Actu: le dossier du PACS (Pole d'Astronomie) rebondit.

Médiavaulx le 12 juin 2013

Dans Le Progrès du jour (à lire sur http://www.leprogres.fr/rhone/vaulx-en-velin) le dossier du PACS rebondit.

On constate que 3 associations (AVVV, Au Fil de la Rize et Vaulx Carré de Soie) font le travail des élus (d'opposition) et ont enquêté mettant au jour l'absence d'argent pour faire fonctionner le PACS. La réponse des élus dans l'article est claire et édifiante sur la gabegie d'argent public!

Il reste donc à comprendre pourquoi nous avons construit 2500 m² supplémentaires à l'ancien planétarium en utilisant 10.500.000 d'euros d'argent public (le prix de 2 écoles Wallon) pour n'en utiliser que le 1/4. Et pourquoi ce soir en conseil municipal les élus vont dépenser presque 2.000.000 d'euros pour l'aménagement des 100 % de la surface alors que la ville n'aura les moyens de ne faire fonctionner que le 1/4 de la nouvelle construction?

Quelques questions avant le conseil municipal de mercredi 12 juin 2013.

MédiaVaulx le 11 juin 2013.

Deux points sont à l’ordre du jour du conseil municipal du mercredi 12 juin prochain :

La cantine Grandclément :

Un avenant au marché n°6 « Menuiserie Intérieures Bois et Mobiliers » de la société MVF est mis au vote. Cette société est en redressement judiciaire et elle a demandé à ne pas réaliser la totalité de sa prestation. Un avenant en moins est donc proposé au Conseil Municipal. Deux questions se posent à nous à la lecture de ce dossier :

- N’a-t-on pas pu anticiper la défaillance de cette société ?

- Qui va réaliser les prestations supprimées (à priori la livraison de mobilier) ?

Et une erreur s’est glissée dans le document officiel de l’ordre du jour du conseil municipal : la date de démarrage du chantier était juillet 2011 (démarrage de la démolition) et non le 24 janvier 2012.

Le Pole d’Astronomie et de Culture Spatiale :

Le conseil prévoit d’attribuer les marchés pour l’exposition permanente. Le budget est tenu sur ce sujet. Par contre des avenants sont prévus d’être passés pour de nombreux lots sur la construction pour un montant de plus de 50.000 euros. Les demandes qui conduisent à cette augmentation frisent l’incompétence ou le club de pieds nickelés. En effet on peut lire entre autres qu’il a été demandé que les distributeurs de boissons soient alimentés en eau qui n’avait pas été prévu (mais qui a bien pu l’omettre !), que des garde-corps soient positionnés sur des terrasses existantes (tous les maitres d’ouvrage savent que ce type de demande est ultra-classique pour des modifications de bâtiments existants), etc…

Mais ce sujet n’aborde malheureusement pas le cœur des problèmes : où en est le bouclage du budget de fonctionnement du PACS ? La Ville de Vaulx-en-Velin doit trouver sous 3 mois autour d’un million d’euros de plus par an pour faire fonctionnera son nouvel équipement. Les financeurs de l’investissement ont dit « non » (voir sur le site de l’association du village plus d’infos à ce sujet : www.avvv.fr). Qui va donc payer ? Il est à craindre que ce soit au final les quelques contribuables vaudais qui payent des impôts. Espérons que nos élus prennent ce dossier à bras le corps et commencent à phosphorer dès le 12 juin au soir. Mais rien n’est moins sûr qu’ils trouvent une solution à part encore augmenter les impôts.

L'ELU DU LUNDI : A Belmokadem et M Aït Hamoudi, l'inaction au service du développement économique.

MédiaVaulx le 10 juin 2013

Cette semaine, deux élus sont alors à l’honneur, Messieurs Abdel Belmokadem, et Mehdi Aït Hamoudi. Nous avons fait ce choix pour plusieurs raisons :

- Ils ont occupé successivement le même poste d’adjoint : développement économique, commerce, artisanat et marchés forains,

- Ils ont exercé leur mandat de la même façon.

Au lendemain des élections de mars 2008, M. Belmokadem a hérité du poste d’Adjoint en Charge de l’Economie. Poste très stratégique dans une ville où le chômage est endémique et touche 20 % de la population (40% des jeunes), où les zones industrielles sont vieillissantes,  où l’on peine à attirer une offre commerciale. Poste qui semblait pouvoir lui convenir, « L’homme de la situation » en quelque sorte. Directeur d’une entreprise de 30 salariés, ex-boxeur professionnel, natif de Vaulx-en-Velin, ex-médiateur qui a su cultiver son réseau depuis l’époque où Charrier l’avait recruté au Service Médiation de la Ville. Il aurait pu tout aussi bien conserver la fonction d’adjoint au développement social ou de la vie associative comme lors de la précédente mandature, mais à priori étant seul à savoir ce qu’était une entreprise on comptait beaucoup sur lui.  Au début tout beau tout neuf, mais au bout de quelques mois finalement rien ne se passe et l’œuf n’a pas éclot : rien n’est fait. Aucune politique pour développer l’économie de la ville, aucune stratégie, aucune action, aucun résultat. Peut-être qu’entre les livres qu’il écrit et la gestion de son entreprise, le temps lui est compté. A moins que sa propension à cultiver d’autres sphères ait vu son intérêt pour la ville décroitre au point de ne plus lui accorder d’attention. Au début il faisait quand même quelques efforts en venant une fois par mois au conseil municipal mais très vite sa présence s’est dissipée, et à partir de 2010, plus personne ne l’y voyait. Par contre il n’a jamais renoncé à ses 1818 euros d’indemnités par mois (ça peut aider), prix à payer pour la réélection  de Charrier et d’un certain calme dans la ville, à supposer que ce soit dû à son aura plutôt qu’à une situation apaisée toute seule. Après avoir coûté 100.000 euros d’indemnités à Vaulx-en-Velin pour un bilan insaisissable il acte son départ fin 2011 en démissionnant. On ne retiendra pas grand-chose  de son passage à l’économie en dehors des Zones Industrielles qui ne vont toujours pas mieux, des commerces qui vieillissent et ne se développent pas, des entreprises qui ferment, et du chômage toujours endémique. Lui se rappellera surtout qu’il a obtenu la légion d’honneur en septembre 2012. L’image de Vaulx-en-Velin lui a beaucoup servi, dommage que ses résultats ne soient pas à la hauteur de la détermination qu’il affiche en dehors de la ville.  

Après le départ d’Abdel Belmokadem, le poste de l’économie est occupé à partir de fin 2011 par Medhi Aït Hamoudi lui aussi directeur d’une société Vaudaise.  Peut-être saura-t-il mieux développer ce secteur  que son prédécesseur. L’espoir fait vivre mais peine perdue, pas de résultats probants. A part quelques visites de marchés au début de son mandat, quelques réunions en mairie, le tout toujours bien mis en valeur par l’organe de presse officiel, son action est transparente. Les esprits chagrins pourraient même dire qu’il se moque de ses responsabilités municipales et qu’il est ailleurs. Peut être préoccupé par sa reconversion professionnelle qu’il annonce au Progrès en décembre 2012. S’orientant vers le théâtre,  il abandonne le monde des entreprises. Pas son truc, comme de venir au conseil municipal toutes les six semaines. Absent pour le vote du budget en décembre 2012, moment clé de l’action municipale où sur les 32 élus de l’exécutif, seuls 18 étaient présents ce jour-là (à l’époque pour dénoncer l’absentéisme des élus, le PS et l’UMP avait quitté le conseil). Séance suspendue, la majorité a dû appeler en catastrophe d’autres élus pour atteindre le quorum dont  Medhi Aït Hamoudi qui déclare au Progrès « Mais j’ai une vie, moi ». Les vaudais auraient pu lui répondre « Mais on vous verse 1818 euros d’indemnités, nous ! ». Depuis cette intervention de mauvais effet,  il fait acte de présence. Au même journal quotidien il déclarait « On ne juge pas l’implication d’un élu à sa présence au conseil municipal ». Certes mais c’est un indicateur dont il devrait maintenant se targuer car si c’est sur ses résultats qu’il entend être jugé il ne lui reste que quelques mois pour convaincre. Il est probable que sa présence ne sera pas des plus indispensable lors des prochaines élections.

Quel avenir pour la réforme des rythmes scolaires à Vaulx?

MédiaVaulx le 8 juin 2013

La réforme des Rythmes concerne 24.000 communes de France. Vaulx-en-Velin a, le 16 mai dernier, réuni lors d'une réunion plénière du Conseil Consultatif des Rythmes scolaires, l’ensemble des acteurs qui ont été choisi pour réfléchir à sa mise en place dans nos écoles.

L'école primaire est une compétence de base de la commune très présente au cœur de la vie municipale.  Depuis le XIXe siècle et la loi Guizot (juin 1833) la municipalité a en charge les écoles publiques. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, les réparations, l’équipement et le fonctionnement. Cette première mission peut être complétée par l’autorisation accordée aux communes d’organiser des activités éducatives culturelles et sportives facultatives et complémentaires au service public obligatoire". La mise en place de services complémentaires tels que la restauration,  viennent encore accroître son rôle prépondérant dans ce domaine.

Nos élus, dont l’adjointe en charge de l'éducation, ne manquent jamais une occasion de rappeler que l'éducation est une priorité pour la ville et que depuis de nombreuses années la ville consacre environ 20% de son budget dans ce domaine. Elle  souligne aussi les spécificités Vaudaises en termes de niveau social et économique des habitants et des perspectives d'expansion de la ville qui vont accroître les besoins en locaux et frais de fonctionnement.

Cette réforme qui se met en place, se doit de l'être pour le bien de l'enfant en premier. Chacun espère que ce qui ressortira de cette étape de concertation ira dans ce sens. Une personne a été recrutée pour gérer ce projet et la présence d'experts tel que Monsieur Patrick Pelège lors de cette première rencontre sont de bons augures. En principe toutes les conditions sont donc remplies pour engager un débat apaisé et consensuel et non pas comme nous en faisons souvent le constat, un saupoudrage pour valider un plan d'action déjà ficelé comme nous l'avons ressenti dans les propos du maire lors du conseil municipal d’avril qui a acté le recrutement de la personne chargée de gérer la mise en place de la réforme. Certains parents assistent à ces réunions et vous pourrez trouver des infos sur ce comité sur un blog de parents d’élèves de la ville (cliquez ci-après  http://parentselevesgrandclement.blogspot.fr/)

Ce qui est à retenir c’est que 2.000 à 3.000 élèves achèvent leur scolarité sans diplôme et que 5.000 jeunes Vaudais sont au chômage (40% de cette tranche d’âge) ; cela traduit toute l'inquiétude des familles Vaudaises sur la scolarité de leurs enfants dans nos écoles et l'inégalité des chances induite par le contexte de la ville de Vaulx-en-Velin.  Cette crainte conduit de nombreuses familles à s'orienter vers les écoles privées ; Vaulx-en-Velin a ainsi le plus fort taux d’enfants scolarisés en dehors de leur ville de résidence dans le Rhône. Ainsi de nouvelles familles qui souhaiteraient s'installer dans notre ville et qui permettraient de tendre vers un début de mixité sociale ne le font pas refusant de ne pas trouver à Vaulx-en-Velin tout ce dont elles ont besoin. Le rapport de la Cour des Comptes sur le sujet est d'ailleurs très éloquent quand il précise les écarts de résultats scolaires entre les communes favorisées et celles qui sont dans un contexte de Zone d'Education Prioritaire.

Il serait donc bon, qu’un jour, nos élus décident d’orienter la politique de la ville vers la réussite des enfants. Cette politique doit passer par une remise en cause de la vision dogmatique d’une certaine société qui conduit nos enfants vers l’échec.

L'eau trop souvent un sujet politicien...

MédiaVaulx le 6 juin 2013.

Enfin ! Les travaux de réfection de la partie rétention des eaux de ruissellement de la rocade Est sont en cours. Depuis le temps qu'était dénoncée cette situation aberrante ! Il aura fallu attendre près de 15 années pour que l’Etat lance la rénovation de ce fossé. Comme quoi sa volonté est parfois douteuse. En attendant, des mètres cubes d'eau polluée par des métaux, des hydrocarbures, etc… se sont déversés directement dans la nappe phréatique.

Parlons donc aujourd’hui un peu de l’eau, sujet qui concerne tous les Vaudais.

Une des caractéristiques géographiques de Vaulx-en-velin c'est sa relation avec l'Eau. La ville de Vaulx-en-Velin en est entourée : le canal de Miribel longe la limite communale au Nord, le Vieux Rhône et le plan d'eau des eaux bleu, anciens bras du Rhône, occupent le Nord et le Nord-Est du territoire, tandis qu'au Sud et à l'Ouest le Canal de Jonage (dans lequel se jette le Vieux Rhône), longé par la Rize, petit affluent de rive gauche du Rhône, coupe le territoire Vaudais en deux et le sépare des communes voisines de Villeurbanne et Décines.

Le site de Crépieux-Charny, entre les canaux de Miribel et de Jonage, propriété de la communauté urbaine est la zone de captage destinée à alimenter en eau potable les habitants de l'agglomération, dont les Vaudais. Une eau dont le Grand Lyon ne cesse de vanter les mérite en la qualifiant de « proche de l''eau des Alpes » et en a fait un label (Grand'O de Lyon L'eau du robinet avec un grand O !). Cette qualité est grandement décriée par de nombreuses personnes ou associations. Vous pouvez vous faire une idée en consultant sur internet les documentations du Grand Lyon et de ceux qui contestent. Nous ne sommes pas des experts ; il est donc difficile de vous donner un avis tranché. La vérité se situe sans doute entre les deux. Pour information un rapport émis par le WWF montre la démarche mensongère du Grand Lyon qui n'hésite pas à dire que l'eau vient directement des glaciers.

Les besoins journaliers de l’agglomération lyonnaise en eau potable sont de 300 000 m3/jour c’est-à-dire environ 220 litres par équivalent habitants (incluant industrie et services collectifs) et 160 litres par habitants (usages domestique) : c'est donc une réelle préoccupation, un vrai bien public indispensable à tous.

Pour répondre aux exigences qui entourent ce patrimoine qu'il faut protéger, un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) 2005-2020 a été établi. En 1997, un arrêté préfectoral fixait le périmètre : 31 communes (26 dans le Rhône et 5 en Isère), une superficie de 400 km² et une population de 310.000 habitants. Outre la nappe de l’Est lyonnais, le périmètre du SAGE prend aussi en compte l’Ozon, et ses affluents ainsi que la partie rhodanienne de l’île de Miribel Jonage. Bien sûr, Vaulx-en-velin fait partie de la liste de ces communes et est même placé dans la première couronne ; c’est donc une des principales villes concernées. Mais comme pour le plan d'exposition au bruit, nos élus sont aux abonnées absents, pas un d'entre eux ne représente la ville de Vaulx-en-Velin (voir site du SAGE Est Lyonnais). Ce qui n'est pas le cas pour les villes de Décines, Meyzieu, Jonage,… Max Ballet un ancien maraîcher bien connu des Vaudais est lui présent pour représenter son syndicat, mais ni le maire ni aucun de ses adjoints vaudais. L'environnement n'est pas un sujet prioritaire pour notre municipalité, les faits le confirment. Cette priorité ne semble pas non plus celle du seul conseiller régional Vaudais Verts, Elvan UCA, qui ne brille pas par sa présence aux réunions du SAGE.

La préoccupation de nos élus s'est tournée vers le débat plus visible et plus porteur politiquement : soit une gestion de l'eau du robinet par une régie publique, soit via une délégation de service privé comme c'est le cas aujourd'hui. L'exécutif du Grand Lyon penchait ouvertement pour la régie, seule à leurs yeux capables d'éviter que le délégataire ne s'enrichisse au détriment des usagers. L'eau distribuée à nos  robinets est une des plus chères de France. Le choix formulé n'est pas critiquable s'il contribue à limiter les prix tout en maintenant la même qualité de service. Choix largement formulé dans la revue municipale. Mais ce  n'est qu'une démarche de façade et les dés étaient pipés d’avance car la décision de Gérard Colomb (délégation de service public) faisait office de loi et dans ce cas la majorité lui était acquise. Comment ont voté nos 4 conseillers communautaires ? De manières différentes : deux d'entre eux ont maintenu leur position en votant contre la poursuite du système actuel, notre maire a choisi de s'abstenir préférant le NINI. La politique de l’autruche. Ne se fâcher avec personne. Les vaudais ont l’habitude après le Grand Stade où il était contre avant de se rallier à l'avis de G Collomb. Maurice Charrier avait lui une vision tout à fait différente : en tant que membre de l'exécutif (Vice-Président) il a choisi de ne pas prendre part au vote (il parait qu’il était allé aux toilettes au moment du vote). Ainsi ne se prononçant pas, il laisse à notre imaginaire quelle aurait pu être sa décision. C'est le seul d'ailleurs à agir de la sorte, tous les autres vice-présidents étant pour, un seul ayant eu le courage de dire qu'il s'abstenait.

Telle est la loi de la politique : on peut penser une chose, en dire une autre à ses collègues élus, encore une autre au peuple et finalement en voter une autre.          

L'ELU DU LUNDI : J Fayat, il manquait la voiture

MédiaVaulx le 5 juin 2013.

Le 27 mai l’élu du lundi était l’adjoint aux logements : M Fayat. Certains lecteurs de ce site nous ont fait savoir qu’une info importante manquait au portrait de cet adjoint : son véhicule.

Comme tout adjoint M Fayat a droit à un véhicule de fonction. Lors du conseil municipal du 8 octobre 2008, dans le cadre des actes de gestion du maire, il était indiqué qu’une voiturette sans permis était budgétée par la ville. Ce véhicule lui était destiné, car il n’a pas le permis. Depuis lors ce véhicule a été changé (4 ans cela fait beaucoup). Il s’agit aujourd’hui d’une très belle AIXAM, modèle City. Que chacun se rassure, c’est le modèle de base. Monsieur Fayat en est très fier. Certes elle n’est pas électrique mais ce n’est pas grave il n’a pas en charge l’environnement. Lui c’est le logement, et sa belle voiture est logée juste en bas de chez lui. Vous ne pouvez pas la rater.

Logements sociaux à Vaulx : pourquoi toujours plus?

Médiavaulx le 4 juin 2013

Suivant les données des uns ou des autres, le pourcentage de logements sociaux dans notre commune varie de 49% à 59% selon que l'on intègre ou non les logements à caractères sociaux gérés par des bailleurs privés ainsi que des logements spécifiques.

Il est possible à cet effet de consulter les chiffres de l'INSEE ou bien l'atlas du logement locatif social de Vaulx-en-Velin sur le site www.urbalyon.org.

La commune n’est pas propriétaire des logements sociaux (ce sont les bailleurs sociaux dont certains sont des sociétés privées comme par exemple Alliade) ; le Ville ne dispose donc pas du droit d’attribution. Différentes institutions telles que le Conseil Général, la Préfecture et les bailleurs sociaux disposent de quotas sur les logements sociaux et les attribuent en fonction de critères qui sont propres à chacun d'eux. C'est un mécanisme curieux car comment est-il possible en procédant de cette manière d'assurer les conditions du vivre ensemble ? On peut parler de mixité sociale, d’égalité des chances, de communautarisme, mais ceux qui décident pour les Vaudais n'ont pas cette préoccupation et gèrent les logements bien souvent en fonction de critères étonnants : la situation d'urgence pour la Préfecture, la solvabilité du ménage pour les bailleurs sociaux, etc… En aucun cas la situation globale du logement que seule une municipalité peut avoir n’entre en compte. La question n'est donc pas une question de pourcentage de logements sociaux, mais du seuil à partir duquel un équilibre se met en place permettant le vivre ensemble et la réussite scolaire.

Cela dépend aussi des moyens financiers de la ville. Une ville riche peut mettre plus ou moins de moyens pour atteindre cet objectif, mais Vaulx-en-Velin troisième ville la plus pauvre de France avec sa dette déjà colossale a des moyens plus que limités. D'autant plus que nous accueillons dans notre ville des personnes qui vivent en grande précarité. C'est notre devoir de solidarité, pendant que d'autres communes riches par essence construisent des logements de types PLS et PLI attribués aux familles dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir prétendre aux HLM ordinaires, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé. Voilà une manière de tendre vers les 25% de la loi SRU définit en 2012 tout en faisant du pseudo social.

Pourquoi construire encore des logements sociaux à Vaulx-en-Velin, alors que la ville est largement au-dessus des 25% ? Le prix et la disponibilité du foncier est un premier élément de réponse ; cela pousse le Grand Lyon vers l’Est de Lyon pour respecter son engagement de construction. L’idéologie est une seconde réponse : toujours plus de logements aidés parce qu’on en manque. Cela ne fait qu’augmenter les problèmes sociaux des habitants car les services sociaux municipaux en particulier ont toujours plus de demandes d’aide mais (et surtout en ce moment) pas plus d’argent (voir moins) à distribuer.

Le logement et l'emploi sont les préoccupations les plus importantes des Vaudais. Nous reviendrons de nouveau sur ces points de manière plus précise dans les semaines à venir.

L'ELU DU LUNDI : P Moine, l'opposition enfin en marche?

MédiaVaulx le 3 juin 2013

Habitant de la Rize, Philippe Moine est un militant historique de la droite vaudaise. Engagé dans toutes les élections depuis une vingtaine d’années, il est dans l’ombre du patron de la droite locale, ou plutôt de ce qu’il faut appeler l’opposition, car celle-ci refuse toute étiquette s’appelant au conseil municipal «Groupe  REEV » (Réussir Ensemble Vaulx-en-Velin). Ce positionnement énerve quelque peu M Moine lui qui est le seul UMP du groupe de l’opposition. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu pour qu’il n’y ait aucun élu UMP puisqu’il ne siège au conseil, que depuis la fin 2008 à la faveur d’une démission dans le groupe. Philippe Moine affiche courageusement son étiquette. Seul à défendre pendant des années la politique nationale de Nicolas Sarkozy et ses restrictions budgétaires, il fallait en effet avoir du courage pour distiller ses positions face à la meute haineuse de la gauche vaudaise qui a du mal à imaginer que l’on puisse penser différemment d’elle. Mais les aboiements semblent l’avoir laissé de marbre et les conspuateurs déversent maintenant leur fiel sur la présidence socialiste et sa représentante locale. Il est sûr que plutôt que parler de ses résultats,  il vaut mieux critiquer les idées des autres.  

Côté expérience politique une seule élection à son palmarès (comme tête de liste) : les cantonales de 2011. Avec un score très étriqué (il a quand même réussi à finir devant le Modem et les Verts) de 7% il est en « devenir » (c’est un euphémisme). Il va devoir se battre comme un beau diable pour contrer la machine rouge et espérer être au second tour des municipales de 2014. Car il semble que 2014 soit enfin son heure. C’est ce qu’il a d’ailleurs claironné dans les journaux il y a quelques mois en annonçant la retraite prématurée du « parrain » qui n’a pas trop apprécié le tweet de cette annonce. Une erreur due à son impatience de prendre les rênes de l’opposition sur Vaulx-en-Velin mais qui peut lui reprocher d’être ambitieux, c’est une des lois de la politique.  Un vent froid souffle-t-il sur la droite Vaudaise ? Mais cette fois-il semble bien que même l’UMP mise sur M Moine pour 2014 car il a reçu la fameuse investiture officielle. Cela semble l’avoir boosté car il a annoncé avoir une équipe et un projet. Alors avec une situation dégradée comme celle de notre ville espérons pour lui que ses arguments seront plus convaincants, que ses interventions seront plus travaillées, argumentées et affutées, qu’il fera preuve d’un peu plus de détermination dans ces prises de positions lors des délibérations du conseil municipal car tout exécutif à besoin d’un contre-pouvoir et le nôtre est bien pauvre. Avec 4 élus sur 39 comment faire pour changer la ville ?

Et finalement P. Moine rêve-t-il vraiment d’être un maire U.M.P à Vaulx tant il sait cette tâche compliquée ? Son objectif ne serait-il pas tout simplement plus personnel dans l’un des 2 partis représentatifs de l’échiquier politique du moment ? Vise-t-il peut-être plus simplement une place de Conseiller Communautaire ? Les réponses nous seront données début 2014 à la déclaration des candidatures et en mars de la même année suivant le score de sa liste pour une place dans le renouveau de l’U.M.P. lyonnaise.

Médiavaulx fait le compte-rendu du conseil municipal du 29 mai.

MédiaVaulx le 2 juin 2013.

34 points (lire notre article du 28 mai) étaient en délibérations au conseil municipal du mercredi 29 mai. Nous nous faisions alors état de nombreuses questions qui ont été nullement relayées par les débatteurs. Peut-être est-ce la jeunesse de notre site qui n’a pas permis aux élus de lire nos demandes. Nous tenterons de corriger cette méconnaissance des élus pour le prochain conseil municipal le 12 mai prochain.

Un conseil municipal est toujours un moment important dans la vie d'une commune car il permet de sentir l'implication et les divergences des différents intervenants, l'état d'esprit qui règne entre les différents courants ; le moins que l'on puisse dire est que le courant semble mal passer entre l'exécutif, comme aime à le souligner le maire (trop content de rappeler à chaque fois que c'est lui qui décide) et les membres du parti socialiste.  Le groupe REVV quand à lui apparait plus calme, voire endormi, peut-être le calme avant la tempête des municipales ?  Certain des élus présents semblent faire seulement acte de présence par principe ou par obligation comme Monsieur Charrier qui arrivé une heure en retard est parti téléphoner pendant une demi-heure et apparemment a concentré son attention sur des lectures qui ne concernent pas les sujets du jour. Quant à Madame Arthaud,  son souci de faire travailler la SNCF est à remarquer, puisqu’elle fait le voyage de Paris à nos murs pour faire acte de présence toutes les 5 semaines.

En ce qui concerne la mutualisation des commandes de fourniture (point 2), tout le semble d'accord sur le principe qui conduit à une réduction des coûts. Une question a été posée sur la partie organisation et la non prise en compte de certaines structures dans le dispositif comme c'est le cas pour d'autres communes. Tout n'a pas encore été pensé a répondu l'exécutif, car il a fallu travailler en urgence du fait de la date butoir. Précipitation ou amateurisme ?

La décision de dénommer une nouvelle voie  Rue du 17 octobre 1961 (point 3) n'a pas fait débat, juste une remarque de madame Geoffroy qui se félicitait que la municipalité suive en ce geste la reconnaissance de cet événement  par François Hollande.

L'attribution de nouveaux marchés de travaux pour la restructuration du groupe scolaire Wallon (point 7) a suscité quelques commentaires sur l'optimisme du maire à voir aboutir, pour la prochaine rentrée scolaire, cette restructuration qui a fait maintes fois l'objet de déconvenues. 

L'aménagement des parkings du pôle culturel du Bourg et Tita Coïs n'a pas non plus suscité de débat. Pourtant le problème des places de parking dans notre ville est un sujet récurent qui mériterait une plus grande attention.

La réalisation de travaux sur la voie privée Rue des Droits de l’Homme a été l'occasion de souligner que la municipalité essayait de répondre à ces besoins spécifiques. On notera que le maire a répondu à Mme Lecerf que pour chaque impasse privée, la mairie réalisait quasi systématiquement, en fonction des finances, les travaux de rénovation de voirie, à la demande des riverains, mais que ces voiries restaient privées.

Au sujet du bilan de l’activité de la Régie « Vaulx-en-Velin.com »  (point 12), madame Geoffroy a souligné la qualité du site mais aussi précisé de manière ironique combien cet outil semblait destiné en premier chef à valoriser l'action municipale et en premier lieu son premier magistrat. Bernard Genin s'est défendu avec un sourire non moins dissimulé que dans ce domaine il suffisait de regarder les autres municipalités pour se rendre compte que ces apparitions dans la communication municipale n'étaient pas plus visibles que celle de ces confrères. D'ailleurs une page était destinée à mettre en valeur les personnes s'impliquant dans notre commune. Pour consulter assez fréquemment les journaux municipaux des communes environnantes, nous pouvons dire que notre maire se trouve dans le peloton de tête et peut même viser le premier rang.  Ce que nous pouvons remarquer aussi, c'est que certaines personnes jouant un rôle important sur notre ville et exerçant quelquefois un vrai contre-pouvoir n'apparaissent jamais dans les portraits.  

Affermage de la Maison des Fêtes et des Familles : le principe de déléguer la gestion de cet équipement à un prestataire extérieur a suscité une réaction de la part de lutte ouvrière ou une nouvelle fois le crédo consistant à faire travailler les services municipaux a été mis en avant et ils ont donc voté contre cette résolution.  Le groupe REVV s'est félicité quant à lui du fait que le montant de rétrocession soit indexé sur l'inflation ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent et a exprimé le souhait que la revalorisation se fasse dès cette année au lieu de l'année prochaine. Le groupe socialiste a fait, quant à lui, part de nombreuses interrogations pour ce qui est du fonctionnement de cette structure, entre location aux associations, aux particuliers et autres.  Il a aussi posé la question d’une reprise de gestion par le personnel municipal. L’adjoint aux finances a répondu que la mairie devait se centrer sur ses compétences, et que le choix est celui de l’exécutif. Ce qui est paradoxal, c'est que vu le niveau de personnel municipal que nous avons par rapport à d'autres villes qui possèdent des structures équivalentes, pourquoi ne pas en faire une gestion municipale. Le maire a manifesté la volonté de voir le prestataire se tourner vers les entreprises pour occuper les locaux pendant les jours de semaines afin de les rentabiliser. Mais nous avons au sein de la municipalité un service économique et un élu en charge du monde de l'entreprise. Leur mission (promouvoir la ville et attirer des investisseurs et des entreprises sur notre ville) devrait leur permettre de faire cela. Et pourtant ce n’est pas fait ! De la même façon, la régie Vaulx-en-Velin.com fait appel à une régie pour trouver des publicitaires pour le journal, alors que ce même service économique pourrait faire ce travail, étant au quotidien en relation avec les entreprises.

L'attribution de subventions aux associations fait partie des grands classiques du conseil municipal.  La ville est riche de son tissu associatif et nombre d'entre elles sont tournées vers le social. Il est fait part du contexte actuel qui voit les subventions des autres institutionnels dont l'Etat se réduire de manière parfois significative mettant en danger ces structures. S'en est suivi une bataille de chiffres qui met en balance l'action des uns et des autres pour finalement laisser de côté les souffrances des personnes en difficultés ; c’est ce qu'il faut en retenir. Que les difficultés ainsi que la précarité s'accroissent.

L'attribution des subventions aux associations fait parfois l'objet de regards ironiques ou de remarques sous-jacentes comme ce fut le cas pour celle de 10.000 euros à Association de Solidarité Métoubienne pour fêter leurs 30 ans. 10.000 euros qu'il a fallu justifier pour une seule fête alors que pour les 6 fêtes de quartier la somme totale allouée fut de 14000 euros. Deux poids, deux mesures. Ce qui fut souligné par la demande d’explications par le groupe socialiste. Explications qui furent l'objet de commentaires alambiqués de la part du maire à qui l'élu chargé de ce domaine s'est empressé de donner la parole. A force de ne pas jouer la transparence, la municipalité suscite la suspicion, parfois légitime des élus d'opposition. Un mariage entre l'exécutif et le groupe socialiste en deviendrait risible si l'avenir le dessinait. A demi-mot, faire plaisir aux électeurs potentiels d'un quartier ne peut pas nuire.

Pour l'attribution de la subvention au collègue Valdo, un réflexe encore présent a conduit Hélène Geoffroy à mentionner l'action du département dont elle fût encore récemment l’élue dans ce domaine. En ce qui  nous concerne, nous nous félicitons des résultats sportifs de nos élèves et cette subvention destinée à les accompagner ne peut que valoriser leur engagement dans le sport, pour eux, pour leur école mais aussi pour l'image de la ville. 

La Convention de partenariat avec la Ville de Villeurbanne pour le feu d’artifice du 14 juillet a aussi fait débat. Pour le groupe REVV ce fut le montant engagé par la ville qui au vu de la situation financière est jugé disproportionné voir indécent. L'exécutif  se défendit en actant que les Vaudais méritent d'avoir une fête à la hauteur et que c'est le 14 juillet, fête nationale par excellence ce qui justifie un effort financier.  Le maire insista sur le fait que ce n'est pas simplement un feu d'artifice mais aussi un spectacle qui a attiré 12 000 spectateurs et que les prévisions font référence à 18 000 personnes pour cette édition, qu'il était présent lors de la manifestation et qu'il fut surpris d'être félicité par de nombreuses personnes qui trouvaient cela génial. Pour avoir été présent ce jour-là, nous nous me permettons d'ajouter que de la manière dont a été canalisé la foule, les premiers rangs ont peut être vu quelque chose mais les moins bien placés ont sans doute vu les fusées mais pas tout à fait le spectacle. Espérons qu'il en sera tenu compte pour la prochaine édition. Le maire a fait aussi remarquer que les restaurateurs ont été enchanté par cette manifestation qui leur a permis de faire le plein et qu'il est prêt à parier que ces derniers seront favorables pour sponsoriser les éditions futures.

Nous ne nous étendrons pas sur l'adhésion à la charte de coopération culturelle d’agglomération (votée à l’unanimité) car ce sujet et la culture sur notre ville fera l'objet d'un article spécifique et plus complet qu'un simple compte rendu.

La rencontre municipale avec nos anciens

MédiaVaulx le 1° juin 2013

Quelle belle rencontre organisée par la mairie jeudi 23 Mai dernier sur le thème de la place des personnes âgées dans la ville. Tout avait bien commencé: un public nombreux, un maire qui avait mis son joli pull bleu roi, accompagné d’une conseillère municipale absolument inconnue et donc en quête de notoriété. Le rencontre a débuté par un film, bonne idée en soi, sauf que le film datait d’une vingtaine d’années. Tout était d’une autre époque, avec des montants en  francs, des prestations dépassées, des cuisinières à charbon. Mais ouf, à la fin du film, le maire rattrape l'affaire en précisant que les sujets évoqués sont toujours d'actualité !

Le sujet de la dépendance est en effet intemporel : les personnes âgées veulent vivre le plus longtemps possible en autonomie à leur domicile. Il est toutefois dommage d'avoir réduit le débat à ce thème ! Nous avons la chance de vivre de plus en plus longtemps en bonne santé, et c'est peut-être de cela qu'il fallait parler aussi, de la solitude, des loisirs, des déplacements. Quelques habitants l’ont abordé avec des remarques sur le coût des sorties culturelles, trop chères ! Quant au handicap, ce sujet n’a pas du tout été abordé.

Alors revenons à l'habitat. La municipalité a la chance d’avoir deux maisons de retraite sur la ville (domaine de compétence du conseil général),  et un foyer logements qui vient d'être rénové, géré lui par la ville, et la résidence Altair, dédiée aux personnes âgées. L’élue aux personnes âgées prend la parole pour présenter le sujet des prestations municipales (« on m’a demandé de vous parler de … »), et qui en oublie, ne connaissant apparemment pas sujet. Heureusement, le personnel municipal veille et souffle a voix haute: portage de repas, infirmière, aide à domicile, petits travaux. Toutes ces activités font partie d'un service public en partie financé via le conseil général (aide personnalisé d’autonomie), et la municipalité participe à certaines prestations, comme le portage des plateaux. La mairie participe à hauteur de 1% à 30% du coût des plateaux, selon les revenus et les prend en charge, pour garantir le rôle social de la fourniture de ces plateaux en assurant le contact avec la personne. Et pourtant, il y a des mécontentements, sur la qualité, sur certains plateaux déposés sur des boites aux lettres ou devant les portes, sans rencontre !

Le maire pourrait passer un peu de temps à dresser un bilan de la toute jeune résidence ALTAIR ou le foyer logement Croizat. Mais quelles sont leur situation, les retours d’expérience, les perspectives ?  Rien n’est communiqué sur le sujet, mais le projet CHAMAREL est bien mis en avant, portée par une association dont la présidente a des affinités certaines avec la majorité municipale, mais qui ne concerne que 16 logements ! On n’y logera pas beaucoup de Vaudais !

Pour finir, on saluera le comportement  du maire qui s'est esquivé, le temps du débat, après quelques discrets bâillements marquant ou sa fatigue ou son peu d’intérêt pour le sujet. Notre édile est réapparu une dizaine de minutes avant le buffet. Moment important pour affirmer sa convivialité. Mais où était-il passé ?