formulé dans la revue municipale. Mais ce  n'est qu'une démarche de façade et les dés étaient pipés d’avance car la décision de Gérard Colomb (délégation de service public) faisait office de loi et dans ce cas la majorité lui était acquise. Comment ont voté nos 4 conseillers communautaires ? De manières différentes : deux d'entre eux ont maintenu leur position en votant contre la poursuite du système actuel, notre maire a choisi de s'abstenir préférant le NINI. La politique de l’autruche. Ne se fâcher avec personne. Les vaudais ont l’habitude après le Grand Stade où il était contre avant de se rallier à l'avis de G Collomb. Maurice Charrier avait lui une vision tout à fait différente : en tant que membre de l'exécutif (Vice-Président) il a choisi de ne pas prendre part au vote (il parait qu’il était allé aux toilettes au moment du vote). Ainsi ne se prononçant pas, il laisse à notre imaginaire quelle aurait pu être sa décision. C'est le seul d'ailleurs à agir de la sorte, tous les autres vice-présidents étant pour, un seul ayant eu le courage de dire qu'il s'abstenait.

Telle est la loi de la politique : on peut penser une chose, en dire une autre à ses collègues élus, encore une autre au peuple et finalement en voter une autre.          

L'ELU DU LUNDI : J Fayat, il manquait la voiture

MédiaVaulx le 5 juin 2013.

Le 27 mai l’élu du lundi était l’adjoint aux logements : M Fayat. Certains lecteurs de ce site nous ont fait savoir qu’une info importante manquait au portrait de cet adjoint : son véhicule.

Comme tout adjoint M Fayat a droit à un véhicule de fonction. Lors du conseil municipal du 8 octobre 2008, dans le cadre des actes de gestion du maire, il était indiqué qu’une voiturette sans permis était budgétée par la ville. Ce véhicule lui était destiné, car il n’a pas le permis. Depuis lors ce véhicule a été changé (4 ans cela fait beaucoup). Il s’agit aujourd’hui d’une très belle AIXAM, modèle City. Que chacun se rassure, c’est le modèle de base. Monsieur Fayat en est très fier. Certes elle n’est pas électrique mais ce n’est pas grave il n’a pas en charge l’environnement. Lui c’est le logement, et sa belle voiture est logée juste en bas de chez lui. Vous ne pouvez pas la rater.

Logements sociaux à Vaulx : pourquoi toujours plus?

Médiavaulx le 4 juin 2013

Suivant les données des uns ou des autres, le pourcentage de logements sociaux dans notre commune varie de 49% à 59% selon que l'on intègre ou non les logements à caractères sociaux gérés par des bailleurs privés ainsi que des logements spécifiques.

Il est possible à cet effet de consulter les chiffres de l'INSEE ou bien l'atlas du logement locatif social de Vaulx-en-Velin sur le site www.urbalyon.org.

La commune n’est pas propriétaire des logements sociaux (ce sont les bailleurs sociaux dont certains sont des sociétés privées comme par exemple Alliade) ; le Ville ne dispose donc pas du droit d’attribution. Différentes institutions telles que le Conseil Général, la Préfecture et les bailleurs sociaux disposent de quotas sur les logements sociaux et les attribuent en fonction de critères qui sont propres à chacun d'eux. C'est un mécanisme curieux car comment est-il possible en procédant de cette manière d'assurer les conditions du vivre ensemble ? On peut parler de mixité sociale, d’égalité des chances, de communautarisme, mais ceux qui décident pour les Vaudais n'ont pas cette préoccupation et gèrent les logements bien souvent en fonction de critères étonnants : la situation d'urgence pour la Préfecture, la solvabilité du ménage pour les bailleurs sociaux, etc… En aucun cas la situation globale du logement que seule une municipalité peut avoir n’entre en compte. La question n'est donc pas une question de pourcentage de logements sociaux, mais du seuil à partir duquel un équilibre se met en place permettant le vivre ensemble et la réussite scolaire.

Cela dépend aussi des moyens financiers de la ville. Une ville riche peut mettre plus ou moins de moyens pour atteindre cet objectif, mais Vaulx-en-Velin troisième ville la plus pauvre de France avec sa dette déjà colossale a des moyens plus que limités. D'autant plus que nous accueillons dans notre ville des personnes qui vivent en grande précarité. C'est notre devoir de solidarité, pendant que d'autres communes riches par essence construisent des logements de types PLS et PLI attribués aux familles dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir prétendre aux HLM ordinaires, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé. Voilà une manière de tendre vers les 25% de la loi SRU définit en 2012 tout en faisant du pseudo social.

Pourquoi construire encore des logements sociaux à Vaulx-en-Velin, alors que la ville est largement au-dessus des 25% ? Le prix et la disponibilité du foncier est un premier élément de réponse ; cela pousse le Grand Lyon vers l’Est de Lyon pour respecter son engagement de construction. L’idéologie est une seconde réponse : toujours plus de logements aidés parce qu’on en manque. Cela ne fait qu’augmenter les problèmes sociaux des habitants car les services sociaux municipaux en particulier ont toujours plus de demandes d’aide mais (et surtout en ce moment) pas plus d’argent (voir moins) à distribuer.

Le logement et l'emploi sont les préoccupations les plus importantes des Vaudais. Nous reviendrons de nouveau sur ces points de manière plus précise dans les semaines à venir.